mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2200994 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | MAZZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 14 février 2022, 17 août 2022, 12 mai 2023 et 11 juin 2023, M. D C, représenté par Me Mazza, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 janvier 2022 par laquelle le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin a rejeté sa demande d'octroi de la protection fonctionnelle ;
2°) d'enjoindre au service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin de mettre en œuvre la protection fonctionnelle et de prendre, dès lors, intégralement à sa charge les frais et honoraires de procédure pour l'ensemble des procédures en lien avec les violences, la discrimination liée à l'état de santé et le harcèlement moral dénoncés ;
3) de mettre à la charge du service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice d'incompétence dès lors que le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin a méconnu l'étendue de sa compétence ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la matérialité des faits.
Par des mémoires en défense enregistrés les 19 avril 2023, 16 mai 2023 et 3 mai 2024, le service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 13 mai 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G,
- les conclusions de M. Biget, rapporteur public,
- les observations de M. F, représentant le SIS du Bas-Rhin.
Considérant ce qui suit :
1. M. D C, adjudant-chef des sapeurs professionnels au service d'incendie et de secours du Bas-Rhin (ci-après SIS 67) depuis 1992, exerçant la fonction de gestionnaire au sein du bureau du matériel non-roulant du service maintenance du groupement logistique et technique du SIS, a sollicité le 10 janvier 2022 le bénéfice de la protection fonctionnelle en raison de faits d'agression verbale avec menace réitérée de violences dont il dit avoir été victime de la part de son supérieur hiérarchique, le capitaine E B. Par une requête enregistrée le 14 février 2022, M. C demande l'annulation de la décision de refus du SIS 67 qui lui a été opposée le 28 janvier 2022 et contre laquelle il a également formé un recours gracieux le 7 février 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1424-24 du code général des collectivités territoriales : " Le service départemental d'incendie et de secours est administré par un conseil d'administration composé de représentants du département, des communes et des établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de secours et de lutte contre l'incendie. / () ". Aux termes de l'article L. 1424-27 de ce code : " Le conseil d'administration est présidé par le président du conseil départemental ou l'un des membres du conseil d'administration désigné par le président du conseil départemental après le renouvellement des représentants du département et celui des représentants des communes et des établissements publics de coopération intercommunale. / () ". Aux termes de l'article L. 1424-30 de ce code : " Le président du conseil d'administration est chargé de l'administration du service incendie et de secours ".
3. M. C soutient qu'il résulte de ces dispositions qu'il incombe au seul président du conseil d'administration de statuer sur les demandes de protection fonctionnelle formées par les agents du SIS 67 et qu'au titre de cette compétence propre, il ne peut lier volontairement son pouvoir d'appréciation à l'avis ou à la décision d'une autre autorité sans méconnaître l'étendue de son pouvoir d'appréciation. Il fait valoir qu'en considérant que, " sous réserve de l'avis qui sera prochainement rendu par la commission départementale de réforme dans (son) affaire ", la matérialité des violences verbales avec menaces de la part du capitaine B à son égard n'est pas établie, le président du conseil d'administration du SIS 67 " indique clairement " qu'il entend se conformer strictement à l'avis de la commission de réforme et a dès lors renoncé à son pouvoir d'appréciation en liant sa décision à l'avis de la commission de réforme.
4. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme a rendu son avis le 18 mars 2022 sur la demande d'imputabilité au service de l'accident dont le requérant dit avoir été victime le 3 décembre 2021. Aussi, à supposer que le président du conseil d'administration du SIS 67 ne puisse volontairement lier son pouvoir d'appréciation à l'avis d'une autre autorité lorsqu'il statue sur les demandes de protection fonctionnelle sans méconnaitre l'étendue de sa compétence, le moyen est inopérant, en l'espèce, dès lors qu'à la date de la décision litigieuse, le président du conseil d'administration du SIS 67 n'a pu en tout état de cause prendre en considération cet avis pour arrêter sa décision intervenue plus d'un mois plus tôt. En outre, il ressort également des pièces du dossier que le président du conseil d'administration du SIS 67 a rejeté le 11 mars 2022 le recours gracieux dont M. C l'avait saisi le 7 février 2022, soit sept jours avant qu'il n'ait connaissance de l'avis susmentionné. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. (). ". L'article L. 211-5 du même code dispose : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
6. La décision de refus de la protection fonctionnelle énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Certes, elle ne se réfère pas directement aux textes qui la fonde mais aux jurisprudences qui, en rappelant les dispositions législatives et réglementaires dont elles font application, n'en sont pas moins des considérations de droit. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut de motivation doit aussi être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 11 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1980 : " Les fonctionnaires bénéficient, à l'occasion de leurs fonctions, d'une protection organisée par la collectivité publique dont ils dépendent, conformément aux règles fixées par le code pénal et les lois spéciales. / () La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l'occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. () ". Aux termes de l'alinéa 1 de la l'article 6 quinquies de cette loi : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. ".
8. Ces dispositions établissent à la charge de l'administration une obligation de protection de ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent est exposé, mais aussi d'assurer à celui-ci une réparation adéquate des torts qu'il a subis. La mise en œuvre de cette obligation peut notamment conduire l'administration à assister son agent dans l'exercice des poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
9. D'une part, si la protection fonctionnelle résultant d'un principe général du droit n'est pas applicable aux différends susceptibles de survenir, dans le cadre du service, entre un agent public et l'un de ses supérieurs hiérarchiques, il en va différemment lorsque les actes du supérieur hiérarchique sont, par leur nature ou leur gravité, insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
10. D'autre part, il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral.
11. M. C dit avoir été victime, depuis plusieurs mois à la date de la décision attaquée, d'agissements constitutifs de harcèlement moral dans le cadre de l'exercice de ses fonctions de la part de son supérieur hiérarchique, le capitaine B. Il affirme avoir fait l'objet de menaces de violence et de propos dévalorisants et humiliants, notamment lors de deux altercations les 3 et 20 décembre 2021, qui ont eu pour effet d'altérer son état de santé. Il considère que ces deux altercations ont pour origine la dégradation continue de ses conditions de travail en raison du dénigrement constant dont il était victime de la part notamment de son supérieur et de son isolement. Dans le procès-verbal de sa deuxième plainte en date du 21 décembre 2021, il déclare que le capitaine B a adopté à son égard une attitude rabaissante et humiliante depuis six mois. Il estime également avoir été discriminé en raison de sa santé, ayant été déclaré inapte à l'exercice de toute fonction. Il produit à l'appui de ses dires, plusieurs certificats médicaux ainsi que les procès-verbaux des deux plaintes déposées à l'encontre de son supérieur hiérarchique les 3 et 21 décembre 2021 après les deux altercations des 3 et 20 décembre 2021.
12. Le SIS du Bas-Rhin soutient, en défense, que le refus de protection fonctionnelle est principalement fondé sur l'absence de motivation de la demande de M. C et de précisions utiles sur les faits ou les poursuites pour l'éclairer dans sa décision. Il conteste avoir eu communication des procès-verbaux des plaintes déposées par l'intéressé. Il fait également valoir, à titre subsidiaire, que les investigations menées en interne ont démontré qu'il n'y avait pas eu un usage anormal du pouvoir hiérarchique dans la mesure où M. C est à l'origine, de par son comportement et des manquements commis dans l'exercice de ses fonctions, du climat de travail conflictuel dont il se plaint et des deux altercations avec son supérieur hiérarchique qui n'a fait que le rappeler à l'ordre.
13. Il ressort des pièces du dossier que M. C critiquait régulièrement l'organisation du service et n'acceptait pas que son travail puisse être remis en cause ou qu'on lui dise ce qu'il devait faire. Il se sentait agressé et ressentait toute remarque concernant son travail ou son attitude comme des brimades et humiliations. Le SIS 67 produit ainsi un échange de mail entre le requérant et son supérieur daté du 1er décembre 2021, perçu par le requérant comme un " mail agressif remettant en cause sa capacité de travail " alors que le capitaine B, en réponse à une demande de M. C portant sur le remplacement de sparklets périmés, lui rappelle, dans un style dénué de toute agressivité, qu'il " doit anticiper à l'avenir ce genre de commande compte tenu des délais de livraisons du fournisseur afin de toujours disposer d'un stock " et qu'il " ne lui a pas communiqué le devis qu'il devait lui transmettre par mail ni l'état du stock départemental d'extincteurs neufs comme il le lui avait expressément demandé treize jours auparavant ". Dans ce mail, le capitaine B ordonne à M. C de procéder au remplacement à neuf des extincteurs dont les sparklets sont périmés en lui indiquant la marche à suivre et de lui envoyer le devis et l'état du stock qu'il devait lui faire parvenir. Par ailleurs, dans un compte rendu rendant compte de ses deux altercations avec le requérant, le capitaine B rapporte, sans que ce ne soit contesté par l'intéressé, qu'un ancien chef de bureau de M. C lui a fait part avoir rencontré les mêmes difficultés relationnelles avec ce dernier au courant de l'année 2011 et avoir été contraint de déposer deux mains courantes à son encontre car il s'était montré menaçant à son égard. En outre, M. C, qui affirme avoir été menacé physiquement par son supérieur qui aurait ouvert sa veste, serré les dents, serait devenu tout blanc et lui aurait monté les poings en " gueulant cinq fois, viens on sort, tu ne feras que dix secondes entre mes mains ", n'apporte aucun élément probant à l'appui de ses allégations. Aucun des témoins qu'il cite ne confirme ses dires. Le caporal-chef A, qui dément avoir entendu quoi que ce soit le 2 décembre 2021, confirme, en revanche, la version du capitaine B selon laquelle il aurait seulement demandé le 20 décembre 2021 à M. C de faire preuve d'un minimum de politesse en répondant à son " bonjour ". S'il est constant que le 2 décembre 2021, le capitaine B a invité M. C à sortir pour " régler ça " alors que ce dernier, comme il l'admet lui-même dans le procès-verbal de sa première plainte, lui avait répondu, alors qu'il lui rappelait qu'il était son supérieur hiérarchique, que " dans le privé, (il) lui dirait ce qu'(il) pensait vraiment ". D'une part, il n'est pas établi que le capitaine B aurait réitéré à cinq reprises cette menace en criant et en disant " tu ne feras que dix secondes entre mes mains ", d'autre part, aussi regrettable que soit sa réaction, il ne s'est pas agi comme le soutient M. C tant de le menacer de violences physiques que de répondre à sa provocation qu'il a pu, lui-même, percevoir comme une menace à son égard de la part du requérant. Dans ces conditions, les éléments avancés par M. C ne sont pas susceptibles de laisser présumer qu'il a été victime d'agissements réitérés constitutifs d'un harcèlement moral, ni d'établir qu'il aurait été victime de menaces réitérées de violence et de discrimination liée à son état de santé. Par suite, en rejetant la demande de M. C d'octroi de la protection fonctionnelle, le président du conseil d'administration du Service d'incendie et de secours du Bas-Rhin n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation, ni d'erreur de droit.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du Service d'incendie et de secours du Bas-Rhin, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que M. C demande au titre des frais qu'il a exposés.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laubriat , président,
Mme Weisse Marchal, première conseillère,
M. Muller, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
La rapporteure,
C. G
Le président,
A. Laubriat La greffière,
A. Dorffer
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2200994
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026