LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2106434

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2106434

jeudi 16 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2106434
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantCEREJA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 septembre 2021 et le 23 mai 2023, M. B A, représenté par Me Galland, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2021 par lequel le maire de Kingersheim a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la construction d'un garage, sur un terrain situé 6 rue du Treh à Kingersheim ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Kingersheim une somme de 2 300 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté du 20 juillet 2021 est entaché d'un vice d'incompétence ;

- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme, dès lors qu'il se fonde sur des règles étrangères à l'utilisation des sols ;

- les autres motifs que la commune de Kingersheim demande de substituer sont entachés d'illégalité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 janvier 2022, la commune de Kingersheim, représentée par Me Cereja, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Kingersheim soutient que :

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés ;

- elle est fondée à solliciter une substitution de motifs tirée de ce que le projet méconnaît les articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et UC 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par une ordonnance du 12 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 23 juin 2023.

Sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, des pièces ont été produites, à la demande du tribunal, par la commune de Kingersheim le 13 septembre 2023 et communiquées le 25 septembre 2023 à M. A qui n'a pas formulé d'observations.

En application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, par un courrier du 10 octobre 2023, le tribunal a informé les parties de ce qu'il était susceptible de prononcer d'office une injonction de délivrance d'un permis de construire à M. A en raison de l'illégalité de l'arrêté du 20 juillet 2021.

Par un courrier enregistré le 12 octobre 2023, M. A a présenté ses observations en réponse au courrier du tribunal du 10 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Malgras,

- les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Galland, avocat de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Par une demande déposée le 11 juin 2021, M. A a sollicité la délivrance d'un permis de construire en vue de réaliser un garage sur un terrain cadastré section 20 parcelle n° 292 situé 6 rue du Treh à Kingersheim en zone UC du plan local d'urbanisme. Par un arrêté du 20 juillet 2021, dont M. A demande l'annulation, le maire de Kingersheim a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité.

Sur la légalité du refus de permis de construire du 20 juillet 2021 :

En ce qui concerne la légalité externe :

2. En premier lieu, l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme dispose que : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". L'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales dispose en outre que : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal () ". Aux termes de l'article L. 2131-1 de ce code, dans sa rédaction applicable au litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement () "

3. En dépit des mesures d'instruction diligentées par le tribunal sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, la commune de Kingersheim s'est abstenue de produire la preuve de la publication ou de l'affichage de l'arrêté du 5 juin 2020, transmis au représentant de l'Etat dans le département le 6 juin 2020, par lequel le maire a délégué ses fonctions et sa signature à M. C, huitième adjoint, pour les affaires relevant de l'urbanisme. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que M. C, signataire de la décision attaquée, ne bénéficiait d'aucune délégation de compétence et le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué doit ainsi être retenu.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () ". L'article A. 424-3 du même code dispose que : " L'arrêté indique, selon les cas ; () b) Si le permis est refusé ou si la déclaration préalable fait l'objet d'une opposition ; () ". L'article A. 424-4 du même code précise que : " Dans les cas prévus aux b à f de l'article A. 424-3, l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision et indique les voies et délais de recours ".

5. Le refus de permis contesté est motivé par la circonstance que le projet de M. A a pour effet d'empêcher l'usage de places de stationnement public au droit de sa propriété, entraînant " la suppression de fait de deux places ". Toutefois, l'arrêté contesté ne comporte aucune précision sur la norme qu'il a entendu opposer au projet de M. A. Dans ces conditions, le maire a insuffisamment motivé sa décision au regard des exigences de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme et le requérant est fondé à soutenir que le refus contesté est entaché d'une insuffisance de motivation.

En ce qui concerne la légalité interne :

6. Le requérant conteste la légalité du motif de refus de permis de construire.

S'agissant de la légalité du motif initial de refus :

7. Aux termes de L. 421-6 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique ".

8. Pour refuser le permis de construire sollicité, le maire de Kingersheim s'est fondé sur la circonstance énoncée au point 5. Toutefois, ainsi qu'il a été dit ci-dessus s'agissant de la motivation, l'arrêté contesté ne comporte aucune précision sur la norme opposable en droit de l'urbanisme qu'il a entendu opposer au projet de M. A. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que le refus contesté repose sur un motif entaché d'illégalité.

S'agissant de la substitution de motifs demandée :

9. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant

le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est

légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué. Les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ne font pas, par elles-mêmes, obstacle à ce que l'administration qui a refusé un permis de construire invoque devant le juge un motif autre que ceux qu'elle a opposés dans la décision de refus.

10. La commune de Kingersheim se prévaut de deux nouveaux motifs de refus.

11. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Aux termes de l'article UC 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme communal dans sa rédaction applicable au litige : " () Dans tous les cas, les accès doivent être adaptés à l'opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique () ".

12. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la propriété du requérant, qui se situe dans une zone à dominante d'habitat résidentiel pavillonnaire constituée par un tissu urbain aéré, dispose de deux entrées carrossables accessibles via un parc de stationnement limitrophe intégré au domaine public de la commune de Kingersheim. S'il n'est pas contesté que ce parking est le seul à être affecté à l'usage du public au sein du quartier et que la réalisation du projet en litige conduirait à supprimer l'usage de deux places supplémentaires de stationnement public, cette circonstance n'est pas de nature à caractériser l'existence d'un risque, au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. En outre, la proximité de l'aire de jeux du Bramont et de celle de l'école élémentaire Strueth ne sont pas davantage, par elles-mêmes, de nature à caractériser l'existence d'un tel risque. Il ressort au demeurant des pièces du dossier que la visibilité sur la rue du Treh, quasi rectiligne au droit du projet, est bonne et ne présente pas de danger pour les automobilistes et les piétons. D'autre part, si la commune fait valoir que l'accès au projet peut provoquer une gêne pour la circulation publique sur la rue du Treh, elle ne conteste pas que cette rue est une voie peu fréquentée qui ne sert qu'à desservir les habitations riveraines et dans laquelle il n'est pas fait état de problèmes de stationnement particulier, aucune disposition n'ayant d'ailleurs été prise en ce sens par le maire de la commune. Dans ces conditions, la commune de Kingersheim n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et celles de l'article UC 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme et que ces motifs pouvaient être substitués au motif initial, lui-même entaché d'illégalité, figurant dans l'arrêté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2021 par lequel le maire de Kingersheim lui a refusé la délivrance du permis de construire sollicité.

Sur l'injonction d'office :

14. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution/ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ". Aux termes de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative : " Lorsque la décision lui paraît susceptible d'impliquer le prononcé d'office d'une injonction, assortie le cas échéant d'une astreinte, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction en informe les parties avant la séance de jugement et fixe le délai dans lequel elles peuvent, sans qu'y fasse obstacle la clôture éventuelle de l'instruction, présenter leurs observations ".

15. Lorsque l'exécution d'un jugement ou d'un arrêt implique normalement, eu égard aux motifs de ce jugement ou de cet arrêt, une mesure dans un sens déterminé, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision. Si, au vu de cette situation de droit et de fait, il apparaît toujours que l'exécution du jugement ou de l'arrêt implique nécessairement une mesure d'exécution, il incombe au juge de la prescrire, le cas échéant d'office, à l'autorité compétente.

16. Aux termes l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. () ". Aux termes de l'article L. 424-3 du même code : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. ". Par ailleurs, aux termes de l'article de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision.

17. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction ou s'il décide de la prononcer d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

18. Il résulte de ce qui précède que les motifs de refus du permis de construire sont entachés d'illégalité. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions applicables à la date de la décision annulée s'opposeraient à la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée ou qu'un changement de la situation de fait existant à la date du jugement y fasse obstacle. Le présent jugement implique nécessairement, ainsi que les parties en ont été informées, que le maire de Kingersheim délivre le permis en cause dans le présent litige dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

19. Il y a lieu, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Kingersheim le paiement de la somme de 1 500 euros à M. A au titre des frais liés au litige.

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune de Kingersheim demande au titre des frais liés au litige.

.

D E C I D E :

Article 1 : L'arrêté du 20 juillet 2021 portant refus de permis de construire est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Kingersheim de délivrer le permis sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Kingersheim versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de de la commune de Kingersheim présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Kingersheim. Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin.

Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Richard, président,

Mme Malgras, première conseillère,

Mme Eymaron, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2023.

La rapporteure,

S. Malgras

Le président,

M. Richard

La greffière,

J. BROSÉ

La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions