mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2204040 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 22 juin 2022 sous le n° 2204040, la SCCV Jasmin, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 avril 2022 par lequel le maire d'Illkirch Graffenstaden a refusé de lui accorder un permis de construire portant sur la construction d'un ensemble collectif de 55 logements sur un terrain situé 23, avenue de Strasbourg ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Illkirch Graffenstaden une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle s'est trouvée bénéficiaire d'un permis de construire tacite à l'issue du délai d'instruction, le 23 mars 2022, de sorte que l'arrêté attaqué doit être regardé comme retirant ce permis tacite ;
- le retrait n'a pas été précédé de la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- les motifs du retrait sont illégaux.
Par une ordonnance du 6 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 mars 2023.
Sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, des pièces ont été produites, à la demande du tribunal, par la SCCV Jasmin, le 5 avril 2023, et communiquées le 12 avril 2023 à la commune d'Illkirch-Graffenstaden.
Un mémoire a été enregistré le 4 mai 2023 pour le compte de la commune d'Illkirch-Graffenstaden, postérieurement à la clôture de l'instruction.
II. Par une requête, enregistrée le 8 novembre 2022 sous le n° 2207417, la SCCV Jasmin, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel le maire d'Illkirch Graffenstaden a refusé de lui accorder un permis de construire portant sur la construction d'un ensemble collectif de 55 logements sur un terrain situé 23, avenue de Strasbourg ;
2°) d'enjoindre au maire d'Illkirch de lui délivrer le permis sollicité dans un délai d'un moins à compter de la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Illkirch Graffenstaden une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le projet n'est pas incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation métropolitaine " Baggersee " ;
- le projet ne méconnait pas les dispositions de l'article 11.1.1 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg ;
- le projet ne méconnaît pas l'article 7 UCB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg ;
- l'escalier et la rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite seront réalisés en aménagements paysagers.
Par une ordonnance du 14 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 mars 2023.
Sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, des pièces ont été produites, à la demande du tribunal, par la SCCV Jasmin, le 5 avril 2023, et communiquées le 12 avril 2023 à la commune d'Illkirch-Graffenstaden.
Un mémoire a été enregistré le 4 mai 2023 pour le compte de la commune d'Illkirch-Graffenstaden, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Kalt,
- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,
- les observations de Me Gillig, avocat de la SCCV Jasmin,
- les observations de Me Canal, avocat de la commune d'Illkirch-Graffenstaden.
Considérant ce qui suit :
1. Le 23 décembre 2021, la SCCV Jasmin a déposé une demande de permis de construire portant sur la construction d'un ensemble collectif de 55 logements, pour une surface de plancher de 2 914 mètres carrés, sur un terrain situé 23, avenue de Strasbourg à Illkirch-Graffenstaden. Par un arrêté du 20 avril 2022, le maire-adjoint d'Illkirch-Graffenstaden a refusé de délivrer le permis sollicité. Le 7 juillet 2021, la SCCV Jasmin a, à nouveau, présenté la même demande de permis de construire, rejetée par un arrêté du 6 octobre 2022. Par les requêtes visées ci-dessus, qu'il convient de joindre afin qu'il soit statué par un seul jugement, la SCCV Jasmin demande au tribunal l'annulation des arrêtés des 20 avril 2022 et 6 octobre 2022.
Sur la légalité de l'arrêté du 20 avril 2022 :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 423-19 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet ". Aux termes de l'article R. 423-23 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun est de : () / b) Deux mois pour les demandes de permis de démolir et pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; / c) Trois mois pour les autres demandes de permis de construire et pour les demandes de permis d'aménager ". L'article R. 423-38 de ce code dispose que : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ". L'article R. 423-41 du même code dans sa rédaction issue du décret du 21 mai 2019 modifiant diverses dispositions du code de l'urbanisme pris pour l'application de la loi du 23 novembre 2018 : " Une demande de production de pièce manquante notifiée après la fin du délai d'un mois prévu à l'article R. 423-38 ou ne portant pas sur l'une des pièces énumérées par le présent code n'a pas pour effet de modifier les délais d'instruction définis aux articles R.423-23 à R.423-37-1 et notifiés dans les conditions prévues par les articles R.423-42 à R.423-49 ". L'article R. 424-1 du code de l'urbanisme précise que : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : () b) Permis de construire, permis d'aménager ou permis de démolir tacite () ".
3. La société requérante a déposé un dossier de permis de construire le 23 décembre 2021, portant sur la construction d'un ensemble collectif d'habitation, pour lequel le délai d'instruction est de trois mois. Les services de la commune d'Illkirch-Graffenstaden ont adressé à la pétitionnaire une demande de pièces complémentaires le 19 janvier 2022, dont celle-ci indique sans être contredite l'avoir reçue le 25 janvier 2023, soit après l'expiration du délai d'un mois mentionné à l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme. Cette demande de pièces complémentaires n'a dès lors pu interrompre le délai d'instruction de la demande fixé par l'article R. 423-23 du même code. Dans ces conditions, en vertu des dispositions précitées, la requérante est fondée à soutenir qu'elle s'est trouvée bénéficiaire, à l'expiration du délai de trois mois, soit le 23 mars 2022, d'un permis de construire tacite, et que l'arrêté en litige, édicté le 20 avril 2022, doit être regardé comme procédant au retrait de ce permis.
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". La décision portant retrait d'un permis de construire tacite est au nombre de celles qui doivent être motivées. Elle doit, par suite, être précédée d'une procédure contradictoire. L'observation de celle-ci constitue une garantie pour le titulaire de l'autorisation d'urbanisme dont le retrait est envisagé.
5. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté du 20 avril 2022 attaqué ait été précédé de la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que la décision de retrait a été prise à la suite d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de ces dispositions.
6. Pour l'application de l'article L. 600-4 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen du dossier, tel que développé dans les écritures, n'est de nature à entraîner l'annulation de la décision en litige.
7. Il en résulte que la SCCV Jasmin est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 avril 2022.
Sur la légalité de l'arrêté du 6 octobre 2022 :
8. Le maire-adjoint d'Illkirch-Graffenstaden a refusé la délivrance du permis de construire sollicité aux motifs que, premièrement, le projet était incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation " Baggersee ", deuxièmement, qu'il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article 11 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, troisièmement qu'il méconnaît l'article 7 UCB de ce règlement et qu'enfin le projet ne garantit pas que l'escalier et la rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite seront réalisés en aménagements paysagers.
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ".
10. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du formulaire Cerfa joint à la demande de permis de construire, que le terrain d'assiette du projet en litige est constitué des parcelles cadastrées section 26 n° 187 et 572, dont il n'est pas contesté qu'elles ne sont pas comprises dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation sectorielle relative au quartier du Baggersee. Si le maire fait valoir dans l'arrêté en litige que la pétitionnaire avait initialement présenté une demande de certificat d'urbanisme en prévision de son projet, incluant également la parcelle cadastrée section 26 n° 523, concernée par l'orientation d'aménagement et de programmation du Baggersee, il est constant que le terrain d'assiette en cause, tel que déclaré dans la demande de permis de construire, n'inclut finalement pas cette parcelle. Dans ces conditions, le projet en litige n'a pas à respecter les principes d'aménagement spécifiques à l'orientation d'aménagement et de programmation, dans le périmètre de laquelle il n'est pas inclus, et le maire ne pouvait légalement s'opposer au projet au motif qu'il n'est pas compatible avec ceux-ci.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 UCB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " La distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite séparative qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L=H/2 minimum 3 mètres) ".
12. Le maire-adjoint a considéré que cette règle était méconnue en limite séparative sud, dès lors que le bâtiment, d'une hauteur de 8,80 mètres n'est distant que de 3,04 mètres de la limite. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse et des plans de coupe joints à la demande de permis de construire, que la façade est du bâtiment est constituée d'étages et balcons en escaliers, le balcon du premier étage étant situé à une cote altimétrique de 147,72 NGF. A cet endroit, le niveau du terrain naturel, au point de la limite séparative qui en est le plus rapproché, est coté à 142,21 NGF, de sorte que la différence d'altitude visée à l'article 7 UCB précité est de 5,51 mètres. Le bâtiment, qui est implanté, en ce point, à 3,04 mètres de la limite, ne méconnaît pas la règle d'implantation. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que le maire a, de manière erronée, apprécié la règle à compter de la hauteur du deuxième étage de la construction, certes coté à 150,42 NGF, mais situé en retrait. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le maire ne pouvait refuser son projet en se fondant sur la méconnaissance de l'article 7 UCB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article 11 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, applicables à toutes les zones, reprenant celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
14. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une telle atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
15. Il ressort des pièces du dossier, notamment des plans et vues versés aux débats, que le projet a vocation à s'implanter sur un terrain actuellement bâti, situé le long de l'avenue de Strasbourg, par laquelle passe une ligne de tramway et qui le sépare d'un hypermarché et de son vaste parking, dans le prolongement de l'avenue de Colmar qui est marquée par la présence de nombreux immeubles commerciaux et collectifs d'habitation. A proximité immédiate de ce terrain se trouve également le parking-relais de la station Baggersee du tramway, ainsi que plusieurs bâtiments collectifs, de hauteurs différentes et qui ne présentent aucune unité architecturale. Si le quartier situé au nord du terrain d'assiette, au-delà de la rue de Cannes, comporte bien des habitations essentiellement pavillonnaires, il ne présente toutefois pas davantage une harmonie particulière et ne bénéficie d'aucune protection au document d'urbanisme. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le maire ne pouvait s'opposer au projet au motif qu'il portait atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance des dispositions citées au point 13.
16. En dernier lieu, si le maire d'Illkirch-Graffenstaden a estimé ne pouvoir autoriser le projet en cause, au motif que l'escalier et la rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite ne pourront pas être réalisés en aménagements paysagers, il n'indique pas quelle règle d'urbanisme serait méconnue, alors en tout état de cause que la pétitionnaire a déclaré dans sa demande de permis de construire, dont l'exécution conforme pourra être contrôlée et, le cas échéant, sanctionnée, que ces éléments comporteront des aménagements paysagers.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la pétitionnaire est également fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 6 octobre 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution/ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
19. Les projets à l'origine des arrêtés des 20 avril 2022 et 6 octobre 2022 sont identiques. Compte tenu de l'annulation de l'arrêté du 20 avril 2022 valant retrait de permis de construire, la pétitionnaire se trouve bénéficiaire d'une autorisation d'urbanisme tacite pour son projet. Il n'y a donc pas lieu d'enjoindre au maire d'Illkirch-Graffenstaden la délivrance du permis de construire, à nouveau refusé par l'arrêté en litige du 6 octobre 2022. Les conclusions aux fins d'injonction doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Il y a lieu, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden le paiement de la somme de 2 000 euros à la SCCV Jasmin, dans chacune des deux instances.
D E C I D E :
Article 1 : Les arrêtés des 20 avril 2022 et 6 octobre 2022 sont annulés.
Article 2 : La commune d'Illkirch-Graffenstaden versera à la SCCV Jasmin une somme de 2 000 euros dans chacune des deux instances n° 2204040 et 2207417.
Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Jasmin et à la commune d'Illkirch-Grafenstaden.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Richard, président,
Mme Kalt, première conseillère,
Mme Anne-Lise Eymaron, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 30 mai 2023.
La rapporteure,
L. KALT
Le président,
M. RICHARD
La greffière,
J. BROSÉ
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2204040, 2207417
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026