jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2100380 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP IOCHUM & GUISO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2021, la commune de Marange-Silvange, représentée par Me Iochum, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 19 novembre 2020 du comité du syndicat mixte d'assainissement de la Barche portant approbation du procès-verbal de la séance du comité syndical du 16 septembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge du syndicat mixte d'assainissement de la Barche la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'adoption par le comité syndical d'un compte-rendu de réunion qui n'est pas conforme à la réalité et qui omet de mentionner des faits qui ont porté préjudice à la candidature présentée par la commune de Marange-Silvange est un acte qui cause grief ;
- la décision du comité syndical d'adopter un document non conforme à la réalité des débats doit être regardée comme entachée d'excès de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mai 2022, le comité du syndicat mixte d'assainissement de la Barche, représenté par Me Vauthier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la commune de Marange-Silvange au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens sont infondés.
Une ordonnance du 29 août 2023 a porté clôture immédiate de l'instruction en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Par un acte, enregistré le 22 septembre 2023, la commune de Marange-Silvange déclare se désister de l'instance et de son action.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Olivier Biget,
- les conclusions de M. Alexandre Therre, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le comité du syndicat mixte d'assainissement de la Barche, dont la commune de Marange-Silvange est membre, a procédé à l'élection d'un nouveau comité et de son président lors de sa séance du 16 septembre 2020. M. C A a été élu président par neuf voix contre six à M. B, adjoint au maire de cette commune. Ce dernier, considérant que le compte-rendu de cette séance ne reflétait pas la réalité des propos dénigrants tenus à l'encontre de la commune de Marange-Silvange par le directeur général du syndicat et de son chantage à la démission exercé avant que le vote intervienne, a, par une lettre du 1er octobre 2020, demandé au président du syndicat de mentionner l'intégralité de ces propos dans ce compte-rendu et de sanctionner l'intéressé. Le procès-verbal de la séance du 16 septembre 2020 a été soumis, sans modification, au comité syndical, qui l'a approuvé lors de sa séance du 19 novembre 2019. Par la présente requête, la commune de Marange-Silvange a demandé l'annulation de cette délibération portant approbation du procès-verbal de la séance du 16 septembre 2020.
Sur le désistement :
2. Par un acte enregistré le 22 septembre 2023, la commune de Marange-Silvange a déclaré se désister de la présente instance et de son action. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l'instance :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Marange-Silvange la somme de 1 000 euros à verser au syndicat mixte d'assainissement de la Barche au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte à la commune de Marange-Silvange de son désistement d'instance et d'action.
Article 2 : La commune de Marange-Silvange versera la somme de 1 000 (mille) euros au syndicat mixte d'assainissement de la Barche au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Marange-Silvange et au syndicat mixte d'assainissement de la Barche.
Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dhers, président,
M. Biget, premier conseiller,
Mme Bronnenkant, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 9 novembre 2023.
Le rapporteur,
O. Biget
Le président,
S. Dhers
La greffière,
N. Adjacent
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026