mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2103799 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BIZZARRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 mai 2021, Mme B A, représenté par la SELARL Berard-Jemoli-Santelli-Burkatzki-Bizzarri, demande au tribunal :
1°) d'ordonner une médiation administrative ;
2°) d'annuler le titre de recette émis le 9 avril 2021 par le directeur du centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines lui réclamant la somme de 94 268,79 euros ;
3°) de prononcer la décharge de cette somme ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le bordereau de titre n'est pas signé ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de calcul dans les sommes demandées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2022, le centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines, représenté par la SELARL CM.Affaires publiques, conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que par une décision du 31 mai 2022, la décision attaquée a été retirée et qu'un nouveau titre de recette rectificatif d'un montant de 74 113,89 euros a été émis à l'encontre de Mme A, annulant et remplaçant le titre exécutoire en litige.
Par une lettre du 12 octobre 2023, le tribunal a, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, adressé une demande de maintien de la requête à la requérante.
Par un mémoire, enregistré le 26 octobre 2023, Mme A déclare maintenir l'ensemble des conclusions de sa requête enregistrée le 30 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (). ".
2. En l'espèce, il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, le directeur du centre hospitalier de Sarreguemines a, par décision du 31 mai 2022, retiré le titre de recette en litige réclamant à Mme A la somme de 94 268,79 euros correspondant au remboursement de frais de formation exposés. Un nouveau titre de recette a été émis le 1er juin 2022 réclamant à Mme A la somme de 74 11389 euros que Mme A a contesté par requête enregistrée le 30 juillet 2022 sous le numéro 2201963. Par suite, dans ces circonstances, les conclusions de la requête à fin d'annulation du titre exécutoire en litige et celles tendant à la décharge de la somme de 94 268,79 euros sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors pas lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Sarreguemines la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A à fin d'annulation du titre de recette émis à son encontre le 9 avril 2021 par le directeur du centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines et sur les conclusions tendant à la décharge de la somme de 94 268,79 euros.
Article 2 : Le centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines versera à Mme A la somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines.
Fait à Strasbourg, le 24 septembre.
Le président de la 5ème chambre,
Claude CARRIER
La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2103799
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026