jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2202277 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP WELSCH & KESSLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 avril 2022 et le 28 août 2023, M. A G et Mme B H, représentés par la SELARL Welsch-Kessler et Associés, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2021 par lequel la maire de Strasbourg a délivré à Mme F C et M. D E un permis de construire pour la rénovation et l'extension d'une maison située 26 rue de l'abbé Hanauer sur le territoire de la commune, ainsi que le rejet implicite de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Strasbourg une somme de 2 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de Mme F C et M. D E une somme de 2 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté est entaché d'une incompétence de l'auteur de l'acte ;
- le dossier de demande de permis de construire est entaché d'insuffisances et d'imprécisions en ce qui concerne l'insertion du projet architectural dans son environnement ;
- l'arrêté méconnaît l'article 7 UCA du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg ;
- l'arrêté méconnaît l'article 11 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 31 janvier 2023 et le 14 mai 2024, la commune de Strasbourg conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer.
Elle soutient que la requête a perdu son objet, l'arrêté litigieux du 7 octobre 2021 ayant été retiré à la demande du bénéficiaire par un arrêté du 15 décembre 2022.
La requête a été communiquée à Mme F C et M. D E, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lusset, rapporteur,
- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,
- les observations de Me Duband, avocat de M. G et Mme H.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E et Mme F C ont déposé le 29 juin 2021 un dossier de demande de permis de construire et de démolir pour la rénovation et l'extension, pour une surface de plancher de 58 m2, d'une habitation située 6 rue de l'abbé Hanauer à Strasbourg. Par un arrêté du 7 octobre 2021, la commune de Strasbourg a fait droit à cette demande en l'assortissant d'une prescription relative au choix des tuiles à utiliser dans le cadre de la rénovation de la toiture de cette habitation. M. G et Mme H, voisins immédiats du projet, ont formé un recours gracieux qui a fait l'objet d'un rejet implicite. Ils demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2021, ensemble le rejet de leur recours gracieux.
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 15 décembre 2022, la maire de Strasbourg a retiré l'arrêté du 7 octobre 2021 à la demande du bénéficiaire. Compte tenu de son caractère rétroactif, cet arrêté, intervenu en cours d'instance et devenu définitif, emporte nécessairement retrait de la décision attaquée dans la présente instance. Dans ces conditions, la demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 octobre 2021 est privée d'objet et il y a lieu d'accueillir l'exception de non-lieu opposée en défense.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Strasbourg une somme 1 500 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. G et Mme H.
Article 2 : La commune de Strasbourg versera une somme de 1 500 euros à
M. G et Mme H au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A G et Mme B H, à Mme F C et M. D E et à la commune de Strasbourg.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Faessel, président,
M. Lusset, premier conseiller,
Mme Anne-Lise Eymaron, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 juin 2024.
Le rapporteur,
A. LUSSET
Le président,
X. FAESSEL
La greffière,
J. BROSÉ
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N° 2202777
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026