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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2203311

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2203311

mardi 29 août 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2203311
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantGRÜN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 mai 2022, Mme B A, représentée par Me Grün, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du préfet de la Moselle refusant de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Mme A soutient que :

- le préfet de la Moselle n'a pas répondu à sa demande de communication des motifs de la décision implicite et a méconnu ainsi les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 mai 2023, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.

Le préfet de la Moselle fait valoir que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 avril 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Bouzar a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante comorienne née en 1979, a sollicité un titre de séjour auprès du préfet de la Moselle par courrier reçu le 22 octobre 2021 et dont le préfet a accusé réception le 17 novembre 2021. Mme A demande au tribunal d'annuler la décision implicite du préfet de la Moselle refusant de lui délivrer un titre de séjour.

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 de ce code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ". Aux termes, par ailleurs, de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

3. Il ressort des pièces du dossier et en particulier de l'accusé de réception du 17 novembre 2021 que la demande de titre de séjour de Mme A a été reçue en préfecture le 22 octobre 2021. Ainsi, une décision implicite de rejet est née le 22 février 2022. Si Mme A soutient que sa demande de communication des motifs est demeurée sans réponse, il ressort cependant des pièces du dossier que cette demande a été reçue par le préfet de la Moselle le 1er février 2022, soit avant la naissance de la décision contestée. Cette demande de communication des motifs était donc prématurée. Par conséquent, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Moselle a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Moselle n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme A.

5. En troisième lieu, si Mme A soutient qu'elle a établi le centre de ses attaches privées et familiales en France, elle ne produit cependant aucun élément à l'appui de ses allégations. Par conséquent, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Grün et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 3 juillet 2023 à laquelle siégeaient :

M. Julien Iggert, président,

M. Christophe Michel, premier conseiller,

M. Mohammed Bouzar, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 août 2023.

Le rapporteur,

M. BOUZAR

Le président,

J. IGGERT

La greffière,

O. WAGNER

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2203311

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