jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2101607 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LOMBARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement les 10 mars, 26 mai et 17 octobre 2021 et un mémoire récapitulatif enregistré le 19 novembre 2021, M. F C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler la délibération du 25 février 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Coin-lès-Cuvry a décidé de retenir M. E L, Mme K I, M. B D, M. A H, Mme K D et Mme J G comme candidats potentiels pour l'attribution de la location des parcelles cadastrées section 3 nos 323 et 272 appartenant à la commune et de reporter la décision de location à une prochaine séance du conseil municipal.
Il soutient que :
- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procure en ce qu'elle n'a pas donné lieu à un vote ;
- les débats précédant la délibération en litige ont mentionné des faits et des circonstances erronées.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 mai 2021 et 17 juin 2022, la commune de Coin-lès-Cuvry, représentée par Me Lombard, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. C la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est devenue sans objet en raison de l'intervention d'une délibération du 24 mars 2021 tenant à annuler et remplacer la délibération attaquée ;
- la requête est irrecevable en raison de la méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 24 novembre 2021, M. E L fait part de ses observations.
Par ordonnance du 22 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 22 juillet 2022.
Un mémoire, présenté par M. C, a été enregistré le 25 septembre 2022, postérieurement à la clôture d'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bonnet,
- les conclusions de Mme Bauer, rapporteure publique,
- les observations de Me Lombard, avocate de la commune de Coin-Lès-Cuvry ;
- les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
1. Il ressort des pièces du dossier que le conseil municipal de la commune de Coin-lès-Cuvry, en décidant par la délibération du 24 mars 2021, d'annuler celle du 25 février 2021, a nécessairement entendu retirer cet acte. La délibération du 24 mars 2021 est devenue définitive. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 25 février 2021 sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais du litige :
2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Coin-lès-Cuvry et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. C.
Article 2 : M. C versera à la commune de Coin-lès-Cuvry une somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à la commune de Coin-lès-Cuvry, à M. E L, à Mme K I, à M. B D, à M. A H, à Mme K D et à Mme J G.
Délibéré après l'audience du 11 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bonifacj, présidente,
M. Therre, premier conseiller,
Mme Bonnet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
La rapporteure,
L. Bonnet
La présidente,
J. Bonifacj
La greffière,
N. Adjacent
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026