mardi 11 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2103624 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mai 2021, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 20 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Avold a mis fin prématurément à son contrat à compter du 1er avril 2021.
Elle doit être entendue comme soutenant que la décision attaquée est illégale car le maire de la commune de Saint-Avold ne pouvait pas mettre fin prématurément à son contrat.
La requête a été communiquée à la commune de Saint-Avold qui n'a pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction intervenue, en application du dernier alinéa de l'article R. 613-1 du code de justice administrative, à l'émission de l'ordonnance de clôture le 16 septembre 2022, malgré une mise en demeure de produire notifiée le 17 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Weisse-Marchal, rapporteure,
- et les conclusions de M. Lusset, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A a été temporairement recrutée en tant qu'agent contractuel le 23 février 2021 par la commune de Saint-Avold pour assurer les fonctions d'adjoint technique territorial en renfort à la cantine Oderfang dans le cadre du protocole sanitaire Covid-19, de 11 h 30 à 14 h les jours de classe, pour la période du 8 mars au 23 avril 2021. Il a été mis fin à son contrat à la suite de la décision gouvernementale de fermer les écoles à compter du 2 avril 2021. Informée de la fin anticipée de son contrat le 28 avril 2021, date à laquelle lui a été versé un salaire correspondant à une journée de travail, par un arrêté du 20 avril 2021 rapportant la date de fin du contrat du 23 avril au 1er avril, elle a demandé au maire de la commune, par un courrier daté du 29 avril 2021, réparation des préjudices financiers qu'elle estime avoir subis du fait de la rupture de son contrat. Sa demande a été implicitement rejetée. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 20 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Avold a mis fin prématurément à son contrat à compter du 2 avril 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 peuvent recruter temporairement des agents contractuels sur des emplois non permanents pour faire face à un besoin lié à : / 1° Un accroissement temporaire d'activité, pour une durée maximale de douze mois, compte tenu, le cas échéant, du renouvellement du contrat, pendant une même période de dix-huit mois consécutifs 5) ". Aux termes de l'article 3 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " L'agent est recruté par un contrat écrit. Le contrat mentionne l'article de la loi du 26 janvier 1984 susvisée sur le fondement duquel il est établi. / Le contrat précise sa date d'effet, sa durée et, le cas échéant, la date à laquelle il prend fin. Il définit le poste occupé ainsi que la catégorie hiérarchique, telle que définie au troisième alinéa de l'article 5 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, dont l'emploi relève. / Ce contrat précise également les conditions d'emploi et de rémunération et les droits et obligations de l'agent. / () Le contrat conclu pour un motif de remplacement momentané d'agent absent, de vacance temporaire d'emploi ou d'accroissement temporaire ou saisonnier d'activités comporte une définition précise du motif de recrutement () ". Par ailleurs, l'article 42-1 de ce décret dispose que : " [Lorsque] () l'autorité territoriale décide de licencier un agent, elle lui notifie sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre précise le ou les motifs du licenciement, ainsi que la date à laquelle celui-ci doit intervenir compte tenu des droits à congés annuels restant à courir et de la durée du préavis ".
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a, comme il a été dit ci-dessus, été recrutée pour une durée allant du 8 mars au 23 avril 2021. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a été mis fin à ce contrat, de manière anticipée et sans information, le 1er avril 2021, en raison de la disparition du besoin occasionnel de renfort du service. Si la commune était fondée à mettre fin au contrat de la requérante en raison de la suppression du besoin justifiant le recrutement, elle était cependant tenue de le faire dans le respect des formalités requises. Par suite, Mme A est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Avold a mis fin prématurément à son contrat à compter du 1er avril 2021.
D E C I D E :
Article 1er : La décision attaquée est annulée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Saint-Avold.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Faessel, président,
Mme Devys, première conseillère,
Mme Weisse-Marchal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2023.
La rapporteure,
C. Weisse-Marchal
Le président,
X. FaesselLe greffier,
P. Souhait
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026