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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2104845

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2104845

jeudi 28 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2104845
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSCP JEAN-CHARLES SEYVE - MATTHIEU SEYVE & LAETITIA LORRAIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 12 juillet 2021 et le 28 avril 2023, la société civile d'exploitation agricole Jardins de Guenviller, représentée par Me Karm, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Guenviller a refusé de lui délivrer le permis de construire n° PC 05727121V0002 pour la construction d'une serre maraîchère sur ses parcelles cadastrées section 10 n°469, 470 et 471 ;

2°) d'enjoindre à la commune de lui délivrer le permis de construire sollicité à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Guenviller la somme de 3 000 euros au titre des frais d'instance et des dépens.

Elle soutient que :

- la chambre d'agriculture n'a pas été saisie pour avis sur la demande de délivrance du permis de construire ;

- la décision attaquée a retenu à tort l'absence d'accès à la voie publique de la future exploitation, en méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ;

- la commune a retenu à tort que les caractéristiques du chemin d'accès peuvent rendre difficiles la circulation ou la desserte des engins de lutte contre l'incendie ;

- les risques liés à la présence d'une canalisation de transport et de distribution de gaz sur les parcelles devant accueillir l'implantation de la serre ne sont pas démontrés et l'atteinte à la sécurité publique n'est pas établie.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 27 novembre 2021, 19 avril 2023 et 20 juin 2023, la commune de Guenviller, représentée par Me Seyve, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SCEA Jardins de Guenviller au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SCEA Jardins de Guenviller ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code rural et de la pêche maritime ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lusset, rapporteur ;

- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Karm, avocat de la SCEA Jardins de Guenviller,

- les observations de Me Seyve, avocat de la commune de Guenviller.

Considérant ce qui suit :

1. La SCEA Jardins de Guenviller est propriétaire de terres à usage agricole cadastrées section 10 n° 469, 470 et 471 sur la commune de Guenviller. Elle a déposé une demande de permis de construire une serre maraichère de 1970 m2 et un local technique de 18 m2 sur lesdites parcelles le 8 mars 2021. Par un arrêté du 7 juillet 2021, le maire de la commune de Guenviller a refusé de délivrer le permis de construire sollicité. La SCEA Jardins de Guenviller demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Il ressort de l'arrêté du 7 juillet 2021 que, pour refuser de délivrer le permis de construire en litige, la commune de Guenwiller a opposé à la SCEA Jardins de Guenviller les motifs tirés de ce que le projet ne dispose pas d'un accès direct à la voie publique, de ce que les caractéristiques du chemin d'accès aux parcelles peuvent rendre difficiles la circulation ou la desserte des engins de lutte contre l'incendie, et de l'existence de risques en termes de sécurité publique liés à la présence sur ces parcelles d'une canalisation de transport et de distribution de gaz sur les terrains d'assiette du projet.

3. Aux termes de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic ".

4. D'une part, le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Dès lors, si le juge administratif doit, pour apprécier la légalité du permis au regard des règles d'urbanisme relatives à la desserte et à l'accès des engins d'incendie et de secours, s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie, il ne lui appartient pas de vérifier ni la validité de cette servitude ni l'existence d'un titre permettant l'utilisation de la voie qu'elle dessert, si elle est privée, dès lors que celle-ci est ouverte à la circulation publique. Par ailleurs, l'autorité compétente et, en cas de recours, le juge administratif doivent s'assurer qu'une ou plusieurs voies d'accès au terrain d'assiette du projet pour lequel un permis de construire est demandé permettent de satisfaire aux exigences posées par les règles d'urbanisme citées ci-dessus. A cette fin, pour apprécier les possibilités d'accès au terrain pour le propriétaire ou les tiers, il incombe à l'autorité compétente et au juge de s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie. Il résulte par ailleurs des dispositions des articles L. 1424-2 à L. 1424-4 du code général des collectivités territoriales que les services publics d'incendie et de secours sont, dans le cadre de leurs missions de protection et de secours, en droit d'intervenir sur tout le territoire de la commune, sans que puisse leur être opposé le caractère privé des voies qu'ils doivent emprunter. Dès lors, pour apprécier les possibilités d'accès de ces services au même terrain d'assiette, il appartient seulement à l'autorité compétente et au juge de s'assurer que les caractéristiques physiques d'une voie d'accès permettent l'intervention de leurs engins, la circonstance que cette voie ne serait pas ouverte à la circulation publique ou grevée d'une servitude de passage étant sans incidence.

5. D'autre part, en vertu des dispositions énoncées au point 3, lorsque les accès à un projet de construction présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.

6. En premier lieu, il ressort de l'arrêté litigieux que le maire de la commune de Guenwiller a estimé que le pétitionnaire était dépourvu de tout droit de passage sur un chemin situé au nord du terrain d'assiette, section 10 n° 97, et que de ce fait, elle ne pouvait accéder à la voie publique depuis les parcelles n° 469, 470 et 471 constituant le terrain d'assiette du projet. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêt du 9 novembre 2021, la cour d'appel de Metz a jugé que cette parcelle section 10 n° 97 ne constituait pas un chemin d'exploitation au sens de l'article L. 162-1 du code rural et de la pêche maritime, et que par conséquent la SCEA Les jardins de Guenwiller n'avait aucun droit d'usage de cette parcelle. Il s'ensuit que le maire de la commune pouvait opposer, dans la décision attaquée, le fait que la requérante ne pouvait légalement emprunter ce chemin, situé au nord de ses parcelles, pour rejoindre la voie publique. Toutefois, la SCEA Jardins de Guenwiller fait valoir, ainsi que l'avait d'ailleurs relevé la cour d'appel de Metz et que l'avait au demeurant admis la commune dans le cadre de cette instance judiciaire, que les parcelles n° 469, 470 et 471 sont accessibles par un chemin situé au sud prolongeant la rue des jardins, du côté du lieudit " Vorm Galgenberg ". Son affirmation est corroborée par les pièces du dossier, et notamment les plans cadastraux et les vues aériennes versés à l'instance, ainsi que les témoignages concordants des propriétaires des parcelles voisines du terrain d'assiette du projet. Il ressort ainsi des pièces du dossier que la SCEA Jardins de Guenviller justifie d'un accès à la voie publique permettant la desserte de son projet de serre maraîchère et qu'il était ainsi légalement possible pour la commune d'accorder le permis litigieux en l'assortissant d'une prescription spéciale corrigeant la demande de permis sur ce point. En l'espèce, cette prescription pouvait consister soit en l'octroi d'une servitude de passage sur le chemin section 10 n°97 au nord du terrain d'assiette, laquelle ne servirait d'ailleurs qu'à traverser la parcelle communale ponctuellement et sur quelques mètres, soit en la reconnaissance de la servitude d'usage du chemin situé au sud évoqué dans le contentieux judiciaire. Par suite, la SCEA Les jardins de Guenwiller est fondée à soutenir que la commune, en lui opposant l'absence d'accès à la voie publique depuis ses parcelles, a fait une inexacte application de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme.

7. En deuxième lieu, si la commune soutient que les engins du service départemental d'incendie et de secours (SDIS), du fait de la faible largeur de la parcelle section 10 n° 97 au droit du projet, pourrait avoir des difficultés pour circuler, cette allégation n'est étayée par aucune pièce du dossier, alors le SDIS a rendu un avis favorable à la demande de permis de construire, et que, en tout état de cause, il résulte de ce qui précède que les engins de ce service pourront accéder au terrain d'assiette, notamment par le cheminement de fait situé au sud, à supposer qu'ils ne puissent passer par la parcelle communale compte-tenu de ce qui a été dit au point 4 . Par suite, la SCEA est fondée à soutenir que ce deuxième motif est entaché d'illégalité.

8. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Il appartient à l'autorité compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.

9. Il ressort des pièces du dossier que, dans son avis du 28 avril 2021, GRT Gaz a relevé l'existence d'une canalisation de transport de gaz naturel traversant le terrain d'implantation du projet. Toutefois, cette circonstance n'a pas empêché GRT Gaz de rendre un avis favorable sur le projet, assorti de plusieurs prescriptions techniques et recommandations que la requérante s'engage à respecter. La commune de Guenviller n'apporte quant à elle aucun élément de nature à démontrer l'atteinte à la sécurité publique causée par le projet. Dans ces conditions, compte tenu notamment des caractéristiques et de l'implantation du projet litigieux, la SCEA requérante est fondée à soutenir qu'en lui refusant le permis de construire sollicité au motif que la proximité de canalisation de gaz posait un problème de sécurité, le maire de Guenviller a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et ce troisième motif est donc également entaché d'illégalité.

10. Il résulte de tout ce qui précède que la SCEA Jardins de Guenviller est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 17 juillet 2021.

11. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'apparaît susceptible de fonder l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution/ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ". Lorsque l'exécution d'un jugement ou d'un arrêt implique normalement, eu égard aux motifs de ce jugement ou de cet arrêt, une mesure dans un sens déterminé, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision. Si, au vu de cette situation de droit et de fait, il apparaît toujours que l'exécution du jugement ou de l'arrêt implique nécessairement une mesure d'exécution, il incombe au juge de la prescrire à l'autorité compétente

13. Aux termes l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. () ". Aux termes de l'article L. 424-3 du même code : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. ". Par ailleurs, aux termes de l'article de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision.

14. Il s'ensuit que, lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction ou s'il s'en saisit d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

15. Il résulte de ce qui a été dit que les motifs de refus de délivrance du permis en cause opposé à la SCEA Jardins de Guenviller sont tous entachés d'illégalité. Il ne résulte pas de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

16. Dans ces conditions, il y a lieu en l'espèce d'enjoindre à la commune de Guenwiller de réexaminer la demande de permis de construire et de délivrer le permis en cause sauf impossibilité de délivrer l'autorisation de construire en l'assortissant d'une prescription liée à l'accès soit par le chemin situé au sud, soit par la parcelle communale existant sous forme de chemin située au nord, tel qu'indiqué au point 6, ce terrain d'assiette enclavé devant en tout état de cause pouvoir bénéficier d'un droit de passage de nature à le désenclaver. Il est également loisible au maire d'accorder le permis sous condition de la production, par le bénéficiaire, d'un acte authentique de servitude de passage au plus tard au dépôt de la déclaration d'ouverture de chantier.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Guenviller le paiement de la somme de 1 500 euros à la SCEA Jardins de Guenviller. Ces mêmes dispositions font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCEA Jardins de Guenviller, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune de Guenwiller demande au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1 : L'arrêté du 7 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Guenviller a refusé de délivrer à la SCEA Jardins de Guenviller le permis de construire

n° PC 05727121V0002 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Guenviller de réexaminer la demande de permis de construire de la SCEA Jardins de Guenviller conformément aux modalités énoncées au point 16 et de prendre une décision dans un délai maximum d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Guenviller versera à la SCEA Jardins de Guenviller une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de la commune de Guenviller présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCEA Jardins de Guenviller et à la commune de Guenviller. Copie en sera adressée à la préfète de la région Grand Est.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Richard, président,

M. Lusset, premier conseiller,

Mme Anne-Lise Eymaron, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 28 septembre 2023.

Le rapporteur,

A. LUSSET

Le président,

M. RICHARD

La greffière,

J. BROSÉ

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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