mercredi 1 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2105060 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ROUSSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 juillet 2021, M. B A, représenté par
Me Roussel, demande au tribunal :
1°)d'annuler la décision du 30 décembre 2020 par laquelle le préfet du Haut-hin a refusé sa demande de regroupement familial au profit de son épouse ;
2°)d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui accorder le regroupement familial au profit de son épouse.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 août 2021, le préfet du Haut-Rhin a avisé le tribunal de l'abrogation de la décision en litige, et de ce que, par décision du 16 août 2021, il avait fait droit à la demande de M. A. Le préfet du Haut-Rhin conclut au non-lieu à statuer.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Merri, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique du 1er février 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 15 juillet 1980, dispose depuis
le 23 décembre 1998 d'un certificat de résidence en France. Le 16 février 2018, il a présenté une première demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse, qui a fait l'objet d'un refus par décision du préfet du Haut-Rhin en date du 26 septembre suivant. Le 17 mars 2020, M. A a renouvelé sa demande. Par décision du 30 décembre 2020, le préfet du Haut-Rhin lui a de nouveau opposé un refus, au motif que les caractéristiques du logement ne satisfaisaient pas aux critères requis par les dispositions de l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 11 mai 2021, l'intéressé a présenté un recours gracieux, qui a fait l'objet d'une décision de rejet.
2. Par une décision du 16 août 2021, postérieurement à l'introduction du présent recours, le préfet du Haut-Rhin a accordé à M. A le regroupement familial au bénéfice de son épouse.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. La décision du 16 août 2021 accordant au requérant le regroupement familial au bénéfice de son épouse a implicitement abrogé la décision attaquée. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à son annulation ni, par voie de conséquence, sur les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. A.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus à statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Haut-Rhin.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 1er février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Merri, première conseillère,
Mme Dobry, conseillère.
Rendu public, par mise à disposition au greffe, le 1er mars 2023.
La rapporteure,
D. MERRI
Le président,
P. REES
La greffière,
M.-C. SCHMIDT
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026