jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2202315 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI |
Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 6 avril 2022, M. A G et Mme E B épouse G, représentés par la SCP Weber, Violin et Jehel, demandent au tribunal : 1°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2022 par lequel le maire de la commune de Barr a accordé à la SARL Les constructeurs d'Alsace un permis de construire portant sur la démolition d'une maison existante et la construction de deux immeubles de respectivement huit et six logements, pour une surface de plancher de 1 026 mètres carrés, sur un terrain situé 4, rue Altgass, à Barr ; 2°) de mettre à la charge de la commune de Barr et de la SARL Les constructeurs d'Alsace le versement d'une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - ils justifient d'un intérêt à agir ; - la forme juridique du pétitionnaire est différente de celle mentionnée dans l'arrêté attaqué ; - aucune précision n'est donnée quant à la nature des démolitions sur le terrain d'assiette du projet en litige ; - les opérations de démolition auraient dû faire l'objet d'un permis de démolir distinct du permis de construire ; - le dossier de demande de permis de construire est incomplet ; - l'arrêté attaqué méconnaît l'article 9 du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr ; - il méconnaît l'article 10 UB du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr ; - il méconnaît l'article 12 UB du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr. Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2022, la société Les Constructeurs d'Alsace, représentée par Me Deleau, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des époux G en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés. Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2022, la commune de Barr, représentée par Me Mai, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge des époux G en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que : - les requérants ne justifient pas avoir accompli les formalités exigées par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ; - ils n'établissent pas satisfaire aux exigences de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ; - les moyens soulevés ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme F C, - les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public, - les observations de Me Violin, représentant les époux G, - les observations de Me André, représentant la commune de Barr, - et les observations de Me Windwehr, représentant la société Les Constructeurs d'Alsace. Considérant ce qui suit : 1. Par une demande déposée le 7 septembre 2021, la SARL Les constructeurs d'Alsace a sollicité la délivrance d'un permis de construire portant sur la démolition d'une maison existante et la construction de deux immeubles de respectivement huit et six logements, pour une surface de plancher de 1 026 mètres carrés, sur un terrain situé 4, rue Altgass à Barr. Par un arrêté du 15 février 2022, le maire de la commune de Barr a délivré le permis de construire sollicité. Par le présent recours, M. et Mme G demandent au tribunal d'annuler cet arrêté. Sur les conclusions à fin d'annulation : 2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le formulaire Cerfa, auquel renvoie l'arrêté attaqué, comporte le numéro SIRET de la société pétitionnaire, Les Constructeurs d'Alsace, ainsi que le nom de son représentant et son adresse. Dans ces circonstances, l'erreur quant à la forme sociale de cette société figurant dans le dossier de demande de permis de construire et l'arrêté attaqué, dont il n'est pas établi qu'elle aurait revêtu un caractère frauduleux, n'a pas été de nature à faire obstacle à l'identification de l'identité du pétitionnaire. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté. 3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'urbanisme : " Les démolitions de constructions existantes doivent être précédées de la délivrance d'un permis de démolir lorsque la construction relève d'une protection particulière définie par décret en Conseil d'Etat ou est située dans une commune ou partie de commune où le conseil municipal a décidé d'instaurer le permis de démolir. ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 421-28 du code de l'urbanisme : " Doivent en outre être précédés d'un permis de démolir les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction : () / b) Située dans les abords des monuments historiques définis à l'article L. 621-30 du code du patrimoine ou inscrite au titre des monuments historiques (). ". Enfin, aux termes de l'article L. 451-1 du même code : " Lorsque la démolition est nécessaire à une opération de construction (), la demande de permis de construire () peut porter à la fois sur la démolition et sur la construction (). Dans ce cas, le permis de construire () autorise la démolition ". 4. Il résulte de ce qui précède, d'une part, que lorsque les travaux de démolition portent sur une construction située dans les abords d'un monument historique, un permis de démolir est requis. Il en résulte, d'autre part, que lorsqu'un permis de construire autorise un projet qui implique la démolition totale ou partielle d'une construction, la demande de permis de construire doit, soit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande de permis de démolir, soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction. 5. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier de l'avis de l'architecte des bâtiments de France du 9 novembre 2021, que le projet est situé dans les abords d'un monument historique. Il est, en outre, constant que la demande de permis de construire porte également sur la démolition de la construction existante. Dans ces circonstances, et eu égard aux dispositions précitées, le moyen tiré de ce que les opérations de démolition auraient dû faire l'objet d'un permis de démolir distinct du permis de construire doit être écarté. 6. En troisième lieu, eu égard à l'ensemble des éléments joints à la demande de permis, et notamment les photographies de la construction à démolir, et alors que l'architecte des bâtiments de France a donné son accord à l'ensemble du projet dans son avis du 9 novembre 2021, les services instructeurs ont été mis en mesure d'apprécier la régularité du projet par rapport à la réglementation applicable. Par suite, le moyen, qui est d'ailleurs dépourvu de toute précisions quant au fondement juridique en cause et tiré de ce que le dossier serait insuffisant, tel qu'articulé par les requérants, doit être écarté. 7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. () ". 8. Il ressort du plan de masse figurant dans le dossier de demande de permis de construire que celui-ci permet de localiser le raccordement aux réseaux publics d'eau et d'assainissement et précise que le projet sera raccordé au réseau d'électricité aérien. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté. 9. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ". 10. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de permis de construire comporte des documents photographiques et graphiques, et notamment des modélisations en 3D, permettant d'apprécier la nature et les dimensions de la construction à réaliser et la façon dont elle va s'intégrer à l'environnement, proche et lointain, et aux constructions avoisinantes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme doit être écarté. 11. En sixième lieu, aux termes de l'article 9 du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr : " Insertion dans le contexte / 1. Dispositions générales / 1.1 Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier sont de nature à porter atteint au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. () ". 12. Il ressort des pièces du dossier que si le projet porte sur de l'habitat collectif, son architecture ne diffère pas radicalement de la zone pavillonnaire dans laquelle il s'insère et qui ne revêt aucune caractéristique architecturale ou harmonie particulière. Par ailleurs, le parking prévu en surface est de taille modeste et n'est ainsi pas susceptible de porter atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants dans lesquels se trouve déjà implanté un parking en surface comportant un nombre de places supérieur à celui envisagé par le projet en litige. Dans ces circonstances, et alors que l'architecte des bâtiments de France a donné son accord et énoncé des prescriptions qui seront à suivre par la société pétitionnaire et qu'il ne résulte pas des éléments du plan local d'urbanisme intercommunal opposables à une demande de permis de construire que des logements collectifs ne pourraient pas être construits en zone UB, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet en litige méconnaît les dispositions précitées de l'article 9 du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr. 13. En septième lieu, aux termes de l'article 10 UB du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr : " Caractéristiques architecturales des façades et toitures des constructions / 7. Façades / Dans la zone UB : - Les teintes vives (dont le blanc) ou agressives en façade des volumes principaux sont interdites. () / 11. Remblais / - Le remblais en forme de taupinière sont interdits. / - Le niveau du rez-de-chaussée ne pourra être situé à plus de un mètres en-dessous ou au-dessus du niveau moyen de la voirie qui dessert le bâtiment ou du niveau du terrain naturel d'assiette de la construction. / - Un des accès (entrée principale ou entrée de garage) devra se faire au niveau du terrain naturel avant travaux. ". 14. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la notice descriptive du projet, qu'hormis le revêtement des façades qui sera de teinte claire, dans les couleurs KEIM 9058 et 9069, sans être pour autant blanc, les matériaux utilisés seront de teinte foncée ou sombre. Il ne ressort, en outre, pas des documents graphiques d'insertion versés au dossier que la couleur rouge des tuiles en terre cuite puisse être qualifiée de vive ou agressive au sens des dispositions précitées. 15. D'autre part, il ressort des plans de masse et de coupe joints au dossier que le projet ne comporte aucun remblai en forme de taupinière et que le niveau du rez-de-chaussée fini se situe au même niveau que la voirie desservant le bâtiment. Il ressort également de ces mêmes plans qu'un accès aux garages se fait au niveau du terrain naturel avant travaux. 16. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les dispositions précitées de l'article 10 UB du règlement écrit du plan local d'urbanisme ont été méconnues. 17. En dernier lieu, aux termes de l'article 12 UB du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr : " Prescriptions relatives au patrimoine bâti et paysager à protéger, à conserver, à restaurer, à mettre en valeur ou à requalifier / Les murs en pierre doivent être préservés dans leur configuration d'origine. Toutefois, les accès nécessaires aux constructions et installations pourront y être pratiqués à condition que les aménagements et adjonctions éventuelles soient réalisés en harmonie avec le mur existant (même type de maçonnerie). ". 18. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un mur en pierre dont la protection devrait être assurée au sens des dispositions précitées existerait au droit de la construction devant être démolie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté. 19. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir et notamment celle tirée de l'absence de justifications de la notification exigée à l'article R.600-1 du code de l'urbanisme, les conclusions à fin d'annulation de M. et Mme G doivent être rejetées. Sur les frais liés au litige : 20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Barr et de la société Les Constructeurs d'Alsace qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, le versement de la somme que les requérants demandent au titre des frais liés au litige. 21. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge des requérants le paiement d'une somme de 1 000 euros respectivement à la commune de Barr et à la société Les Constructeurs d'Alsace. D E C I D E : Article 1 : La requête de M. et Mme G est rejetée. Article 2 : M. et Mme G verseront à la commune de Barr une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 : M. et Mme G verseront à la société Les Constructeurs d'Alsace une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A G, à Mme E B épouse G, à la commune de Barr et à la société Les Constructeurs d'Alsace.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2022, à laquelle siégeaient : M. Richard, président, Mme Kalt, première conseillère, Mme Eymaron, conseillère. Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022. La rapporteure, A.-L. C Le président, M. D Le greffier, J. BROSÉ La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Le greffier, 2N° 2202315
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026