vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2200167 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GUYON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 janvier 2022, M. F et Mme C, représentés par Me Guyon, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 septembre 2021 par laquelle l'inspectrice de l'éducation nationale leur a confirmé que le directeur de l'école élémentaire ne pouvait autoriser leur fils à accéder à l'établissement sans masque ;
2°) d'annuler la décision du 9 décembre 2021 par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale du Bas-Rhin les a avisés que leur fils B ne pourrait pas accéder aux locaux de l'école élémentaire sans porter un masque ;
3°) d'enjoindre à l'établissement Groupe scolaire du centre à Illkirch-Graffenstaden et au rectorat de l'académie de Strasbourg d'autoriser l'accès de l'élève B F aux locaux de l'établissement scolaire ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de la situation, dans les 24 heures suivant notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le directeur de l'établissement scolaire a procédé à l'exclusion de leur fils B, cette décision verbale étant matérialisée par les actes attaqués ;
- les décisions en litige font grief, dès lors qu'elles produisent des conséquences sur la situation juridique et personnelle de l'élève ;
- les décisions sont entachées d'incompétence de leur signataire ;
- elles ne sont pas motivées ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elles n'ont pas été précédées d'une procédure contradictoire et ont méconnu les droits de la défense ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation des faits ;
- elles méconnaissent l'intérêt supérieur de l'enfant au sens des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'arrêté du 3 mai 1989 ;
- elles portent atteinte au principe du service public éducatif ;
- elles portent atteinte au droit à l'éducation et à l'instruction garanti par l'article 2 du 1er protocole à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et par l'article L. 111-1 du code de l'éducation ;
- elles méconnaissent le principe de non-discrimination ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les services de l'éducation nationale ont porté atteinte au secret médical en remettant en cause les certificats médicaux produits par les requérants ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, en ce qu'elles sont disproportionnées et portent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2022, le recteur de l'académie de Strasbourg conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 147 euros au titre des frais de l'instance.
Il soutient que les moyens présentés par M. F et Mme C ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 4 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 février 2023.
Par courrier du 26 juin 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation du courrier du 30 septembre 2021, lequel informe Mme C et M. F des textes réglementaires applicables à leur situation et des pouvoirs du chef d'établissement et n'est ainsi pas susceptible de recours.
Vu les pièces du dossier ;
Vu :
-la Constitution ;
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales;
-la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
-la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
-le code de l'éducation ;
-le code de la santé publique ;
-le code des relations entre le public et l'administration ;
-le décret n°89-122 du 24 février 1989 ;
-le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 ;
-l'arrêté du 3 mai 1989 relatif aux durées et conditions d'éviction, mesures de prophylaxie à prendre à l'égard des élèves et du personnel dans les établissements d'enseignement et d'éducation publics et privés en cas de maladies contagieuses
-le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme Merri ;
-les conclusions de M. Boutot, rapporteur public ;
-et les observations de M. E, représentant le recteur de l'académie de Strasbourg.
Considérant ce qui suit :
1. Le fils des requérants est scolarisé en classe de CE 1 au sein du groupe scolaire du Centre, à Illkirch-Graffenstaden, pour l'année scolaire 2021/2022. Depuis la rentrée scolaire, il s'est présenté à plusieurs reprises sans masque à l'école. Devant le refus répété des requérants de présenter leur fils à l'école avec un masque, le directeur de l'établissement a verbalement refusé l'accès de l'établissement à cet élève. Les requérants ont saisi l'inspectrice d'académie par courriel du 8 septembre 2021. Cette dernière a confirmé, par lettre datée du 30 septembre 2021, que le directeur de l'établissement pouvait interdire l'accès des locaux à leur fils, faute de certificat médical le dispensant du port du masque. Par une lettre du 9 décembre 2021, le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) a confirmé la position de l'inspectrice d'académie. Les requérants sollicitent l'annulation des décisions de l'inspectrice d'académie et du directeur académique des services de l'éducation nationale
Sur l'étendue du litige :
2. Il ressort des pièces du dossier que dans le courrier qu'elle a adressé aux requérants le 30 septembre 2021, l'inspectrice d'académie se borne à les informer des textes réglementaires applicables au sein des établissements scolaires et des pouvoirs du chef d'établissement. Ce courrier, qui ne comporte aucune décision, ne fait pas grief aux requérants, lesquels, par suite, ne sont pas recevables à en solliciter l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, par décret du président de la République en date du 13 août 2020, publié au journal officiel, M. H G a été nommé directeur académique des services de l'éducation nationale du Bas-Rhin. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision du 9 décembre 2021 est entachée d'incompétence.
4. En deuxième lieu, la décision du 9 décembre 2021 mentionne les nom, prénom et qualité de son signataire. Le moyen tenant à la méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ne peut donc qu'être écarté.
5. En troisième lieu, la décision rappelle l'article 36 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, les dispositions pertinentes du décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 relatif aux dispenses de port de masque pour les personnes en situation de handicap, et indique que les certificats médicaux fournis par les requérants ne mentionnent pas de situation de handicap. Elle est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait et le moyen tenant au défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. " Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ; / () ". Et aux termes de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. / L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique. () ".
7. La décision contestée confirme l'interdiction d'accès au fils des requérants à l'établissement scolaire décidée par le directeur de ce dernier. Il n'est même pas soutenu que les requérants n'ont pas été mis à même de présenter des observations préalablement à cette décision initiale et, au demeurant, il ressort des pièces du dossier qu'ils ont été mis à même de le faire puisqu'ils ont été avertis à plusieurs reprises de ce que la mesure en litige pourrait intervenir s'ils persistaient à envoyer leur fils à l'école sans masque. Ils ont d'ailleurs, en réponse à ces avertissements, transmis des certificats médicaux pour justifier de cette situation. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté.
8. En cinquième lieu, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir d'une méconnaissance des dispositions de l'article R. 511-13 du code de l'éducation, dès lors qu'elles ne sont applicables que dans les établissements d'enseignement secondaire et que, au surplus, la décision contestée n'a pas le caractère d'une sanction.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire : " I. - Afin de ralentir la propagation du virus, les mesures d'hygiène définies en annexe 1 au présent décret et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes, dites barrières, définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance ". L'annexe 1 mentionne notamment le port du masque systématique dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. En vertu de l'article 2 du décret : " () Les obligations de port du masque prévues au présent décret ne s'appliquent pas aux personnes en situation de handicap munies d'un certificat médical justifiant de cette dérogation et qui mettent en œuvre les mesures sanitaires de nature à prévenir la propagation du virus () ". L'article 36 du décret dispose que : " I. () L'accueil est organisé dans des conditions permettant de limiter au maximum le brassage des enfants et élèves appartenant à des groupes différents. II. - Portent un masque de protection : / () 3° Les élèves des écoles élémentaires ; 4° Les collégiens (°) ; 5° Les enfants de six ans ou plus accueillis en application du II de l'article 32 ; () ". Il résulte de ces dispositions que le port du masque est obligatoire pour les élèves des écoles élémentaires et collèges ainsi que pour les enfants de six ans ou plus accueillis dans les autres structures encore autorisées, en vertu du II de l'article 32 du décret, à les accueillir. Les enfants dont les titulaires de l'autorité parentale refusent qu'ils portent le masque se voient alors refuser l'accès à l'établissement. Seules les personnes en situation de handicap munies d'un certificat médical justifiant de cette dérogation et qui mettent en œuvre les mesures sanitaires de nature à prévenir la propagation du virus peuvent bénéficier d'une dérogation au port de ce masque.
10. Aux termes de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles : " Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. "
11. Les requérants font valoir qu'ils ont communiqué à l'administration des certificats médicaux attestant que leur fils était atteint d'un handicap, qui ne pouvaient être remis en cause par les services de l'éducation nationale. Toutefois, ces éléments se bornent à faire état d'une gêne engendrée par le port du masque chez le fils des requérants, ce qui ne saurait suffire à caractériser un handicap au sens des dispositions précitées, ni par suite à justifier d'une dérogation au port du masque. En conséquence, le directeur des services académiques a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation ni porter atteinte au secret médical, confirmer l'interdiction faite à l'élève d'accéder à l'établissement scolaire sans masque.
12. En septième lieu, à la date de la décision attaquée, les indicateurs de la pandémie de Covid-19 présentaient une évolution préoccupante manifestant l'existence d'un risque encore élevé de propagation du virus, en particulier de ses nouveaux variants qui étaient susceptibles d'être diffusés par l'intermédiaire des enfants. Par ailleurs, les établissements accueillant un public scolaire sont des lieux de fort brassage, le plus souvent clos, dans lesquels les élèves et leurs enseignants sont en présence les uns des autres pendant plusieurs heures. Dans ce contexte, le gouvernement a souhaité favoriser le maintien de scolarisation au sein de leur établissement des élèves des classes élémentaires en dépit de la permanence de la pandémie et de ses évolutions défavorables. Par ailleurs, compte tenu des objectifs poursuivis de santé publique et de scolarisation des enfants, le port du masque par les enfants de plus de six ans constituait une mesure nécessaire et proportionnée. Selon le Haut Conseil pour la Santé Publique, il n'existait pas de vraie contre-indication au port du masque chez l'enfant de plus de trois ans.
13. Compte tenu de ces éléments et alors qu'il ressort des pièces du dossier que M. F et Mme C ont été autorisés à instruire leur fils en famille jusqu'à son retour, muni d'un masque, dans l'établissement, les moyens tirés de ce que la décision en litige porte atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par la convention internationale des droits de l'enfant du 20 janvier 1990, au principe du service public éducatif, au droit à l'éducation et à l'instruction garanti par l'article 2 du 1er protocole à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et par l'article L. 111-1 du code de l'éducation, ainsi qu'au droit à la vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
14. En huitième lieu, aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 3 mai 1989 susvisé : " Tous les élèves et les membres du personnel atteints de maladies contagieuses ou ayant été au contact d'une personne présentant l'une de ces affections, sont soumis à des mesures de prophylaxie, dont parfois l'éviction. Ces dispositions sont applicables à tous les établissements d'enseignement et d'éducation publics et privés de tous ordres. Les mêmes dispositions s'appliquent également aux centres de vacances et de loisirs. ". Les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de la méconnaissance de ces dispositions, dès lors d'une part que la décision en litige ne constitue pas une mesure d'éviction au sens des dispositions précitées, d'autre part que le motif de la mesure contestée n'est pas que l'élève est atteint d'une maladie contagieuse, mais qu'il ne se conforme pas au règlement de l'établissement.
15. En neuvième et dernier lieu, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision en litige constitue une mesure discriminatoire fondée sur l'état de santé de leur fils, et proscrite par l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, alors qu'elle n'a pas été prise en raison de l'état de santé de l'enfant, mais au motif qu'il ne se conformait pas au protocole sanitaire alors en vigueur dans les établissements scolaires.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. F et Mme C ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, leurs conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais de l'instance :
17. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. () ".
18. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants la somme de 147 euros à verser à l'Etat en application de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. F et Mme C est rejetée.
Article 2 : Mme C et M. F verseront à l'Etat la somme de 147 (cent-quarante-sept) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à M. D F et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Strasbourg.
Délibéré après l'audience publique du 5 juillet 2023 à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Merri, première conseillère,
Mme Dobry, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2023.
La rapporteure,
D. MERRI
Le président,
P. REES
La greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026