jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2103829 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 21 mai 2021 et le 1er février 2023, Mme F B et M. A B, représentés par Me Merkling, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2020 par lequel la maire de Strasbourg a délivré à M. et Mme D un permis de construire portant sur la réhabilitation de trois bâtiments existants situés 29 rue de l'Afrique à Strasbourg, ainsi que les décisions implicites rejetant leurs recours gracieux contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Strasbourg la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir ;
- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence ;
- le dossier de demande de permis de construire méconnaît les dispositions des articles R. 431-6, R. 431-7, R. 431-10 et R. 431-21 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté du 24 novembre 2021 méconnaît les articles 1N, 2N, 8N et 10N du règlement du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2022, M. et Mme D, représentés par Me Loew, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est irrecevable faute pour M. et Mme B de justifier d'un intérêt à agir contre l'arrêté en litige ;
- les moyens soulevés par les requérants par ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2023, la commune de Strasbourg conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lusset, rapporteur ;
- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public ;
- les observations de Me Laumin, avocat de M. et Mme B,
- les observations de Me Boutin, avocat de M. et Mme D,
- les observations de M. G pour la commune de Strasbourg.
Considérant ce qui suit :
1. Le 6 juillet 2020, M. et Mme D ont présenté une demande de permis de construire portant sur la réhabilitation de trois bâtiments existants, situés 29 rue de l'Afrique à Strasbourg, avec la création d'un passage en R+1 reliant deux de ces bâtiments. Par un arrêté du 24 novembre 2020, la maire de Strasbourg a délivré le permis de construire sollicité. M. et Mme B ont chacun formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté le 21 janvier 2021, qui ont été implicitement rejetés par la maire de Strasbourg. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2020, ainsi que les décisions rejetant implicitement leurs recours gracieux.
Sur la légalité de l'arrêté du 24 novembre 2020 :
2. En premier lieu, par un arrêté du 19 octobre 2020, régulièrement publié à compter du 19 octobre 2020 et transmis au représentant de l'Etat le même jour, la maire de Strasbourg a donné délégation à Mme E C, adjointe à la maire de Strasbourg, aux fins de lui permettre la signature des autorisations d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Aux termes de l'article R. 431-6 du code de l'urbanisme : " Lorsque le terrain d'assiette comporte des constructions, la demande précise leur destination, par référence aux différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28, leur surface de plancher et indique si ces constructions sont destinées à être maintenues et si leur destination ou sous-destination est modifiée par le projet ".
5. Il ressort du dossier de demande de permis de construire, et en particulier du formulaire Cerfa, que le projet consiste en la réhabilitation de trois bâtiments existants sans changement de destination ou de sous-destination. Le dossier précise que la surface existante est de 208 m² à sous-destination de logement et que le projet porte cette surface à 210,4 m². Les requérants ne sont ainsi pas fondés à soutenir que ce dossier de demande de permis de construire, qui mentionne l'ensemble des destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme ainsi que la surface de plancher créée, serait entaché d'insuffisance sur ce point.
6. Aux termes de l'article R. 431-7 du code de l'urbanisme : " Sont joints à la demande de permis de construire : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; () ".
7. Si le dossier de demande de permis de construire ne comprend pas de plan de situation générale, y figure en revanche un plan cadastral avec les références cadastrales indiquant la localisation de la parcelle. Ces éléments, rapprochés des autres informations figurant notamment dans le formulaire Cerfa, étaient suffisants pour permettre à l'autorité administrative de situer le projet au sein de la commune.
8. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur. () ".
9. D'une part, contrairement à ce que soutiennent M. et Mme B, les plans des toitures et des façades figurent au dossier de demande de permis de construire. Par ailleurs, s'il est constant que ces plans ne font pas apparaitre l'état initial des constructions, il ressort des pièces du dossier qu'hormis la création d'un passage au niveau R+1 entre les deux bâtiments d'habitation du projet, aucune modification significative n'est apportée aux façades et toitures. En outre, le dossier comprenait plusieurs photos de l'état initial des toitures et façades. Dans ces conditions, le service instructeur était en mesure d'apprécier le projet architectural en toute connaissance de cause.
10. D'autre part, contrairement à ce qui est soutenu, le dossier de demande de permis de construire comprend un plan de coupe du terrain mentionnant les hauteurs du terrain naturel et la côte piézométrique. En outre, il ne ressort pas de la lecture de ce plan de coupe qu'il présenterait des incohérences dans les altitudes mentionnées.
11. Aux termes de l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire ou d'aménager doit : a) Soit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande de permis de démolir ; b) Soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement ".
12. Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux n'implique aucune démolition et que le gabarit des bâtiments, contrairement à ce qui est allégué, demeure inchangé. Par suite, M. et Mme B ne sont pas fondés à soutenir que le dossier de demande de permis de construire serait insuffisamment précis à cet égard, et ne peuvent utilement faire valoir que les pétitionnaires ont omis de solliciter la délivrance d'un permis de démolir.
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du caractère incomplet et erroné du dossier de demande de permis de construire au regard des dispositions des articles R.431-6 et suivants du code de l'urbanisme doit être écarté dans toutes ses branches.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article 1N du règlement du plan local d'urbanisme : " Sont interdits les occupations et utilisations du sol autre que celles prévues à l'article 2 N ". Aux termes de l'article 2N de ce règlement : " Les constructions, aménagements et installations doivent respecter les conditions prévues au titre II : " Dispositions applicables à toutes les zones ". 1. Dans l'ensemble des zones N : Les travaux de réfection et d'adaptations des constructions existantes, à l'intérieur des volumes existants, à l'exclusion de tout changement de destination non-conforme à la vocation de la zone, à condition de ne pas exposer les biens et les personnes supplémentaires à un risque technologique ou naturel. () / 2. Dans le secteur de zone N2. / Sont admis : 3.1. Une et une seule extension mesurée des constructions existantes, à condition de ne pas exposer les biens et les personnes supplémentaires à un risque technologique ou naturel. 3.2. Les installations légères à destination d'une exploitation agricole ou forestière d'une superficie maximale de 20 m2 () ". Par ailleurs, selon le lexique du règlement du plan local d'urbanisme, " l'extension d'un bâtiment existant à la date d'approbation du PLU est limitée à un tiers de la surface de plancher et de l'emprise au sol conservée, existant à la date d'approbation du PLU ".
15. D'une part, les requérants soutiennent que le projet litigieux méconnaît le principe d'une limitation à " une et une seule extension mesurée " posé à l'alinéa 3.1 de l'article 2N du règlement précité dans la mesure où les pétitionnaires, qui souhaitent créer une extension via la création d'un passage en R+1 d'une surface de 2,4 m2, avaient déjà réalisé dans le passé une extension de leur maison, en l'occurrence une véranda. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et n'est pas contesté par les requérants, que la construction de cette véranda est antérieure à l'approbation, le 16 décembre 2016, du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg. Dès lors, au sens et en application des dispositions précitées du lexique du règlement du plan local d'urbanisme, l'extension projetée par les pétitionnaires, qui fait moins du tiers de la surface de plancher et de l'emprise au sol avant travaux, constitue l'unique extension autorisée à la date d'approbation de ce plan, et le principe posé à l'alinéa 3.1 de l'article 2N n'a pas été méconnu.
16. D'autre part, M. et Mme B soutiennent que le projet autorisé méconnait l'article 2N du plan local d'urbanisme dès lors que les travaux projetés entraineraient un changement de destination dans la mesure où ces travaux supprimeraient la destination à usage agricole du bâtiment 2 en y aménageant des locaux à usage d'habitation et à usage de bureaux. Toutefois, il ressort du dossier de la demande de permis de construire, et notamment de la rubrique 5.6 du formulaire Cerfa, que la destination existante, à vocation de logement, demeure inchangée, le bâtiment 2 n'étant pas une grange, contrairement à ce qui est allégué, mais une maison d'habitation inoccupée. Par ailleurs, si le projet prévoit la création d'un bureau, il s'agit d'un bureau personnel et privé, et non d'un bureau à vocation commerciale.
17. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le bâtiment 3 du projet, destiné à devenir un garage, serait une installation précaire relevant d'une ruine ne pouvant faire l'objet d'une réhabilitation.
18. Il résulte de ce qui précède que le moyen, pris en ses diverses branches, ne peut qu'être écarté.
19. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2N du règlement du plan local d'urbanisme, relatif aux occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières, sont admis " les travaux de réfection et d'adaptation des constructions existantes, à l'intérieur des volumes existants, à l'exclusion de tout changement de destination non-conforme à la vocation de la zone, à condition de ne pas exposer les biens et les personnes supplémentaires à un risque technologique ou naturel. ". Et aux termes de l'article 8N de ce règlement : " Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété : () Une distance d'au moins 3 mètres est imposée entre deux bâtiments contigus ".
20. Si M. et Mme B soutiennent que le bâtiment 3 ne serait distant que d'un mètre des bâtiments 1 et 2 alors que l'article 8N précité exige une distance d'au moins 3 mètres, il est constant que le permis de construire en litige consiste, ainsi qu'il a été dit, en une réhabilitation de bâtiments existants et n'a pas pour objet de modifier leur implantation. Ainsi, ce permis, s'il ne rend pas les immeubles plus conformes aux dispositions précitées relatives à la marge de recul sur le terrain, est toutefois étranger à ces dispositions. Dans ces conditions, le moyen des requérants tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 8N ne peut qu'être écarté.
21. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 10N du règlement du plan local d'urbanisme : () 2° " La hauteur maximale des constructions est limitée à : () 4 mètres hors-tout pour les installations légères de moins de 20 m2 en zone N2. Pour les extensions mesurées, la hauteur maximale ne devra pas excéder la hauteur des constructions préexistantes. "
22. En l'espèce, le projet litigieux ne prévoit aucune extension, à l'exception du passage en R+1 créé entre le bâtiment 1 et le bâtiment 2. Cette extension, dont les dimensions sont mentionnées dans le dossier de demande, respecte l'article 10N précité dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que sa " hauteur maximale " n'excède pas " la hauteur des constructions préexistantes ". Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les réhabilitations projetées méconnaissent les prescriptions de l'article 10N du règlement du plan local d'urbanisme.
23. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2020 et du rejet de leurs recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Strasbourg qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que les requérants demandent au titre des frais liés au litige.
25. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de M. et Mme B le paiement au profit de M. et Mme D de la somme de 1 500 euros au titre des mêmes frais.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : M. et Mme B verseront à M. et Mme D la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et Mme F B, à
M. et Mme D et à la commune de Strasbourg.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Richard, président,
M. Lusset, premier conseiller,
Mme Anne-Lise Eymaron, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 28 septembre 2023.
Le rapporteur,
A. LUSSET
Le président,
M. RICHARD
La greffière,
J. BROSÉ
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026