LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2108076

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2108076

jeudi 28 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2108076
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantMAAMOURI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2021, l'EARL Guy Grosheny, représentée par Me Maamouri, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 26 mai 2021 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'elle a classé en zone Ng les parcelles cadastrées section 51 n°s 77, 78 et 79, situées à Rumersheim-le-Haut, ainsi que la décision du 14 septembre 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la communauté de communes Pays Rhin-Brisach de classer les parcelles cadastrées section 51 n°s 77, 78 et 79, situées à Rumersheim-le-Haut, en zone agricole ;

3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les dispositions des articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ont été méconnues ;

- l'évaluation environnementale est entachée d'insuffisances ;

- la délibération attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2022, la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, représentée par Me Cereja, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de l'EARL Guy Grosheny en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Anne-Lise Eymaron,

- les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Maamouri, avocat de l'EARL Guy Grosheny,

- les observations de Me Cereja, avocat de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach.

Considérant ce qui suit :

1. Par des délibérations des 5 octobre 2015 et 21 décembre 2015, le conseil communautaire de la communauté de communes Pays de Brisach et celui de la communauté de communes Essor du Rhin ont respectivement prescrit la révision de leur plan local d'urbanisme. Par un arrêté du 9 juin 2016, il a été procédé à la fusion de ces deux communautés de communes. Par une délibération du 27 mars 2017, le conseil communautaire de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach a décidé de fusionner les deux procédures de révision du plan local d'urbanisme en cours. Par une délibération du 26 mai 2021, le conseil communautaire de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal. Par un courrier du 25 juillet 2021, l'EARL Guy Grosheny a formé un recours gracieux à l'encontre de cette délibération qui a été rejeté par une décision du 14 septembre 2021. Par la présente requête, la société EARL Guy Grosheny demande l'annulation de la délibération du 26 mai 2021 en tant qu'elle elle classé en zone Ng les parcelles cadastrées section 51 n°s 77, 78 et 79, situées à Rumersheim-le-Haut, ainsi que de la décision du 14 septembre 2021 rejetant son recours gracieux.

Sur la légalité de la délibération du 26 mai 2021 :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'irrégularité de la convocation des conseillers municipaux :

2. Aux termes de l'article L. 5211-1 du code des collectivités générales et territoriales : " Les dispositions du chapitre Ier du titre II du livre Ier de la deuxième partie relatives au fonctionnement du conseil municipal sont applicables au fonctionnement de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale, en tant qu'elles ne sont pas contraires aux dispositions du présent titre ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 2541-1 de ce même code : " Les dispositions de la première partie sont applicables aux communes des départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Les dispositions des titres Ier et II du livre Ier de la présente partie sont applicables aux communes des départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, à l'exception de celles des articles () L. 2121-10 () ". Aux termes de l'article L. 2541-2 du même code : " Le maire convoque le conseil municipal aussi souvent que les affaires l'exigent () / La convocation indique les questions à l'ordre du jour ; elle est faite trois jours au moins avant la séance et, en cas d'urgence, la veille () ". Selon l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal () / Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. () ". L'article L. 2121-13 du même code énonce que : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que les conseillers communautaires ont, le 17 mai 2021, été destinataires de la convocation à la séance du conseil du 26 mai 2021 au cours de laquelle a été adoptée la délibération en litige. Cette convocation contenait un lien informatique ainsi qu'un mot de passe permettant d'accéder à la plateforme dématérialisée sur laquelle se trouvaient le rapport préparatoire et les annexes se rapportant aux affaires soumises à délibération lors de la séance du 26 mai 2021. Il n'est pas sérieusement contesté que, parmi ces documents, se trouvaient ceux se rapportant à la procédure d'adoption du plan local d'urbanisme intercommunal. Aucun élément du dossier ne permet, en outre, de douter de ce que les conseillers communautaires ont eu accès aux documents déposées sur cette plateforme dématérialisée et été en mesure de solliciter toute information utile à exercice de leurs fonctions. Par suite, le moyen tiré de ce que les conseillers communautaires n'auraient pas bénéficié de la notice et d'une information complète afin de pouvoir statuer en toute connaissance de cause doit être écarté.

En ce qui concerne les insuffisances de l'évaluation environnementale :

4. Aux termes de l'article L. 104-2 du code de l'urbanisme : " Font également l'objet de l'évaluation environnementale prévue à l'article L. 104-1 les documents suivants qui déterminent l'usage de petites zones au niveau local : / 1° Les plans locaux d'urbanisme : / a) Qui sont susceptibles d'avoir des effets notables sur l'environnement, au sens de l'annexe II à la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001, compte tenu notamment de la superficie du territoire auquel ils s'appliquent, de la nature et de l'importance des travaux et aménagements qu'ils autorisent et de la sensibilité du milieu dans lequel ceux-ci doivent être réalisés ; / b) Qui comprennent les dispositions des plans de déplacements urbains mentionnés au chapitre IV du titre Ier du livre II de la première partie du code des transports ; () Un décret en Conseil d'Etat fixe les critères en fonction desquels les plans locaux d'urbanisme et les cartes communales font l'objet d'une évaluation environnementale ".

5. Si l'évaluation environnementale figurant dans le rapport de présentation ne procède pas à un inventaire de la consommation des espaces agricoles induite par le plan local d'urbanisme, elle détaille cependant, en son point 4.2, les zones susceptibles d'être touchées de manière notable par la mise en œuvre de ce plan, parmi lesquelles figurent des zones agricoles. La requérante, qui se borne à citer un extrait de l'avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers du Haut-Rhin du 29 janvier 2020, sans sérieusement démontrer qu'il n'aurait pas été ultérieurement tenu compte des remarques figurant dans cet avis, ne justifie pas du caractère insuffisant de l'évaluation environnementale à cet égard. En particulier, il ressort des pièces du dossier que le plan local d'urbanisme intercommunal fera l'objet d'une procédure de modification ad hoc lorsque les études afférentes au projet EcoRhena seront finalisées et qu'il sera ainsi possible d'en apprécier les conséquences sur le plan environnemental, et notamment sur celui de la consommation d'espaces agricoles. Par ailleurs, l'évaluation environnementale prévoit, en son point 5.1, différentes mesures afin d'éviter, réduire et compenser les impacts négatifs du plan sur l'environnement. La requérante, par ses seules allégations, ne démontre pas qu'elles revêtiraient un caractère insuffisant. Par suite, le moyen tel qu'il est articulé dans la requête introductive et tiré, sans développements complémentaires et précis, de l'insuffisance de l'évaluation environnementale doit être écarté.

En ce qui concerne l'incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables :

6. Aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles

L. 101-1 à L. 101-3 ".

7. Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, d'une part, et les orientations d'aménagement et de programmation et ce projet, d'autre part, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ou les orientations d'aménagement du territoire ne contrarient pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme ou d'une orientation d'aménagement et de programmation à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement, ou cette orientation d'aménagement et de programmation, et ce projet.

8. L'EARL Guy Grosheny soutient que le classement en zone Ng des parcelles cadastrées section 51 n°s 77, 78 et 79, méconnaît les dispositions de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme.

9. Il ressort du projet d'aménagement et de développement durables, et notamment de son orientation n° 4 et de son orientation n° 8, que celui-ci prévoit, d'une part, de garantir le bon fonctionnement des gravières existantes et d'étendre, sous condition notamment de compatibilité avec la préservation des espaces agricoles, le domaine graviérable de Rumersheim-le-Haut et, d'autre part, d'œuvrer à la préservation des espaces agricoles en tant que ressource économique vitale.

10. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles en litige se trouvent à proximité immédiate de la gravière de Rumersheim-le-Haut. Eu égard aux orientations définies par le projet d'aménagement et de développement durables, qui visent à assurer la conciliation entre le développement économique du territoire, qui passe notamment par l'extension des activités graviérables qui s'y trouvent, et la préservation des terres agricoles, le choix des auteurs du plan local d'urbanisme d'avoir classé en zone Ng ces parcelles immédiatement contigües à la zone d'implantation de la gravière de Rumersheim-le-Haut n'est pas susceptible d'attester d'une incohérence entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, à l'échelle du territoire ou même et au demeurant du secteur en cause. Par suite, le moyen tiré de ce que les éléments constitutifs du plan local d'urbanisme seraient incohérents entre eux en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme doit être écarté.

En ce qui concerne le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation :

11. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage déterminant les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

12. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 151-34 du même code : " Dans les zones U, AU, A et N les documents graphiques du règlement font apparaître, s'il y a lieu : () / 2° Les secteurs protégés en raison de la richesse du sol ou du sous-sol, dans lesquels les constructions et installations nécessaires à la mise en valeur de ces ressources naturelles sont autorisées ; (). ".

13. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10 du présent jugement et compte-tenu de la nature et la situation des parcelles rapprochées du parti d'urbanisme retenu, l'EARL Guy Grosheny n'est pas fondée à soutenir que le classement en zone Ng des parcelles cadastrées section 51 n°s 77, 78 et 79 à Rumersheim-le-Haut est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'EARL Guy Grosheny doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que la requérante demande au titre des frais liés au litige.

16. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de l'EARL Guy Grosheny le paiement d'une somme de 1 000 euros à la communauté de communes Pays Rhin-Brisach.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de l'EARL Guy Grosheny est rejetée.

Article 2 : L'EARL Guy Grosheny versera à la communauté de communes Pays Rhin-Brisach une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL Guy Grosheny et à la communauté de communes Pays Rhin-Brisach.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Richard, président,

Mme Kalt, première conseillère,

Mme Eymaron, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.

La rapporteure,

A.-L. EYMARON

Le président,

M. RICHARD

Le greffier,

J. BROSÉ

La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions