lundi 25 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2204439 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FOURET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 et 21 juillet 2022, M. et Mme C D, représentés par Me Fouret, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 29 juin 2022 par laquelle le directeur académique adjoint des services de l'éducation nationale du Haut-Rhin a refusé de leur accorder une autorisation d'instruction dans la famille pour leur enfant, A, et de la décision à intervenir rejetant leur recours administratif préalable obligatoire, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au rectorat de Strasbourg de leur délivrer l'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille, A, à défaut, de leur délivrer l'autorisation d'instruire dans la famille, sur le fondement de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, en raison de la situation propre à l'enfant ;
3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au rectorat de Strasbourg, de réexaminer la situation de leur enfant, A, en tirant les conséquences de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
Sur la condition de l'urgence :
- l'urgence tient à ce qu'ils ne peuvent attendre la décision de la commission de recours préalable ;
- l'urgence tient à ce que leur fille, A, serait la seule de leurs six enfants à ne pas suivre l'instruction en famille ;
- l'urgence tient à ce que la décision contestée bouleverserait le rythme pédagogique et le parcours scolaire de leur fille ;
- l'urgence tient à ce que la décision contestée impacterait la relation entretenue avec son père ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- il existe un doute sérieux tiré de l'exception d'illégalité des contrôles effectués par le rectorat au regard de l'article 49 de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 ;
- il existe un doute sérieux tiré de l'irrégularité des contrôles effectués par le rectorat, privant un enfant instruit en famille de la possibilité de bénéficier de l'autorisation de plein droit prévue par les dispositions de l'article 49 de la loi du 24 août 2021 ;
- il existe un doute sérieux tenant à l'erreur qu'aurait commise le rectorat sur le niveau scolaire de leur fille ;
- il existe un doute sérieux tenant à l'erreur commise sur la matérialité des faits, dès lors qu'il y a incohérence et partialité du contrôle effectué le 4 avril 2022 ;
- il existe un doute sérieux tenant aux erreurs matérielles commises lors du second contrôle effectué ;
- il existe un doute sérieux tenant à l'erreur de droit commise lors du second contrôle, en raison de la méconnaissance de l'article D. 131-12 du code de l'éducation ;
- il existe un doute sérieux tenant à l'erreur manifeste d'appréciation dont sont entachés les contrôles réalisés ;
- il existe un doute sérieux tenant à l'erreur manifeste d'appréciation tirée de l'atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant et à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2022, le recteur de l'académie de Strasbourg conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et au rejet des conclusions à fin d'injonction et à celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que postérieurement à l'enregistrement de la requête, la commission de recours relative aux demandes d'autorisation d'instruction dans la famille de l'académie de Strasbourg, saisie par les requérants le 7 juillet 2022, a infirmé, le 21 juillet 2022, le refus de délivrer une autorisation d'instruire leur fille dans la famille.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 8 juillet 2022 sous le numéro 2204438 par laquelle les consorts D demandent l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Carrier, vice-président, en qualité de juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 22 juillet 2022 en présence de Mme Tho, greffière d'audience :
- le rapport de M. Carrier, juge des référés ;
- les observations de M. B, représentant le recteur de l'académie de Strasbourg.
Les requérants n'étaient ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, la commission de recours relative aux demandes d'autorisation d'instruction dans la famille de l'académie de Strasbourg a, par décision du 21 juillet 2022, sur recours administratif obligatoire, accordé aux époux D une autorisation d'instruire dans la famille leur fille mineure A, pour les années scolaires 2022-2023 et 2023-2024. Cette décision s'est ainsi substituée à la décision du 29 juin 2022 du directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale du Haut-Rhin en litige. Les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative précitées et celles à fin d'injonction ont dès lors perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur celles à fin d'injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme D est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C D et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Strasbourg.
Fait à Strasbourg, le 25 juillet 2022.
Le juge des référés,
C. Carrier
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026