mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2200879 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoires enregistrés les 9 février et 15 décembre 2022, M. C A, représenté par Me Grimaldi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 décembre 2021 par lequel le président de l'Eurométropole de Metz l'a admis à la retraite pour invalidité à compter du 16 avril 2021 ;
2°) d'enjoindre à l'Eurométropole de Metz de de procéder à son reclassement dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Eurométropole de Metz la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé ;
- il est entaché de plusieurs vices de procédure ;
- il est entaché d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense et des pièces complémentaires enregistrés les 13 et 14 juin 2022, l'Eurométropole de Metz conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable car M. A n'a pas d'intérêt à agir dès lors qu'il a sollicité sa mise en retraite d'office ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme Stéphanie Jordan - Selva, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, adjoint technique de 2ème classe titulaire au sein de l'Eurométropole de Metz, mis à disposition de la régie Haganis en qualité d'agent d'exploration déchet-opérateur, a été placé en congé longue durée du 3 août 2016 au 2 octobre 2018 en raison d'un syndrome dépressif. Après avoir repris ses fonctions dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique, il a été déclaré définitivement inapte à l'exercice de toute fonction en raison de sa pathologie psychiatrique et d'un comportement inapproprié signalé par certains de ses collègues par un avis du comité médical départemental en date du 2 juin 2020 qui se prononce en faveur de son placement en congé de longue durée à compter du 11 octobre 2019 puis en disponibilité d'office à partir du 11 avril 2020 en raison de l'épuisement de ses droits à congé. Cet avis a été confirmé par le comité médical supérieur le 22 décembre 2020. Par un arrêté du 25 décembre 2021, M. A a été radié des cadres et admis à la retraite conformément à un avis du 15 avril 2021 de la commission de réforme favorable à l'inaptitude définitive de M. A à l'exercice de toute fonction. Dans la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". La décision contestée, qui met fin avant son terme normal à la carrière de l'intéressé, est au nombre de celles qui doivent être motivées en application des dispositions précitées.
3. L'arrêté du 25 décembre 2021 vise les textes dont il fait application et se fonde sur l'avis favorable de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales et sur celui de la commission départementale de réforme. Il ressort également des pièces du dossier que l'intéressé a été tenu informé des motifs de la saisine de ces instances, à savoir son inaptitude totale et définitive à toute fonction. En outre, il n'est pas contesté que ces avis ont été communiqués à M. A. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 31 du décret précité du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales : " Une commission de réforme est constituée dans chaque département pour apprécier () l'incapacité permanente à l'exercice des fonctions. ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " : " Le président de la commission de réforme est désigné par le préfet qui peut choisir soit un fonctionnaire placé sous son autorité, soit une personnalité qualifiée qu'il désigne en raison de ses compétences, soit un membre élu d'une assemblée délibérante dont le personnel relève de la compétence de la commission de réforme. Dans ce cas, un président suppléant, n'appartenant pas à la même collectivité, est désigné pour le cas où serait examinée la situation d'un fonctionnaire appartenant à la collectivité dont est issu le président. Le président dirige les délibérations mais ne participe pas au vote. / Cette commission comprend : / 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; / 2. Deux représentants de l'administration ; / 3. Deux représentants du personnel. / Chaque titulaire a deux suppléants désignés dans les conditions prévues aux articles 5 et 6 ci-dessous. ".
5. Il résulte de ces dispositions que, dans le cas où il est manifeste, eu égard aux éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée par un agent est nécessaire pour éclairer l'examen de son cas, l'absence d'un tel spécialiste est susceptible de priver l'intéressé d'une garantie et d'entacher ainsi la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.
6. Il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement du courrier de l'Eurométropole de Metz en date du 22 janvier 2021 adressé au président de la commission départementale de réforme et du procès -verbal de séance de cette commission de réforme daté du 15 avril 2021, que, pour conclure à l'inaptitude définitive et absolue de M. A ses fonctions ainsi qu'à toute fonction, les membres de cette commission ont eu connaissance du rapport rendu le 2 octobre 2020 par un médecin psychiatre désigné par l'administration concluant à l'inaptitude définitive et absolue de M. A en raison des troubles du comportement dont il souffre au regard de son dossier médical après l'avoir examiné. Ainsi, compte tenu des éléments dont disposait la commission de réforme, il n'est pas manifeste que la présence d'un spécialiste en psychiatrie était nécessaire pour éclairer l'examen de son cas. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de réforme ne peut être qu'écarté.
7. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 15 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " Le secrétariat de la commission informe le médecin du service de médecine professionnelle et préventive, pour la fonction publique territoriale, le médecin du travail, pour la fonction publique hospitalière, compétent à l'égard du service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis à la commission. () Ces médecins peuvent obtenir, s'ils le demandent, communication du dossier de l'intéressé. Ils peuvent présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion de la commission. Ils remettent obligatoirement un rapport écrit dans les cas prévus au premier alinéa des articles 21 et 23 ci-dessous (). ". Il résulte de ces dispositions que l'avis du médecin du travail doit être adressé à la commission de réforme amenée à rendre un avis sur son aptitude à exercer ses fonctions ou toute autre fonction.
8. D'autre part, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
9. M. A soutient que l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de l'article 15 de l'arrêté du 4 août 2004 précité, dès lors que le médecin de prévention n'a pas été tenu informé de la tenue de la séance de la commission de réforme et n'a donc pas été mis en mesure ni de remettre un rapport écrit, ni d'assister à la séance de cette commission. Si l'Eurométropole de Metz produit un certificat du président du centre de gestion de la Moselle attestant de l'application, par le secrétariat de la commission de réforme, jusqu'au 31 janvier 2022, de la procédure d'information préalable au passage d'un dossier en séance, ce document ne suffit pas à établir que le médecin de prévention a été effectivement informé de la séance concernant M. A et dès lors, mis en mesure d'être présent ou de présenter ses observations.
10. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la médecin du travail, qui suivait M. A depuis son embauche en 2001, est à l'origine de la saisine du conseil médical départemental. Dans un courrier en date du 4 décembre 2019, ce médecin estimait " au vu de l'histoire de sa pathologie ", que M. A pouvait être dangereux pour lui et pour ses collègues et elle demandait, en conséquence, qu'il soit examiné afin de définir son aptitude à la poursuite de son activité. Dans ces circonstances et à supposer qu'elle n'ait pas été prévenue de l'examen du dossier de M. A par la commission de réforme le 15 avril 2021, ce manquement n'a pas eu, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise et n'a pas privé M. A d'une garantie. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladie contractées ou aggravées soit en service, soit en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public, soit en exposant ses jours pour sauver la vie d'une ou plusieurs personnes et qui n'a pu être reclassé dans un autre corps en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée peut être radié des cadres par anticipation soit sur sa demande, soit d'office à l'expiration d'un délai de douze mois à compter de sa mise en congé si cette dernière a été prononcée en application de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ainsi que du deuxième alinéa des 2° et 3° de l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée () ". Aux termes de l'article 81 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, dans sa rédaction alors en vigueur, prévoit : " Les fonctionnaires territoriaux reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions peuvent être reclassés dans les emplois d'un autre cadre d'emploi, emploi ou corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé ".
12. Par ailleurs, l'article 37 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable au litige, dispose : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé dans un autre emploi, en application du décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 susvisé, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales () ". Et selon l'article 1er du décret du 30 septembre 1985, dans sa version applicable au litige : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial ne lui permet plus d'exercer normalement ses fonctions et que les nécessités du service ne permettent pas d'aménager ses conditions de travail, le fonctionnaire peut être affecté dans un autre emploi de son grade après avis de la commission administrative paritaire. / L'autorité territoriale procède à cette affectation après avis du service de médecine professionnelle et de prévention, dans l'hypothèse où l'état de ce fonctionnaire n'a pas rendu nécessaire l'octroi d'un congé de maladie, ou du comité médical si un tel congé a été accordé. Cette affectation est prononcée sur proposition du centre national de la fonction publique territoriale ou du centre de gestion lorsque la collectivité ou l'établissement y est affilié ".
13. Il résulte de ces dispositions combinées que lorsqu'un fonctionnaire est reconnu, par suite de l'altération de son état physique, inapte à l'exercice de ses fonctions, il incombe à l'administration de rechercher si le poste occupé par cet agent ne peut être adapté à son état physique ou, à défaut, de lui proposer une affectation dans un autre emploi de son grade compatible avec son état de santé. Si le poste ne peut être adapté ou si l'agent ne peut être affecté dans un autre emploi de son grade, il incombe à l'administration de l'inviter à présenter une demande de reclassement dans un emploi d'un autre corps ou cadre d'emplois, s'il a été déclaré en mesure d'occuper les fonctions correspondantes. S'il ne demande pas son reclassement ou si celui-ci n'est pas possible, il peut être mis d'office à la retraite par anticipation. Dès lors, l'autorité territoriale est tenue d'engager des démarches de reclassement d'un agent seulement dans l'hypothèse où ce dernier n'a pas été reconnu inapte à toutes fonctions. Dans ces conditions, M. A, qui a été déclaré inapte à toutes fonctions, n'est, par suite, pas fondé à soutenir que cette décision aurait été prise en méconnaissance de l'obligation de reclassement résultant des dispositions susmentionnées.
14. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite dispose que : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'une invalidité ne résultant pas du service peut être radié des cadres par anticipation soit sur sa demande, soit d'office ; dans ce dernier cas, la radiation des cadres est prononcée sans délai si l'inaptitude résulte d'une maladie ou d'une infirmité que son caractère définitif et stabilisé ne rend pas susceptible de traitement ()". Aux termes de l'article 30 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales : " Le fonctionnaire qui se trouve dans l'impossibilité définitive et absolue de continuer ses fonctions par suite de maladie, blessure ou infirmité grave dûment établie peut-être admis à la retraite soit d'office, soit sur demande. () / La mise en retraite d'office pour inaptitude définitive à l'exercice de l'emploi ne peut être prononcée qu'à l'expiration des congés de maladie, des congés de longue maladie et des congés de longue durée dont le fonctionnaire bénéficie en vertu des dispositions statutaires qui lui sont applicables, sauf dans les cas prévus à l'article 39 si l'inaptitude résulte d'une maladie ou d'une infirmité que son caractère définitif et stabilisé ne rend pas susceptible de traitement. En aucun cas, elle ne pourra avoir une date d'effet postérieure à la limite d'âge du fonctionnaire sous réserve de l'application des articles 1er-1 à 1er-3 de la loi du 13 septembre 1984 susvisée ".
15. M. A se prévaut de certificats médicaux de plusieurs médecins, dont le médecin psychiatre qui le suit, datés des 3 janvier, 23 août et 29 août 2019 et du 3 juillet 2020, le déclarant apte, sous réserve de la poursuite des soins, à reprendre le travail sur un poste aménagé. Il affirme que seule la médecin de prévention " s'entête à refuser de constater " son aptitude à une réintégration sur un poste aménagé ou sur un poste de reclassement adapté à son état de santé. Néanmoins, d'une part, il ressort des pièces du dossier que la médecin de la prévention, initialement favorable à la reprise de fonction de M. A, a demandé dans un second temps qu'il soit examiné afin de définir son aptitude à la poursuite de son activité, à la suite de nouveaux problèmes de comportement de l'intéressé alors que son médecin psychiatre traitant le disait " parfaitement stabilisé ". D'autre part, M. A a été examiné par un médecin expert qui l'a jugé inapte de manière définitive à exercer toute fonction dans son rapport du 2 octobre 2020, soit postérieurement aux certificats produits par le requérant. Dans ces conditions, M. A ne peut utilement soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur manifeste d'appréciation sur son inaptitude total et définitive à exercer des fonctions.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de M. A dirigées contre l'arrêté de l'Eurométropole de Metz du 25 décembre 2021 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'Eurométropole de Metz.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laubriat , président,
Mme Weisse Marchal, première conseillère,
M. Cormier, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.
La rapporteure,
C.E
Le président,
A. Laubriat
La greffière,
B. Delage
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2200879
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026