jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2104887 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BERTANI AVOCAT & CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 13 juillet 2021 et
21 avril 2022, l'association de redynamisation et d'union des citoyens pour le handicap, l'économie et l'emploi (ci-après La RUCHEE), représentée par la SELARL Bertani avocat et conseil, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 15 avril 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Folschviller a approuvé l'absence de versement d'une subvention à son bénéfice pour l'année 2020 ;
2°) d'enjoindre la commune de Folschviller à lui verser une somme de 66 641 euros au titre de la subvention prévue par la convention de gestion et de moyens du 30 octobre 2018 pour l'année 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Folschviller une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la délibération du 25 octobre 2018 par laquelle le conseil municipal de la commune de Folschviller lui a octroyé une subvention est un acte créateur de droits, qui ne pouvait être retiré que dans un délai de quatre mois ;
- ayant respecté l'ensemble des formalités prévues par la convention de gestion et de moyen du 30 octobre 2018, elle a droit au versement de la subvention d'équilibre pour
l'année 2020 d'un montant de 66 641 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er avril 2022, la commune de Folschviller, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association La RUCHEE la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive et, par suite, irrecevable ;
- l'association, qui a méconnu les dispositions des articles 3, 4 et 5 de la convention du 30 octobre 2018, n'a pas respecté les conditions d'octroi de la subvention dont elle réclame le versement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Léa Perabo Bonnet,
- les conclusions de M. Alexandre Therre, rapporteur public,
- les observations de Me Bertani, avocate de l'association La RUCHEE ;
- les observations de Me Vienne, avocate de la commune de Folschviller.
Considérant ce qui suit :
1. L'association La RUCHÉE (Association de Redynamisation et d'Union des Citoyens pour le Handicap, l'Économie et l'Emploi), a pour objet social la création d'un " pôle de développement répondant aux besoins du territoire et des usagers en situation de handicap ". Pour l'accomplissement de son objet social, l'association a élaboré en 2018 un projet de création d'une crèche, avec des places réservées pour les enfants en situation de handicap ou porteurs de maladie chronique, sur le ban de la commune de Folschviller, dont elle a sollicité le soutien financier. Par une délibération du 25 octobre 2018, le conseil municipal de ladite commune a autorisé M. Muller, maire alors en exercice et également président de l'association La RUCHÉE, à signer avec cette dernière une convention afin de définir les conditions dans lesquelles la commune apporte son soutien financier au projet de crèche. Le 29 octobre 2018, M. Muller a démissionné de son poste de président de l'association, dont il est resté un membre du comité de direction. Le
30 octobre 2018, la convention de gestion et de moyen a été signée entre M. Muller en qualité de maire de la commune, et la nouvelle présidente de l'association. En septembre 2019, l'association requérante a acquis le bien immobilier nécessaire au projet et a fait réaliser des travaux, qui ont abouti à l'ouverture de la crèche le 16 novembre 2020. Toutefois, par une délibération du
15 avril 2021, le conseil municipal a rejeté la demande formulée le 25 février 2021 par laquelle l'association sollicitait, au titre de l'année 2020, l'attribution de la subvention d'équilibre prévue par la convention. Par la présente requête, l'association requérante demande le versement de cette subvention pour un montant de 66 641 euros.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Folschviller :
2. Aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. () Le maire certifie, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes ". Comme le prévoit l'article L. 2131-2 du même code, les délibérations du conseil municipal sont soumises à ces dispositions. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, lors de la séance du 15 avril 2021 au cours de laquelle le conseil municipal a validé l'absence de versement d'une subvention à l'association La RUCHEE au titre de l'année 2020, M. Muller, conseiller municipal et membre du comité de direction de l'association La RUCHÉE, avait donné procuration à une autre élue. La commune de Folschviller fait valoir que la présente requête, enregistrée 13 juillet 2021, est tardive, dès lors que M. Muller a eu connaissance de cette délibération et qu'ainsi le recours tendant à son annulation aurait dû être introduit dans un délai de deux mois à compter du 15 avril 2021. Toutefois, il n'est ni établi ni même allégué que la délibération du 15 avril 2021, en application des dispositions précitées de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, aurait été notifiée à l'association requérante dont M. Muller n'était, par ailleurs, plus le représentant légal. Dès lors, la circonstance que M. Muller puisse être regardé comme ayant pris connaissance de cette délibération dès le 15 avril 2021 n'est pas de nature à avoir fait courir le délai de recours contentieux à l'encontre de l'association. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. ". Aux termes de l'article L. 242-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 242-1, l'administration peut, sans condition de délai : / () 2° Retirer une décision attribuant une subvention lorsque les conditions mises à son octroi n'ont pas été respectées. ".
5. Sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires contraires, et hors les hypothèses d'inexistence de la décision en question, de son obtention par fraude, ou de demande de son bénéficiaire, l'administration ne peut retirer une décision individuelle créatrice de droits, si elle est illégale, que dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. Une décision qui a pour objet l'attribution d'une subvention constitue un acte unilatéral qui crée des droits au profit de son bénéficiaire. Toutefois, de tels droits ne sont ainsi créés que dans la mesure où le bénéficiaire de la subvention respecte les conditions mises à son octroi, que ces conditions découlent des normes qui la régissent, qu'elles aient été fixées par la personne publique dans sa décision d'octroi, qu'elles aient fait l'objet d'une convention signée avec le bénéficiaire, ou encore qu'elles découlent implicitement mais nécessairement de l'objet même de la subvention. Il en résulte que les conditions mises à l'octroi d'une subvention sont fixées par la personne publique au plus tard à la date à laquelle cette subvention est octroyée. Quand ces conditions ne sont pas respectées, en tout ou partie, le retrait ou la réduction de la subvention peuvent intervenir sans condition de délai. Lorsque l'autorité compétente constate la méconnaissance d'une condition à laquelle l'octroi d'une subvention a été subordonnée, il lui appartient d'apprécier les conséquences à en tirer, de manière proportionnée eu égard à la teneur de cette méconnaissance, sur la réduction ou le retrait de la subvention en cause.
6. En premier lieu, aux termes de l'article 1er de la convention de gestion et de moyen du 30 octobre 2018 : " La présente convention a pour objet de définir les conditions dans lesquelles la Ville de Folschviller apporte son soutien financier au multi-accueil jeunes enfants d'une capacité de 25 places que l'Association La RUCHEE projette de créer et telles que précisé à l'article 2 ci-après. ". Aux termes de l'article 3 de la même convention : " La participation financière de la ville de Folschviller aux frais de fonctionnement sera négociée tous les ans selon les modalités ci-après :/ - Dernier trimestre de l'année [n-1] : l'association La RUCHEE introduit la demande de subvention de fonctionnement et présente une estimation des résultats de l'année en cours, ainsi qu'un budget prévisionnel de l'année n+1 ;/ - Au premier trimestre [de l'année n], l'association La RUCHEE transmet à la ville le compte de résultat de l'année précédente ainsi qu'un rapport d'activités ". L'article 5 de la même convention dispose : " Le suivi des activités de la crèche s'effectuera par une rencontre semestrielle entre l'Association et la Ville. L'Association transmettra à la Ville, chaque année au plus tard le dernier jour de février, un rapport d'activité portant sur la réalisation des activités de l'année précédente./ () Au plus tard, chaque année, le dernier jour de février, l'Association transmettra à la Ville, après leur approbation, les comptes annuels de l'exercice écoulé (bilan, compte de résultat et annexe) certifiés par son Président ou par un Commissaire aux Comptes./ ()l'Association s'engage à faciliter le contrôle par la Ville, tant d'un point de vue quantitatif que qualitatif, de l'utilisation des aides attribuées et d'une manière générale de la bonne exécution de la présente convention. (), l'Association s'engage en particulier à lui communiquer les procès-verbaux des assemblées générales ainsi que la composition du Conseil d'Administration et du bureau. () ".
7. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que, en ce qui concerne l'année 2019, l'association aurait transmis les documents requis par les dispositions précitées de la convention du 30 octobre 2018 à la commune de Folschviller. Toutefois, alors que le bien immobilier destiné au projet a été acquis en septembre 2019, que les travaux ont débuté en janvier 2020 et que l'activité de la crèche, dont l'ouverture a été retardée par la crise sanitaire, a démarré le 16 novembre 2020, il ne saurait être reproché à la requérante l'absence de présentation d'un compte de résultat et d'un rapport d'activité en matière de fonctionnement pour l'année 2019. En ce qui concerne l'exercice 2020, l'association a communiqué à la commune de Folschviller son budget prévisionnel par un courriel du 31 juillet 2020. En outre, la présidente de l'association a remis en mairie de Folschviller, le 25 février 2021, un courrier de demande de subvention, le bilan et le compte de résultat pour l'année 2020, ainsi que le rapport moral et d'activité 2019 -2020. Si l'ensemble de ces documents ont été remis avec retard eu égard aux délais prévus par les dispositions de la convention du 30 octobre 2018, et alors qu'il n'est pas contesté que le contexte de crise sanitaire a perturbé l'activité du cabinet comptable de la requérante, il n'est ni démontré ni même allégué que les documents comptables transmis à la commune n'auraient pas permis à celle-ci d'apprécier l'utilisation que l'association entend faire de la subvention prévue, ni que l'objectif social d'accueillir 25 enfants dont cinq porteurs de handicap et/ou de maladie chronique prévu par la convention du 30 octobre 2018 ne serait pas respecté. Dans ces conditions, le seul retard dans la demande de subvention ainsi que dans la remise des documents comptables et du rapport d'activité de l'association pour l'exercice 2020 n'est pas de nature à justifier le refus de versement de la subvention sollicitée.
8. En second lieu, aux termes de l'article 4 de la convention de gestion et de moyen du 30 octobre 2018 : " L'Association s'engage à faire apparaître sur tous les documents informatifs ou promotionnels édités par elle le soutien apporté par la Ville ".
9. La commune de Folschviller fait valoir que deux documents produits par l'association requérante et téléchargeables sur son site internet ne mentionnent pas le soutien financier apporté par la commune de Folschviller, en méconnaissance des dispositions de l'article 4 précité de la convention du 30 octobre 2018. Toutefois, d'une part, le formulaire de préinscription de la crèche ne saurait être regardé comme un document informatif au sens de ces dispositions. D'autre part, si le document comportant la présentation du projet social de la crèche omet de faire figurer les informations requises, et alors qu'il n'est pas contesté que le site internet de la crèche fait apparaître le logo de la commune et que la présidente de l'association a mentionné le partenariat avec la commune à l'occasion d'un article de presse paru peu avant l'ouverture de la crèche, cette irrégularité, pour regrettable qu'elle soit, n'est pas non plus de nature à justifier le refus du versement de la subvention d'équilibre pour 2020, dont le montant non contesté s'élève à 66 641 euros.
10. Il résulte de tout ce qui précède que l'association La RUCHÉE est fondée à demander l'annulation de la délibération du 15 avril 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Folschviller a approuvé l'absence de versement d'une subvention à son bénéfice pour l'année 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ".
12. L'annulation de la délibération du 15 avril 2021 de la commune de Folschviller implique nécessairement, eu égard au motif d'annulation retenu, que la commune verse à l'association La RUCHÉE la subvention d'équilibre pour 2020, dont le montant non contesté s'élève à 66 641 euros. Il y a lieu, en conséquence, d'enjoindre à la commune de Folschviller de procéder à ce versement dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais du litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'association La RUCHÉE, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de Folschviller au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Folschviller la somme demandée par l'association La RUCHÉE au même titre.
D E C I D E :
Article 1 : La délibération du 15 avril 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Folschviller a approuvé l'absence de versement d'une subvention d'équilibre pour l'année 2020 au bénéfice de l'association de redynamisation et d'union des citoyens pour le handicap, l'économie et l'emploi est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Folschviller de verser à l'association de redynamisation et d'union des citoyens pour le handicap, l'économie et l'emploi la somme de 66 641 (soixante-six mille six cent quarante et un) euros au titre de la subvention d'équilibre pour l'année 2020 dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association de redynamisation et d'union des citoyens pour le handicap, l'économie et l'emploi et à la commune de Folschviller.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dhers, président,
M. Biget, premier conseiller,
Mme Perabo Bonnet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 15 février 2024.
La rapporteure,
L. Perabo Bonnet
Le président,
S. Dhers
La greffière,
N. Adjacent
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026