jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2200570 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 janvier 2022, 7 juillet 2022, 2 septembre 2022 et 28 septembre 2022, M. C A, représenté par la SELARL Cossalter, De Zolt et Couronne, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2021 par lequel le maire de Thionville a accordé à la SARL Le domaine du château un permis de construire un bâtiment d'habitation de 59 logements, pour une surface de plancher de 3 824 mètres carrés, sur un terrain situé 1-3-5 rue des Puisatiers, ainsi que la décision par laquelle le maire a implicitement rejeté son recours gracieux du 23 septembre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Thionville et de la SARL Le Château une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions des articles L. 424-3, L. 431-14 et R. 431-16 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché de fraude, dès lors que la signature de l'attestation de prise en compte de la règlementation thermique n'est pas la même que celle figurant que le formulaire Cerfa ;
- le projet méconnaît les dispositions des articles 1AU 7 et 1AU 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Thionville ;
- il est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation n° 18 " Thionville-Manom " ;
- il méconnaît les articles 2.3 et 2.4 du règlement du plan de prévention des risques d'inondation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 mars 2022 et 5 septembre 2022, la SARL Le Château, représentée par Me Ambrosi, conclut au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- M. A n'a pas d'intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juillet 2022 et 14 septembre 2022, la commune de Thionville, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction immédiate a été fixée par une ordonnance du 14 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,
- les observations de Me Bizzarri, avocat de M. A,
- les observation de Me Erkel, avocat de la commune de Thionville,
- les observations de Me Ambrosi, avocat de la SARL Le domaine du château.
Considérant ce qui suit :
1. Le 12 avril 2021, la SARL Le domaine du château a déposé une demande de permis de construire un bâtiment d'habitation de cinquante-neuf logements, pour une surface de plancher de 3 824 mètres carrés, sur un terrain situé 1-3-5 rue des Puisatiers à Thionville. Par un arrêté du 2 août 2021, le maire de Thionville a délivré le permis sollicité. Le 23 septembre 2021, M. A a formé un recours gracieux, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 2 août 2021 et de la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur la légalité de l'arrêté du 2 août 2021 :
2. En premier lieu, l'administration ne peut assortir une autorisation d'urbanisme de prescriptions qu'à la condition que celles-ci, entraînant des modifications sur des points précis et limités et ne nécessitant pas la présentation d'un nouveau projet, aient pour effet d'assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, en son article 5, impose à la pétitionnaire de respecter les prescriptions dont est assorti l'avis du 21 juin 2021 de l'architecte des bâtiments de France, notamment celle consistant à supprimer les places de stationnement situées à l'extérieur, toutes les places de stationnement devant être intégrées au bâtiment. Si le requérant soutient que le respect de cette prescription impose de déposer un permis de construire modificatif, il ressort toutefois des pièces du dossier que la pétitionnaire a déposé des pièces complémentaires le 9 juillet 2021, pour tenir compte de l'avis de l'architecte des bâtiments de France, parmi lesquelles un plan de masse qui fait apparaître que les places de stationnement extérieures ont été supprimées, quand bien même subsisterait sur ce plan, de manière erronée, le terme " parking ". Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contient illégalement des prescriptions nécessitant le dépôt d'un permis modificatif et le moyen articulé en ce sens doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. Aux termes de l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet porte sur des travaux nécessaires à la réalisation d'une opération de restauration immobilière au sens de l'article L. 313-4 ou sur un immeuble inscrit au titre des monuments historiques, sur un immeuble situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, la notice mentionnée à l'article R. 431-8 indique en outre les matériaux utilisés et les modalités d'exécution des travaux ".
6. En l'espèce, la notice contenue dans le dossier de demande de permis de construire n'indique pas les modalités d'exécution des travaux alors que le projet sera situé dans les abords de monuments historiques. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la pétitionnaire a précisé dans sa demande initiale les caractéristiques du projet, notamment les matériaux et les couleurs choisis. En outre, si la construction prendra place dans les abords de monuments historiques, les travaux ne porteront pas sur un bien immeuble inscrit ou classé au titre des monuments historiques et le projet n'entretiendra pas de co-visibilité avec un bien immeuble bénéficiant d'une telle protection. Par suite, les lacunes qui entachent la notice n'ont, en tout état de cause, pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme doit être écarté.
7. Aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () f) Lorsque la construction projetée est subordonnée par un plan de prévention des risques naturels prévisibles ou un plan de prévention des risques miniers approuvés, ou rendus immédiatement opposables en application de l'article L. 562-2 du code de l'environnement, ou par un plan de prévention des risques technologiques approuvé, à la réalisation d'une étude préalable permettant d'en déterminer les conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation, une attestation établie par l'architecte du projet ou par un expert certifiant la réalisation de cette étude et constatant que le projet prend en compte ces conditions au stade de la conception ; () j) Lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées à l' article R. 172-2 du code de la construction et de l'habitation , un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 111-20-1 de ce code, et pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 dudit code ; () ".
8. D'une part, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas du règlement du plan de prévention des risques d'inondation de Thionville que la réalisation de la construction en litige soit subordonnée à la réalisation d'une étude préalable. Si le point 2.4 de ce règlement, applicable à la zone orange, relatif aux dispositions constructives et diverses recommandées, prévoit que " tout aménagement en dessous du terrain naturel sera accompagné de mesures de nature à assurer la sécurité des personnes et des biens exposés ", il ne prescrit la réalisation d'aucune étude préalable en particulier. Par suite, le dossier n'avait pas à comprendre l'attestation exigée par le f) de l'article R. 431-16 précité.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'il comporte une attestation de prise en compte de la réglementation thermique. Si le requérant soutient que celle-ci est inexistante, voire entachée de fraude, puisque la signature apposée sur ce document serait différente de celle figurant sur le formulaire Cerfa de demande de permis de construire, la pétitionnaire fait valoir sans être sérieusement contredite que ces deux signatures, l'une manuscrite et l'autre électronique, expliquant ainsi les différences, sont toutes deux celles du représentant du maître d'ouvrage. Par suite et en tout état de cause, le requérant ne peut soutenir que le dossier est incomplet sur ce point.
10. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du caractère incomplet et erroné du dossier de demande de permis de construire doit être écarté dans toutes ses branches.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 1AU 7 du règlement du plan local d'urbanisme de Thionville : " 1. L'implantation est mesurée par rapport à tout point du bâtiment. 2. A moins que le bâtiment ne jouxte la limite séparative, la distance comptée horizontalement du bâtiment au point de la limite du terrain qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la hauteur sous égout du bâtiment projeté, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres ".
12. Selon le requérant, qui souligne que les auteurs du plan local d'urbanisme ont fixé des règles d'implantation différentes en fonction des zones, il résulterait de ces dispositions qu'en zone 1AU, la distance entre la limite séparative et tout point du bâtiment doit être au moins égale à la moitié de la hauteur sous égout du bâtiment, pris en sa partie la plus haute. Toutefois, pour l'application de la règle, la distance devant être respectée par rapport aux limites séparatives de propriété pour l'implantation des bâtiments doit être calculée, non en se bornant à constater la hauteur totale d'une construction en son point le plus élevé, mais de manière glissante en tout point du bâtiment. Or il n'est pas contesté que, dans cette hypothèse, le projet respecte les règles d'implantation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 1AU 7 doit être écarté.
13. En quatrième lieu, en vertu des dispositions de l'article 1AU 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Thionville, le projet en litige nécessite la réalisation de 77 places de stationnement. Il ressort des pièces du dossier de permis de construire, tel que complété par des pièces complémentaires le 9 juillet 2021, que le projet comporte 42 places de stationnement en sous-sol et 35 places en rez-de-chaussée, aucune d'entre elles n'étant située à l'extérieur, conformément aux prescriptions émises par l'architecte des bâtiments de France. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet a été autorisé en méconnaissance des dispositions de l'article 1AU 12 du règlement du plan local d'urbanisme et le moyen articulé en ce sens doit être écarté.
14. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.
15. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet de construction est situé dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation n°18 " Thionville-Manom ". Cette orientation d'aménagement et de programmation fixe un objectif de densification de l'offre en logements, adaptés à tous âges, par la restructuration d'emprises inoccupées au sein du tissu urbain. Il est notamment prévu la création d'une voirie interne centrale, autour d'un espace public structurant à créer. L'orientation d'aménagement et de programmation prévoit également de marquer l'entrée du secteur par un aménagement paysager de qualité, en recourant aux essences locales, et de créer un emplacement destiné à la collecte sélective des déchets ménagers pour en faciliter le ramassage par les camions-poubelles. Il ressort du dossier de demande de permis de construire que le projet en litige prévoit la plantation de 80 arbres et de plantes grimpantes telles le bougainvillier, le chèvrefeuille, le jasmin ou le lierre, celles-ci n'étant certes pas des essences locales. Le projet ne prévoit pas davantage d'emplacement destiné à la collecte des déchets ménagers. Ces seules circonstances ne sauraient toutefois être regardées comme contrariant les objectifs de l'orientation d'aménagement et de programmation, alors qu'au demeurant la convention de projet urbain partenarial de l'entrée de ville Thionville-Manom, jointe au dossier de permis de construire, prévoit la mise en place de containers de collectes volontaires pour assurer la collecte des déchets des futurs projets immobiliers du site " entrée de Ville Thionville-Manom ". Enfin, le projet comporte la création de 59 logements de tailles différentes, allant du deux au quatre pièces, dont il ne serait pas démontré qu'ils ne seraient pas adaptés à tous les âges. Par suite, il n'est pas démontré que le projet ne serait pas compatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation n° 18 et le moyen articulé en ce sens doit être écarté.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article 2.3, prescriptions constructives et diverses, du règlement du plan de prévention des risques d'inondation de Thionville : " () Toute partie de la construction située au-dessous de la cote de référence sera réalisée à partir de matériaux insensibles à l'eau ". Aux termes de l'article 2.4, dispositions constructives et diverses recommandées, de ce règlement : " Tout aménagement en dessous du terrain naturel sera accompagné de mesures de nature à assurer la sécurité des personnes et des biens exposés ".
17. D'une part, il ressort de l'article 4 de l'arrêté attaqué qu'il rappelle que le projet, situé en zone orange du plan de prévention des risques d'inondation, doit respecter les prescriptions des articles 2.3 et 2.4 précités, de sorte que les matériaux qui seront utilisés au stade de l'exécution des travaux, sous peine de non-conformité, devront être insensibles à l'eau, et ce quand bien même le dossier de demande de permis ne le mentionnerait pas. D'autre part, il a déjà été dit plus haut que les dispositions de l'article 2.4 du règlement du plan de prévention des risques d'inondation, qui n'imposent la réalisation d'aucune étude au sens de l'article R.431-16 précité, ne sont pas prescriptives mais se bornent à énoncer des recommandations. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet a été autorisé en méconnaissance des dispositions des articles 2.3 et 2.4 du règlement du plan de prévention des risques d'inondation. Le moyen articulé en ce sens doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que les conclusions du requérant tendant à l'annulation de l'arrêté du 2 août 2021 et de la décision de rejet de son recours gracieux doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SARL Le domaine du Château et de la commune de Thionville qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, la somme que M. A demande au titre des frais liés au litige.
20. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces dernières dispositions, de mettre à la charge de M. A le paiement à la société Le domaine du Château et à la commune de Thionville, chacune, de la somme de 1 500 euros au titre des mêmes frais.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la société Le domaine du Château une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : M. A versera à la commune de Thionville une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la société Le domaine du Château et à la commune de Thionville.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Richard, président,
Mme Kalt, première conseillère,
Mme Eymaron, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 novembre 2022.
La rapporteure,
L. B
Le président,
M. D
La greffière,
J. BROSÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026