lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2108350 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 décembre 2021, 22 mars, 30 juin, 28 octobre 2022 et 16 janvier 2023, M. D A, Mme G H, Mme J C et le groupe municipal " Thionville, le Renouveau ", représentés par Me Marques, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler le point 30 de la délibération du 27 septembre 2021 par laquelle la commune de Thionville a retiré la délibération du 24 juin 2019 autorisant la cession à la société à responsabilité limitée (SARL) Groupe Habiter d'une emprise foncière située rue du vieux collège en vue de la réalisation de vingt-sept logements sociaux et d'un centre médico-social, a décidé le déclassement de l'ancienne école du centre ainsi que la désaffectation et le déclassement des parcelles situées aux numéros 16, 18, 20, 22 et 24 de la rue du vieux collège, approuvé la cession de parcelles cadastrées section 20 n° 77, n° 118 et n° 119, d'une surface totale de 22 ares et 54 centiares, à la SARL Groupe Habiter ou à toute filiale qu'elle se substituerait, au prix de 450 000 euros hors taxes, pouvant être porté à 530 000 euros hors taxes selon l'importance des fouilles archéologiques à réaliser, et a autorisé le maire ou son représentant à prendre les mesures nécessaires à son exécution ;
2°) d'enjoindre à la commune de Thionville de mettre fin aux effets de la délibération attaquée et de s'abstenir de signer tout acte de vente ou compromis de vente portant sur les parcelles en litige ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Thionville une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérants soutiennent que :
-l'intervention de la SARL Groupe Habiter est irrecevable dès lors qu'elle retarde le jugement de l'affaire et que l'intervenant ne se prévaut d'aucun intérêt au maintien de la délibération attaquée ;
-leur requête n'est pas tardive dès lors qu'ils ont formulé un recours gracieux lors d'une réunion qui s'est déroulée le 8 novembre 2021 ;
-Mmes H et C ont intérêt à agir en qualité de contribuables de la commune ;
-la délibération attaquée n'est pas suffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales ;
-les conseillers municipaux n'ont pas été suffisamment informés, en méconnaissance de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ;
-ils n'ont eu connaissance ni de l'avis du service des domaines, ni du rapport de l'institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) ;
-la commune n'a pas communiqué à M. A les pièces qu'il avait demandées ;
-le déclassement des parcelles cadastrées section 20 n° 77, n° 118 et n° 119 ne répond pas à un motif d'intérêt général ;
-le prix de cession est inférieur à la valeur vénale de l'ensemble immobilier ;
-l'avis du service des domaines n'est pas pertinent ;
-il ne tient pas compte du montant des fouilles archéologiques à réaliser ;
-c'est à tort que l'évaluation du service des domaines a tenu compte du coût de la démolition des bâtiments existants ;
-la commune de Thionville n'a pas respecté ses obligations de publicité et de mise en concurrence ;
-la société Duho immobilier avait fait une offre supérieure ;
-la délibération attaquée est entachée de détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 février, 2 mars, 8 juin et 30 août 2022, la commune de Thionville, représentée par Me Keller, conclut au rejet de la requête, à la condamnation des requérants aux dépens et à ce que soit mise à leur charge la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'est assortie d'aucun moyen et qu'elle est tardive ;
-aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par des mémoires enregistrés les 1er septembre et 1er décembre 2022, la SARL Groupe Habiter, représentée par Me De Zolt, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
-elle est recevable à intervenir dès lors qu'elle est la bénéficiaire de la cession ;
-la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
-Mmes H et C n'ont pas intérêt à agir ;
-aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. I E,
- les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public,
- les observations de Me Hassan substituant Me Keller pour la commune de Thionville,
- et les observations de Me Picoche substituant Me De Zolt pour la SARL Groupe Habiter.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 25 juin 2018, le conseil municipal de la commune de Thionville, dans le cadre du projet d'aménagement de l'ilot dit " B F ", a autorisé la cession à la société Noël Promotion, filiale de la SARL Groupe Habiter, d'un ensemble immobilier situé rue du vieux collège en vue de la réalisation de 49 logements. Par le point 60 de la délibération du 24 juin 2019, le conseil municipal de Thionville a retiré la délibération du 25 juin 2018, a décidé le déclassement de l'ancienne école du centre ainsi que la désaffectation et le déclassement des locaux communaux situés aux numéros 16, 18, 20, 22 et 24 de la rue du vieux collège, approuvé la cession de parcelles cadastrées section 20 n° 77, n° 118 et n° 119, d'une surface totale de 22 ares et 54 centiares, à la SARL Groupe Habiter au prix total de 729 820 euros et a autorisé le maire ou son représentant à prendre les mesures nécessaires à son exécution. Enfin, par le point 30 de la délibération du 27 septembre 2021, le conseil municipal de la commune de Thionville a retiré la délibération du 24 juin 2019 et réitéré les dispositions de cette délibération portant déclassement, désaffectation et cession de certains biens immobiliers, le prix de cession de ces biens étant toutefois ramené à la somme totale de 450 000 euros hors taxes, pouvant être portée à 530 000 euros hors taxes selon l'importance des fouilles archéologiques à réaliser. Les requérants demandent l'annulation de cette dernière délibération.
Sur la qualité dans l'instance de la SARL Groupe Habiter :
2. La SARL Groupe Habiter, qui est la bénéficiaire de la délibération attaquée, doit être regardée comme partie à l'instance, les mémoires qu'elle a produits constituant, contrairement à leur intitulé, non des mémoires en intervention mais des mémoires en défense. Par suite, les conclusions des requérants tendant à ce que son intervention soit regardée comme irrecevable ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2541-1 du code général des collectivités territoriales : " Les dispositions de la première partie sont applicables aux communes des départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Les dispositions des titres Ier et II du livre Ier de la présente partie sont applicables aux communes des départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, à l'exception de celles des articles L. 2121-1, L. 2121-9, L. 2121-10, L. 2121-11, L. 2121-15, du second alinéa de l'article L. 2121-17, de l'article L. 2121-22, des premier, deuxième et quatrième alinéas de l'article L. 2121-29, de l'article L. 2121-31, des 1° à 8° de l'article L. 2122-21 et des articles L. 2122-24, L. 2122-27, L. 2122-28 et L. 2122-34 ". Selon l'article L. 2121-12 dudit code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal () Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. () ". Aux termes de l'article L. 2121-13 du même code : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ". Enfin, le dernier alinéa de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales dispose : " Toute cession d'immeubles ou de droits réels immobiliers par une commune de plus de 2 000 habitants donne lieu à une délibération motivée du conseil municipal portant sur les conditions de la vente et ses caractéristiques essentielles. Le conseil municipal délibère au vu de l'avis de l'autorité compétente de l'Etat. Cet avis est réputé donné à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la saisine de cette autorité ".
4. D'une part, le défaut d'envoi de la note de synthèse exigée par les dispositions précitées de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales entache d'irrégularités les délibérations prises, à moins que les conseillers n'aient été rendus destinataires, en même temps que de la convocation, de documents leur permettant de disposer d'une information équivalente. Il ressort des pièces du dossier, notamment des termes des délibérations du 25 juin 2018 et du 24 juin 2019, qui concernaient le même projet d'aménagement, ainsi que de la délibération attaquée, que les conseillers municipaux de la commune de Thionville ont été tenus informés de l'évolution de ce projet et en particulier ont obtenu toutes les explications utiles, dans le rapport joint à la convocation à la séance du 27 septembre 2021, sur les raisons qui ont conduit à modifier l'économie des relations entre la commune cessionnaire et le promoteur immobilier, et par voie de conséquence, le prix de cession des parcelles en litige. Si les requérants font valoir que les conseillers municipaux n'ont pas eu connaissance du rapport de l'INRAP, il n'est ni établi ni allégué qu'ils aient été empêchés d'obtenir des informations supplémentaires ni même qu'ils auraient formulé une demande tendant à les obtenir alors qu'il leur était loisible de solliciter des précisions ou explications. Enfin, les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 2241-1 précitées n'imposent pas que l'avis du service des domaines, dont l'existence était évoquée dans le rapport, soit remis aux membres du conseil municipal avant la séance sous peine d'irrégularité de la procédure d'adoption de la délibération. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance d'information des conseillers municipaux doit être écarté.
5. D'autre part, il ressort des termes mêmes de la délibération contestée que celle-ci expose avec suffisamment de précision le cadre dans lequel intervenait la cession litigieuse, les principales caractéristiques de l'opération immobilière qu'elle rendait possible et les diverses procédures engagées par la commune de Thionville dans ce cadre. Dans ces conditions, le moyen tiré de son insuffisance de motivation ne peut pas être accueilli.
6. En deuxième lieu, la circonstance, à la supposer même établie, que la commune de Thionville n'aurait pas communiqué à M. A les pièces qu'il avait demandées les 8 et 19 novembre 2021, postérieurement à la délibération attaquée, serait en tout état de cause sans incidence sur sa légalité, qui s'apprécie à la date à laquelle elle a été adoptée.
7. En troisième lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe général n'impose à une commune de faire précéder la vente d'une dépendance de son domaine privé d'une procédure de publicité et de mise en concurrence préalables.
8. En quatrième lieu, la délibération attaquée décide le déclassement d'une ancienne école maternelle et de locaux communaux, qui avaient cessé d'être utilisés par la collectivité, en vue de réaliser des logements et un centre médico-social. Les requérants ne contestent pas sérieusement le caractère d'intérêt général d'un tel projet en se bornant à soutenir que la commune de Thionville ne justifie pas de sa réalité. Dans ces conditions, ils ne sont pas fondés à soutenir que le déclassement des parcelles en litige n'est pas justifié par un motif d'intérêt général.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 2221-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Ainsi que le prévoient les dispositions du second alinéa de l'article 537 du code civil, les personnes publiques mentionnées à l'article L. 1 gèrent librement leur domaine privé selon les règles qui leur sont applicables ".
10. Il ressort des pièces du dossier que, dans son avis du 26 juillet 2021, le service des domaines a évalué la valeur vénale de l'ensemble immobilier en litige à 642 060 euros à partir des transactions portant sur des terrains à Thionville et dans sa périphérie au cours des cinq dernières années. Après avoir constaté que le futur acquéreur, à savoir la SARL Groupe Habiter, avait pris en charge le coût de démolition des bâtiments existants, pour un montant de 118 000 euros hors taxes, et s'était engagé à supporter la différence entre le coût des fouilles archéologiques à réaliser sur le site, estimé par l'INRAP à 553 900,18 euros hors taxes, et la fraction de ce coût, d'un montant de 253 076,99 euros hors taxes, pris en charge par le fonds national pour l'archéologie préventive, il a soustrait ces montants, s'élevant à la somme totale de 371 076,99 euros, de son évaluation pour fixer la valeur nette du bien immobilier à la somme de 270 983,01 euros. Par ailleurs, le service a rappelé que le futur acquéreur et la commune s'étaient accordés précédemment pour fixer la valeur du bien à la somme de 750 000 euros, ce qui conduirait, après déduction des coûts déjà pris en charge par la SARL Groupe Habiter, à un prix de 378 923,01 euros, encore inférieur au prix de cession de 450 000 euros proposé par l'acquéreur. Si les requérants soutiennent que, dans son avis du 26 juillet 2021, le service des domaines aurait sous-évalué la valeur du terrain, ils n'appuient cette allégation d'aucun élément précis ou probant. La seule circonstance qu'un concurrent de la SARL Groupe Habiter, la société Duho Immobilier, ait manifesté auprès de la commune de Thionville son intérêt pour les biens immobiliers en cause au cours des années précédant la délibération attaquée puis a formulé le 30 septembre 2021, postérieurement à cette délibération, une offre d'achat des parcelles en litige au prix de 900 000 euros, ne peut suffire à établir que ces parcelles ont été cédées à vil prix. Dans ces conditions, la décision de céder ces parcelles au prix de 450 000 euros hors taxes, significativement supérieur à l'évaluation du service des domaines, pouvant au surplus être porté à 530 000 euros hors taxes selon l'importance du coût final des fouilles archéologiques à réaliser, n'est entaché d'aucune erreur d'appréciation.
11. En dernier lieu, le détournement de pouvoir allégué par les requérants n'est pas établi.
12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense par la commune de Thionville et la SARL Groupe Habiter, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de la délibération du 27 septembre 2021 du conseil municipal de Thionville. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme que demande la commune de Thionville. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la commune de Thionville qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
Sur les dépens :
14. Dès lors que la commune de Thionville n'établit pas avoir exposé des dépens dans le cadre de cette instance, ses conclusions tendant à l'application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1 : La requête de M. A et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Thionville présentées sur le fondement des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à la SARL Groupe Habiter et à la commune de Thionville.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Julien Iggert, président,
M. Christophe Michel, premier conseiller,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 avril 2023.
Le rapporteur,
C. E
Le président,
J. IGGERT
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026