LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2104836

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2104836

mardi 9 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2104836
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 11 juillet 2021 et 12 juillet 2022, Mme A C et M. B C, représentés par Me Ponseele, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 25 janvier 2021 par lequel le conseil métropolitain de Metz métropole a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de Rozérieulles ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de Metz Métropole le versement d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ont été méconnues ;

- le classement en zone Nv des parcelles cadastrées section 5 n° 30, 31, 32 et 33 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'emplacement réservé n° 1 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et porte atteinte à leur droit de propriété.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 mai 2022 et 5 septembre 2022, Metz Métropole, représentée par la SELARL Cossalter, de Zolt et Couronne, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L.600-9 du code de l'urbanisme et, en toute hypothèse, à ce qu'une somme de 2500 euros soit mise à la charge de M. et Mme C en application des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les requérants ne justifient pas de leur intérêt à agir ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme F D,

- les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Grascoeur, qui substitue Me Ponseele, avocat de M. et Mme C,

- les observations de Me Bizzarri, qui substitue Me Cossalet, avocat de Metz Métropole.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 21 juin 2017, le conseil municipal de la commune de Rozérieulles a prescrit l'élaboration de son plan local d'urbanisme. L'enquête publique s'est déroulée du 21 août 2020 au 21 septembre 2020. Par une délibération du 25 janvier 2021, le conseil métropolitain de Metz Métropole a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de Rozérieulles. Le recours gracieux formé par M. et Mme C à l'encontre de cette délibération a été implicitement rejeté par le président de Metz Métropole. Par la présente requête, M. et Mme C demandent au tribunal d'annuler la délibération du 25 janvier 2021 ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

Sur la légalité de la délibération du 25 janvier 2021 :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 5211-1 du code des collectivités générales et territoriales : " Les dispositions du chapitre Ier du titre II du livre Ier de la deuxième partie relatives au fonctionnement du conseil municipal sont applicables au fonctionnement de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale, en tant qu'elles ne sont pas contraires aux dispositions du présent titre ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 2541-1 de ce même code : " Les dispositions de la première partie sont applicables aux communes des départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Les dispositions des titres Ier et II du livre Ier de la présente partie sont applicables aux communes des départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, à l'exception de celles des articles () L. 2121-10 () ". Aux termes de l'article L. 2541-2 du même code : " Le maire convoque le conseil municipal aussi souvent que les affaires l'exigent () / La convocation indique les questions à l'ordre du jour ; elle est faite trois jours au moins avant la séance et, en cas d'urgence, la veille () ". Selon l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal () / Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. () ". L'article L. 2121-13 du même code énonce que : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération. ".

3. Metz Métropole verse aux débats la note de synthèse jointe à la convocation à la séance du 25 janvier 2021. Cette note de synthèse rappelle notamment les différentes étapes de la procédure et synthétise les avis rendus par les personnes publiques associées et le commissaire enquêteur. Les requérants ne contestent pas que les conseillers communautaires ont été destinataires de cette note de synthèse dans le cadre de la convocation qui leur a été adressée, selon les mentions du registre des délibérations du conseil communautaire faisant foi jusqu'à preuve du contraire, non apportée en l'espèce, le 19 janvier 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que les conseillers communautaires n'auraient pas bénéficié d'une information complète doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R.151-17 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite, sur le ou les documents graphiques, les zones urbaines, les zones à urbaniser, les zones agricoles, les zones naturelles et forestières. / Il fixe les règles applicables à l'intérieur de chacune de ces zones dans les conditions prévues par la présente section ". Aux termes de l'article R.151-18 du code de l'urbanisme : " Les zones urbaines sont dites " zones U ". Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter ". Aux termes de l'article R. 151-24 du même code : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ".

5. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage déterminant les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

6. Les requérants soutiennent que le classement en zone Nv des parcelles cadastrées section 5 n°s 30, 31, 32 et 33 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elles se trouvent dans le prolongement de la zone construite de la commune et qu'elles étaient classées en zone 1NAb2 du plan d'occupation des sols.

7. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles en litige se situent à l'extrémité sud de la partie urbanisée de la commune et ouvrent sur un espace boisé. Elles se trouvent également à proximité immédiate du ruisseau du Bord du Rupt et incluent en leur extrémité sud un espace identifié au règlement graphique du plan local d'urbanisme comme contribuant aux continuités écologiques et à la trame verte et bleue. Alors que le projet d'aménagement et de développement durables fixe un objectif de valorisation de l'environnement de la commune et identifie le vallon du bord du Rupt comme un élément marquant de l'écrin végétal du territoire communal et un ensemble naturel à prendre en compte et que le rapport de présentation rappelle que le bord du Rupt participe à la constitution de la trame bleue et doit, à ce titre, être préservé, les requérants n'apportent aucun élément de nature à remettre en cause le parti d'aménagement retenu. En particulier, alors qu'ils ne disposent d'aucun droit au maintien de la réglementation antérieure, la circonstance que la zone située à l'est des parcelles en litige ait été classée en zone 1AU est sans incidence. Par suite, M. et Mme C ne sont pas fondés à soutenir que le classement des parcelles cadastrées section 5 n°s 30, 31, 32 et 33 en zone N est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

8. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 151-41 du code de l'urbanisme que : " Le règlement peut délimiter des terrains sur lesquels sont institués : / 1° Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics dont il précise la localisation et les caractéristiques ; / 2° Des emplacements réservés aux installations d'intérêt général à créer ou à modifier ; / 3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ; / 4° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des emplacements réservés en vue de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de programmes de logements qu'il définit () ". Il résulte de ces dispositions que l'intention d'une commune de réaliser un aménagement sur une parcelle suffit à justifier légalement son classement en tant qu'emplacement réservé, compte-tenu du parti d'urbanisme retenu sans qu'il soit besoin pour elle de faire état d'un projet précisément défini. L'appréciation portée sur ce point par l'autorité compétente ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir, à qui il n'appartient pas d'apprécier l'opportunité de la localisation en cause par rapport à d'autres localisations possibles, que si elle repose sur des faits matériellement inexacts ou si elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

9. D'une part, et contrairement à ce qui est soutenu, les éléments figurant dans le règlement graphique et le règlement écrit du plan local d'urbanisme permettent d'identifier sans ambigüité aucune la localisation de l'emplacement réservé n° 1 et son objectif de création d'un chemin piéton le long du ruisseau du Bord du Rupt. D'autre part, alors qu'il ressort des pièces du dossier, et notamment du projet d'aménagement et de développement durables, que les auteurs du plan local d'urbanisme se sont fixé pour objectif le développement des liaisons douces et une meilleure cohabitation des piétons avec les véhicules, ni la circonstance, au demeurant non établie, que les piétons longeant le ruisseau n'emprunteraient pas les parcelles en litige ni le fait que la commune aurait abandonné un précédent projet d'emplacement réservé en vue de l'aménagement d'un chemin rural ne sont de nature à remettre en cause le classement en emplacement réservé d'une partie des parcelles cadastrées section 5 n°s 30, 31, 32 et 33. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation s'agissant de l'institution de cet emplacement réservé doit être écarté.

10. En dernier lieu, dès lors que le classement en emplacement réservé sur le fondement de l'article L.151-41 du code de l'urbanisme d'une partie des parcelles cadastrées section 5 n°s 30, 31, 32 et 33 est motivé par un objectif de renforcement des liaisons douces au sein de la commune et n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation, les requérants, qui ne justifient pas, au demeurant, par les pièces qu'ils produisent posséder ces parcelles, ne sont pas fondés à soutenir qu'il aurait été porté une atteinte disproportionnée au droit de propriété.

11. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, les conclusions à fin d'annulation de M. et Mme C doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de Metz Métropole qui n'est pas, dans le cadre de la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

13. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de M. et Mme C le paiement à Metz Metropole d'une somme de 1 500 euros.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : M. et Mme C verseront à Metz Métropole une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à M. B C, à Metz Métropole et à la commune de Rozérieulles.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Richard, président,

Mme Kalt, première conseillère,

Mme Eymaron, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.

La rapporteure,

A.-L. D

Le président,

M. E

La greffière,

J. BROSÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions