LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2107998

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2107998

jeudi 1 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2107998
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSCP IOCHUM & GUISO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 novembre 2021, 16 janvier 2022 et 9 février 2022, M. B A, représenté par la SCP Iochum Guiso, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 novembre 2021 par lequel le maire de Bazoncourt d'une part, a procédé au retrait de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable dont il est bénéficiaire depuis le 12 août 2021 et, d'autre part, s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 12 juillet 2021 en vue de la réhabilitation d'une maison et la création d'une extension sur un terrain situé route de Sanry, lieu-dit Les Vignes de Chaumont ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Bazoncourt une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision de retrait de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable dont il est titulaire est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'elle a été édictée en méconnaissance des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- c'est à tort que le maire de la commune de Bazoncourt a, pour procéder au retrait de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable dont il est bénéficiaire, estimé que son projet méconnait les dispositions du 1° de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 décembre 2021, le préfet de la Moselle s'en remet aux écritures de la commune de Bazoncourt.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 décembre 2021 et 4 mars 2022, la commune de Bazoncourt conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 7 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 22 mars 2023.

En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal a, par un courrier du 20 décembre 2023, informé les parties de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la requête et le mémoire présentés les 16 novembre 2021 et 16 janvier 2022 par M. A ne contenaient qu'un moyen relatif à la légalité interne de la décision attaquée. Si, dans son mémoire en réplique enregistré le 9 février 2022, M. A a soulevé un moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ce moyen relatif à la légalité externe et qui n'est pas d'ordre public, énoncé dans un mémoire enregistré après l'expiration du délai du recours contentieux, est irrecevable.

Un mémoire en réponse à ce moyen soulevé d'office a été présenté par M. A le 20 décembre 2023.

La procédure a été communiquée à la communauté de communes du Haut-chemin-Pays de Pange, qui n'a pas produit d'écrits en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Malgras,

- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les conclusions de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Le 3 mai 2021, M. A a déposé une déclaration préalable portant sur la réhabilitation d'une maison de 40 mètres carrés qu'il a déclarée en ruine et la création d'une extension de 13 mètres carrés sur un terrain cadastré section 47 parcelles n° 196 et n° 197 situé route de Sanry, lieu-dit Les Vignes de Chaumont à Bazoncourt, en dehors des parties urbanisées de la commune. Par un arrêté du 2 juillet 2021, le maire de la commune de Bazoncourt s'est opposé à cette déclaration préalable de travaux déposée le 3 mai 2021. Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2021, M. A a demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 2 juillet 2021. Par un mémoire, enregistré le 26 août 2021, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance n° 2104981 du 15 octobre 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a donné acte du désistement de M. A.

2. Le 12 juillet 2021, M. A a déposé une déclaration préalable portant sur la réhabilitation du même bâtiment de 40 mètres carrés et la création de son extension de 13 mètres carrés. Le défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'un mois prévu à l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme a, en application de l'article R. 424-1 du même code, fait naitre une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable le 12 août 2021.

3. Par un arrêté du 2 novembre 2021, dont M. A demande l'annulation, le maire de Bazoncourt d'une part, a procédé au retrait de cette décision tacite et, d'autre part, s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 12 juillet 2021.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la nature de la décision attaquée :

4. Aux termes de l'article R. 423-19 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet ". Aux termes de l'article R. 423-23 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun est de : a) Un mois pour les déclarations préalables ; () ". L'article R. 424-1 du code de l'urbanisme précise que : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable ; () ".

5. Le requérant a déposé une déclaration préalable le 12 juillet 2021, portant sur la réhabilitation d'un bâtiment de 40 mètres carrés et la création d'une extension de 13 mètres carrés sur un terrain cadastré section 47 parcelles n° 196 et n° 197 situé route de Sanry, lieu-dit Les Vignes de Chaumont à Bazoncourt. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité compétente aurait adressé au déclarant une lettre recommandée avec demande d'avis de réception indiquant les pièces manquantes, prolongeant ainsi le délai d'instruction, en application des dispositions des articles R. 423-38 et suivants du code de l'urbanisme. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que l'arrêté attaqué du 2 novembre 2021 aurait été notifié au pétitionnaire dans le délai d'instruction d'un mois. Dans ces conditions, en vertu des dispositions précitées, le requérant s'est trouvé bénéficiaire, à l'expiration du délai d'un mois, soit le 12 août 2021, d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable, et l'arrêté en litige doit être regardé comme procédant au retrait de ce permis.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant retrait de décision tacite de non-opposition à déclaration préalable :

6. En premier lieu, après l'expiration du délai de recours contre un acte administratif, sont irrecevables, sauf s'ils sont d'ordre public, les moyens soulevés par le requérant qui relèvent d'une cause juridique différente de celle à laquelle se rattachent les moyens invoqués dans sa requête avant l'expiration de ce délai. Ce délai de recours commence, en principe, à courir à compter de la publication ou de la notification complète et régulière de l'acte attaqué. Toutefois, à défaut, il court, au plus tard, à compter, pour ce qui concerne un requérant donné, de l'introduction de son recours contentieux contre cet acte.

7. Dans sa requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif le 16 novembre 2021, M. A a invoqué un unique moyen de légalité interne, analysé dans les visas. S'il soutient en outre que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle a été édictée en méconnaissance des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ce moyen de légalité externe, qui n'est pas d'ordre public, a été présenté dans un mémoire enregistré le 9 février 2022, soit, en tout état de cause, plus de deux mois après l'expiration du délai de recours contentieux qui expirait au plus tard le 16 janvier 2022 et alors qu'aucun moyen de légalité externe n'a été invoqué dans ce délai. Ce moyen de légalité externe est ainsi fondé sur une cause juridique distincte et constitue une prétention nouvelle tardivement présentée. Par suite, il ne peut qu'être écarté comme irrecevable.

8. En second lieu, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire () ".

9. Pour retirer la décision tacite de non-opposition dont M. A était bénéficiaire, le maire de Bazoncourt s'est notamment fondé sur la circonstance que le projet, " défini actuellement hors d'usage " et situé en dehors des parties urbanisées de la commune, ne relève pas des exceptions fixées par l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme.

10. Aux termes de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ". Aux termes de l'article L. 111-4 de ce code, dans sa rédaction applicable au litige : " Peuvent toutefois être autorisés en dehors des parties urbanisées de la commune : 1° L'adaptation, le changement de destination, la réfection, l'extension des constructions existantes ou la construction de bâtiments nouveaux à usage d'habitation à l'intérieur du périmètre regroupant les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole, dans le respect des traditions architecturales locales ; () ".

11. Ces dispositions interdisent en principe, en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées " en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune ", c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il s'ensuit que les constructions ne peuvent être autorisées en dehors de ces parties, sauf dans le cas où elles relèvent des exceptions expressément et limitativement prévues par l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme. A cet égard, le 1° de l'article L. 111-4 de cet article prévoit deux exceptions que sont, d'une part, l'adaptation, le changement de destination, la réfection et l'extension des constructions existantes et, d'autre part, la construction de bâtiments nouveaux à usage d'habitation à l'intérieur du périmètre regroupant les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole et dans le respect des traditions architecturales locales. Au titre de la première de ces deux exceptions, peuvent être autorisés des projets qui, eu égard à leur implantation par rapport aux constructions existantes et à leur ampleur limitée en proportion de ces constructions, peuvent être regardés comme ne procédant qu'à l'extension de ces constructions. Au titre de la seconde exception, peut être autorisée la construction de bâtiments nouveaux à usage d'habitation, à la double condition qu'ils soient implantés à l'intérieur d'un périmètre regroupant les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole et qu'ils respectent les traditions architecturales locales. Le bénéfice de cette exception n'est pas réservé aux cas dans lesquels le périmètre constitué par les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole est clos, mais peut aussi valoir pour les cas où les bâtiments nouveaux sont implantés dans un espace entouré de bâtiments agricoles suffisamment rapprochés pour pouvoir être regardés comme délimitant, même sans clôture ou fermeture, un périmètre regroupant les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole.

12. M. A fait valoir que son projet, portant sur la réfection d'une construction existante et son extension, et situé en dehors des parties urbanisées de la commune de Bazoncourt, relève de la première exception, et qu'ainsi c'est à tort que le maire a, pour procéder au retrait de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable dont il est bénéficiaire depuis le 12 août 2021, estimé que son projet ne relevait pas des dispositions du 1° de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme.

13. Pour l'application de ces dispositions, une construction doit être regardée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.

14. D'une part, il est constant que la commune de Bazoncourt était, à la date de délivrance de l'arrêté attaqué, dépourvue de tout document d'urbanisme et que le terrain d'assiette du projet est situé en dehors des parties urbanisées de la commune.

15. D'autre part, il ressort des photographies versées au dossier que le bâtiment objet des travaux projetés, est dépourvu de menuiseries extérieures, d'une grande partie de sa toiture et de sa charpente et comporte des murs très abîmés. Eu égard à son état d'abandon et de délabrement avancé, les fondations de l'immeuble devant notamment être reprises, ce bâtiment doit être regardé comme étant à l'état de ruine et ne pouvait, dès lors, être considéré comme une construction existante au sens des dispositions précitées de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet litigieux était au nombre des opérations autorisées en dehors des parties urbanisées de la commune au sens du 1° de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme. Dès lors, le moyen tiré de ce que c'est à tort que le maire de la commune de Bazoncourt a, pour procéder au retrait de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable dont M. A est bénéficiaire depuis le 12 août 2021, estimé que son projet n'entrait pas dans le champ de ces dispositions, doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 2 novembre 2021 attaqué.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Bazoncourt, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande M. A au titre des frais qu'il a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la commune de Bazoncourt, à la communauté de communes du Haut-chemin-Pays de Pange et au préfet de la Moselle.

Délibéré après l'audience du 11 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Richard, président,

Mme Malgras, première conseillère,

Mme Eymaron, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 1er février 2024.

La rapporteure,

S. MALGRAS

Le président,

M. RICHARD

La greffière,

J. BROSE

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions