jeudi 24 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2203216 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LEONEM |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 13 mai 2022 sous le numéro 2203216, M. A B, M. C B et la pension pour chevaux B, représentés par la SELARL Leonem, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de Mollkirch les a mis en demeure de démolir un bâtiment implanté sur les parcelles cadastrées section 8, n°81, au lieu-dit Bruellingmatt, et de remettre en état ces parcelles ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Mollkirch une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté en litige est entaché d'erreur de fait en ce qui concerne la destination de la construction litigieuse ;
- le plan local d'urbanisme de Mollkirsch est illégal en ce qu'il classe la parcelle n° 81 en zone naturelle inondable ;
- le bâtiment litigieux est nécessaire à l'équilibre économique de l'activité de pension de chevaux ;
- eu égard au classement en zone agricole d'une pension de chevaux voisine, le classement en zone naturelle la parcelle n° 81 est entaché d'une rupture d'égalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2024, la commune de Mollkirch, représentée par Me Levy, conclut à titre principal à ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, dès lors que la commune a constaté la dépose du bâtiment irrégulièrement édifié sur la parcelle cadastrée section 8 n°81, à titre subsidiaire au rejet de la requête, et à ce que soit mise à la charge de M. B et autres la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B et autres ne sont pas fondés.
Le préfet du Bas-Rhin, appelé à la cause en qualité d'observateur, n'a pas présenté d'observations.
Une demande de maintien de la requête a été adressée par le tribunal à M. B et autres par un courrier du 10 janvier 2025 sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et n'a pas fait l'objet d'une réponse.
II. Par une requête, enregistrée le 13 mai 2022 sous le numéro 2203217, M. A B et la pension pour chevaux B, représentés par la SELARL Leonem, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de Mollkirch les a mis en demeure de démolir un bâtiment implanté sur les parcelles cadastrées section 8, n°79 et 80, au lieu-dit Bruellingmatt et de remettre en état ces parcelles ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Mollkirch une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté en litige ne permet pas d'identifier le bâtiment en cause ;
- le plan local d'urbanisme de Mollkirsch est illégal en ce qu'il classe les parcelles n° 79 et 80 en zone naturelle inondable ;
- le bâtiment litigieux est nécessaire à l'équilibre économique de l'activité de pension de chevaux ;
- eu égard au classement en zone agricole d'une pension de chevaux voisine, le classement en zone naturelle des parcelles n° 79 et 80 est entaché d'une rupture d'égalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2024, la commune de Mollkirch, représentée par Me Levy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B et autres la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Le préfet du Bas-Rhin, appelé à la cause en qualité d'observateur, n'a pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Léa Perabo Bonnet,
- les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public,
- les observations de Me Canal, avocate de M. B et autres,
- les observations de M. D, maire de Mollkirch.
Considérant ce qui suit :
1. Par des procès-verbaux d'infraction du 28 juin 2021, le maire de la commune de Mollkirch a constaté la présence irrégulière d'un bâtiment à usage d'abri pour chevaux, fourrage et sellerie sur les parcelles cadastrées section 8, n°79 et 80, et d'un bâtiment à usage d'habitation sur la parcelle cadastrée section 8, n°81. En date du 16 novembre 2021, le maire a édicté deux arrêtés de mise en demeure de démolition de ces bâtiments et de remise en état des parcelles. Les requérants, usagers de ces parcelles, en demandent l'annulation.
2. Les requêtes susvisées nos 2203216 et 2203217, présentées pour MM. B et pour la pension pour chevaux B, présentent à juger des questions semblables. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la requête n° 2203216 :
3. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".
4. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. / () ".
5. En l'espèce, par une lettre du 10 janvier 2025, le tribunal a invité M. B et autres à confirmer expressément le maintien de leur requête dans un délai d'un mois et les a informés des conséquences d'une carence de réponse. En dépit de la demande qui leur a été adressée en application des dispositions susvisées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, dont l'accusé de réception dans l'application Télérecours est daté, en tout état de cause, du 10 janvier 2025 à 16h44, M. B et autres n'ont pas confirmé expressément le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois qui leur était imparti. Par suite, ils doivent être réputés s'être désistés de l'ensemble de leurs conclusions dans cette instance.
Sur la requête n° 2203217 :
6. Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme : " Les constructions, même ne comportant pas de fondations, doivent être précédées de la délivrance d'un permis de construire ().". Aux termes du I de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme : " Lorsque des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 ont été entrepris ou exécutés en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ainsi que des obligations mentionnées à l'article L. 610-1 ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable et qu'un procès-verbal a été dressé en application de l'article L. 480-1, indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées pour réprimer l'infraction constatée, l'autorité compétente mentionnée aux articles L. 422-1 à L. 422-3-1 peut, après avoir invité l'intéressé à présenter ses observations, le mettre en demeure, dans un délai qu'elle détermine, soit de procéder aux opérations nécessaires à la mise en conformité de la construction, de l'aménagement, de l'installation ou des travaux en cause aux dispositions dont la méconnaissance a été constatée, soit de déposer, selon le cas, une demande d'autorisation ou une déclaration préalable visant à leur régularisation ". Lorsqu'a été dressé un procès-verbal constatant que des travaux soumis à permis de construire, permis d'aménager, permis de démolir ou déclaration préalable ou dispensés, à titre dérogatoire, d'une telle formalité ont été entrepris ou exécutés irrégulièrement, l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation d'urbanisme peut, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale et indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées pour réprimer l'infraction constatée, mettre en demeure l'intéressé, après avoir recueilli ses observations, selon la nature de l'irrégularité constatée et les moyens permettant d'y remédier, soit de solliciter l'autorisation ou la déclaration nécessaire, soit de mettre la construction, l'aménagement, l'installation ou les travaux en cause en conformité avec les dispositions dont la méconnaissance a été constatée, y compris, si la mise en conformité l'impose, en procédant aux démolitions nécessaires.
En ce qui concerne l'identification du bâtiment concerné :
7. M. B fait valoir que l'arrêté attaqué ne permet pas d'identifier le bâtiment objet du litige au motif que les parcelles n° 79 et 80 comportent plusieurs constructions. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et n'est pas contesté, qu'un seul bâtiment est présent à la fois sur la parcelle n° 79 et sur la parcelle n° 80 et que ce même bâtiment est le seul à avoir un usage d'abri pour chevaux, de fourrage et de sellerie, fonction visée par l'arrêté en litige. Il ressort également des pièces du dossier que plusieurs échanges ont eu lieu entre l'intéressé et la commune préalablement à son édiction, dont un courrier adressé par la commune à M. B le 28 septembre 2021 et auquel était joint une annexe permettant de localiser et d'identifier le bâtiment objet de la procédure. Dans ces conditions, le requérant ne saurait sérieusement soutenir que l'arrêté contesté ne permet pas d'identifier le bâtiment visé par la mise en demeure et son moyen sur ce point ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le classement des parcelles en litige et l'antériorité du bâtiment :
8. Aux termes des dispositions de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ". Et aux termes de l'article 1-NI du plan local d'urbanisme de la commune de Mollkirch : " Occupations et utilisations du sol interdites / Toutes constructions, occupations et utilisations du sol autres que celles visées à l'article 2 - NI. ". Et aux termes de l'article 2-NI du même plan local d'urbanisme : " Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières / Dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière dans l'unité foncière où elles sont implantées, qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages et qu'elles ne sont pas situées à moins de 15 mètres des berges d'un cours d'eau :/ Les constructions, installations ou travaux nécessaires à la réalisation, à l'entretien ou à la maintenance d'ouvrages d'intérêt général ou collectif ou liés à un service public./ Les aménagements liés à la mise en place de pistes cyclables et cheminements piétonniers./ Les affouillements et exhaussements du sol, à conditions d'être nécessaires à la réalisation d'une occupation du sol autorisée./ Les travaux nécessaires à l'entretien et la renaturation des cours d'eau et des espaces naturels./ - Les constructions et installations à destination d'hébergement hôtelier, de tourisme et de loisirs à condition que leur surface de plancher totale soit inférieure à 300 mètres² supplémentaires par rapport à l'emprise au sol existante en zone NI à la date d'approbation du PLU. "
9. Le requérant soutient que le bâtiment préexistait à l'élaboration du plan local d'urbanisme, qui n'en a pas tenu compte, et que par conséquent le plan local d'urbanisme est illégal en ce qu'il classe les parcelles n° 79 et 80 en zone Ni.
10. Toutefois, les documents produits, à savoir une photographie ancienne et une copie d'écran non datée d'un plan cadastral, ne sont pas suffisantes pour établir l'existence du bâtiment litigieux antérieurement à l'approbation du plan local d'urbanisme de la commune en 2017. En outre, si M. B soutient qu'il se serait vu délivrer un permis de construire portant sur ces parcelles, il n'apporte aucun commencement de preuve au soutien de ses allégations, contestées par la commune. Il n'est ainsi pas établi que le requérant disposait d'une autorisation d'urbanisme pour édifier le bâtiment en litige.
11. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, et des informations figurant sur le site Géoportail librement accessible en ligne, que ces parcelles n° 79 et 80 sont situées en zone de captage d'eau potable, dans des périmètres de protection rapprochée A et B, dans un secteur soumis à des risques d'inondations, au sein d'un périmètre de protection d'un monument historique et qu'elles comportent des ripisylves à préserver pour des motifs écologiques. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que la commune a classé et maintenu ces parcelles en zone Ni. Par suite, le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de ce classement contre l'arrêté contesté.
12. Il résulte de ce qui précède que, eu égard d'une part à l'absence d'autorisation d'urbanisme et au classement de la zone dans laquelle se situe le bâtiment litigieux, le maire était fondé à en ordonner la destruction à M. B et autres.
En ce qui concerne les autres moyens :
13. En premier lieu, à supposer même que le requérant exerce, au sein du bâtiment à démolir, une activité de pension de chevaux, ce qui est contesté par la commune et ne ressort pas des pièces du dossier, la circonstance que ce bâtiment serait nécessaire à l'équilibre économique d'une telle activité est sans incidence sur la décision attaquée, qui relève de la police de l'urbanisme.
14. En second lieu, M. B soutient que la décision attaquée porte atteinte au principe d'égalité de traitement, dès lors qu'une parcelle voisine, située sur le ban de la commune de Rosheim et accueillant une activité similaire à la sienne, a été classée en zone urbaine par le plan local d'urbanisme de cette commune. Toutefois, une telle circonstance ne permet pas, par elle-même, de révéler une méconnaissance du principe d'égalité, dès lors que le requérant n'établit pas le caractère irrégulier de la mise en demeure contestée, qui résulte de la mise en œuvre par le maire des pouvoirs de police qu'il tient de l'article .481-1 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement doit être écarté.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B et autres doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Mollkirch, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. B et autres la somme que ceux-ci réclament au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter la demande de la commune présentée au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative dans la requête n°2203216 et de mettre à la charge de M. B et autres la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Mollkirch et non compris dans les dépens au titre de la requête n° 2203217.
D E C I D E :
Article 1 : Il est donné acte du désistement d'instance de la requête n° 2203216 de M. B et autres.
Article 2 : La requête n° 2203217 de M. A B et autres est rejetée.
Article 3 : M. A B et autres verseront la somme de 2 000 (deux mille) euros à la commune de Mollkirch en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre de la requête n° 2203217.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Mollkirch présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative dans la requête n° 2203216 sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à M. C B, à la pension pour chevaux B et à la commune de Mollkirch.
Délibéré après l'audience du 27 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Richard, président,
Mme Perabo Bonnet, première conseillère,
M. Latieule, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 avril 2025.
La rapporteure,
L. Perabo Bonnet
Le président,
M. Richard
La greffière,
J. Brosé
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Nos 2203216, 2203217
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026