vendredi 20 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2204819 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CONCORDE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2022, l'association Alsace Nature, représentée par Me Zind, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision du 20 mai 2022 par laquelle le préfet du Haut-Rhin a refusé de mettre en demeure la société GSE de présenter une demande de dérogation au titre de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
2) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de mettre en demeure la société GSE de déposer un dossier de demande de dérogation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir ;
- la décision contestée méconnaît les articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l'environnement en raison du risque de destruction d'un habitat terrestre du crapaud vert ;
- la décision est également contraire à ces articles en raison du risque de destruction de spécimens de crapaud vert : ainsi, le préfet ne pouvait pas tenir compte des mesures de réduction proposées par GSE ; la société GSE n'a proposé aucune mesure d'évitement ; il n'a pas été tenu compte du risque de destruction de spécimens en phase d'exploitation du site ;
- dans d'autres chantiers similaires, le porteur de projet a déposé une demande de dérogation ;
- d'autres espèces menacées sont concernées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2023, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2023, la société GSE, représentée par la Selarl Concorde avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de l'association Alsace Nature une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par Alsace Nature ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- l'arrêté du 8 janvier 2021 fixant la liste des amphibiens et des reptiles représentés sur le territoire métropolitain protégés sur l'ensemble du territoire national et les modalités de leur protection ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Laurent Boutot,
- les conclusions de M. Alexandre Therre, rapporteur public,
- les observations de Me Zind, avocat de l'association Alsace Nature ;
- les observations de Mme A, représentant le préfet du Haut-Rhin ;
- les observations de Me Ducros, avocat de la société GSE.
Considérant ce qui suit :
1. La société GSE a souhaité implanter un entrepôt logistique sur une partie de la zone d'activité commerciale " Marie-Louise " de la commune de Staffelfelden. Par un arrêté du
27 janvier 2022, le préfet du Haut-Rhin a enregistré le projet de la société GSE au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement et a mentionné un certain nombre de prescriptions à respecter pour protéger le crapaud vert, espèce figurant sur la liste des amphibiens menacés, et dont la présence à proximité de l'emprise du chantier est avérée. Par un courrier du 31 mars 2022, l'association Alsace Nature a demandé au préfet du Haut-Rhin de mettre en demeure la société GSE de présenter une demande de dérogation à la protection des espèces protégées, sur le fondement de l'article L. 411-2 du code de l'environnement. Par une décision du 20 mai 2022, le préfet du Haut-Rhin a refusé de faire droit à cette demande. Alsace Nature demande d'annuler cette décision et d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de mettre en demeure la société GSE de déposer une demande de dérogation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 411-1 du code de l'environnement : " I. - Lorsqu'un intérêt scientifique particulier, le rôle essentiel dans l'écosystème ou les nécessités de la préservation du patrimoine naturel justifient la conservation de sites d'intérêt géologique, d'habitats naturels, d'espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et de leurs habitats, sont interdits: / 1° La destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ; () / 3° La destruction, l'altération ou la dégradation de ces habitats naturels ou de ces habitats d'espèces () ". Aux termes de l'article L. 411-2 du même code : " I. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles sont fixées : () / 4° La délivrance de dérogations aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 411-1, à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante, pouvant être évaluée par une tierce expertise menée, à la demande de l'autorité compétente, par un organisme extérieur choisi en accord avec elle, aux frais du pétitionnaire, et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle : a) Dans l'intérêt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats naturels ; / b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d'autres formes de propriété ; / c) Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement ; / d) A des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement et de réintroduction de ces espèces et pour des opérations de reproduction nécessaires à ces fins, y compris la propagation artificielle des plantes ; / e) Pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, d'une manière sélective et dans une mesure limitée, la prise ou la détention d'un nombre limité et spécifié de certains spécimens () ".
3. Il résulte de ces dispositions que la destruction ou la perturbation des espèces animales concernées, ainsi que la destruction ou la dégradation de leurs habitats, sont interdites. Toutefois, l'autorité administrative peut déroger à ces interdictions dès lors que sont remplies trois conditions distinctes et cumulatives tenant d'une part, à l'absence de solution alternative satisfaisante, d'autre part, à la condition de ne pas nuire au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle et, enfin, à la justification de la dérogation par l'un des cinq motifs limitativement énumérés et parmi lesquels figure le fait que le projet réponde, par sa nature et compte tenu des intérêts économiques et sociaux en jeu, à une raison impérative d'intérêt public majeur.
4. Le système de protection des espèces résultant des dispositions citées ci-dessus, qui concerne les espèces de mammifères terrestres, d'oiseaux, d'amphibiens et de reptile figurant sur les listes fixées par les arrêtés des 23 avril 2007, 29 octobre 2009 et 8 janvier 2021, impose d'examiner si l'obtention d'une dérogation est nécessaire dès lors que des spécimens de l'espèce concernée sont présents dans la zone du projet, sans que l'applicabilité du régime de protection dépende, à ce stade, ni du nombre de ces spécimens, ni de l'état de conservation des espèces protégées présentes.
5. Le pétitionnaire doit obtenir une dérogation " espèces protégées " si le risque que le projet comporte pour les espèces protégées est suffisamment caractérisé. A ce titre, les mesures d'évitement et de réduction des atteintes portées aux espèces protégées proposées par le pétitionnaire doivent être prises en compte. Dans l'hypothèse où les mesures d'évitement et de réduction proposées présentent, sous le contrôle de l'administration, des garanties d'effectivité telles qu'elles permettent de diminuer le risque pour les espèces au point qu'il apparaisse comme n'étant pas suffisamment caractérisé, il n'est pas nécessaire de solliciter une dérogation " espèces protégées ".
6. En premier lieu, l'association Alsace Nature soutient que le projet méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 411-1 du code de l'environnement, en raison d'un risque de destruction d'habitat du crapaud vert, qui figure sur la liste des espèces protégées de l'arrêté susvisé du 8 janvier 2021. Elle expose que, si le site du projet ne constitue pas un site de reproduction pour le crapaud vert, il est en revanche susceptible de constituer un habitat d'hivernage et, plus généralement, un habitat terrestre pour le crapaud vert. L'association requérante fait ainsi valoir que le crapaud vert, dont la présence sur le terril voisin est avérée, est une espèce mobile, et que le terrain du site du projet, qui est une friche rudérale comportant de nombreux gravats, est potentiellement utilisable par le crapaud vert. Elle estime par ailleurs que les repérages de la présence éventuelle du crapaud vert ont été insuffisantes.
7. Il résulte toutefois de l'instruction que la société OTE Ingénierie, bureau d'études indépendant, a établi en octobre 2015 un diagnostic écologique du site, puis, en novembre 2016, une notice d'impact, puis, au mois de juin 2021, un diagnostic actualisé. Ces investigations n'ont pas révélé la présence du crapaud vert sur le site. Par ailleurs, postérieurement à la décision contestée, en novembre 2022, OTE Ingénierie a établi un mémoire technique dont il résulte qu'aucun crapaud vert n'a été détecté sur le site en dépit de 22 séances de recherche entre avril et octobre 2022, de jour comme de nuit et avec des conditions météorologiques diverses. Ces recherches ne se sont pas limitées aux seuls milieux aquatiques et ont pris en compte la nature du sol et de la végétation du site. Il résulte ainsi de l'ensemble de ces recherches, dont le caractère lacunaire n'est nullement établi, qu'aucun crapaud vert n'a jamais été observé sur l'emprise du futur site, l'association requérante elle-même se limitant à évoquer une présence possible. Concernant, par ailleurs, le caractère d'habitat favorable du site des travaux, le diagnostic écologique de 2015 indique que " la zone d'étude est quasiment dépourvue de pierres, débris, blocs de pierres et autres gîtes potentiels pour l'espèce ". Si la notice d'impact de 2016 mentionne la présence de gravats, elle ajoute néanmoins que leur présence ne permet pas au crapaud de s'enterrer dans le sol, étant précisé que, selon les mentions non contestées du plan régional d'action de la région Lorraine en faveur du crapaud vert versé en défense, le crapaud vert peut s'enfoncer dans le sol lorsque sa granularité est inférieure à 3mm, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, le mémoire technique de 2022 décrivant ainsi un sol peu profond et très caillouteux. Il résulte également de l'instruction qu'alors que le crapaud vert apprécie les terrains secs et de préférence peu végétalisés, le site en cause consiste dans une friche composée, en grande partie, d'herbes hautes peu favorables à la présence du crapaud vert. Si, enfin, l'association requérante évoque la présence d'une " haie arbustive " en partie nord du site, ce seul élément non circonstancié ne permet pas d'établir le risque allégué de destruction d'habitat. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, le risque d'atteinte à un habitat protégé n'est pas suffisamment caractérisé.
8. En deuxième lieu, l'association Alsace Nature soutient que le projet est contraire aux dispositions précitées de l'article L. 411-1 du code de l'environnement, en raison du risque de destruction de spécimens.
9. Toutefois, s'agissant de la phase " travaux ", l'association requérante ne conteste pas l'utilité et l'efficacité des mesures de protection prévues par la société GSE pendant cette phase, à savoir, notamment, la pose d'un filet anti-batracien et l'adaptation de la période des travaux au cycle reproductif du crapaud vert, étant précisé que, contrairement à ce qui est soutenu, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que de telles mesures peuvent être prises en compte dans l'appréciation du risque porté par le projet à l'espèce.
10. S'agissant, par ailleurs, de la phase " exploitation ", l'association Alsace Nature fait valoir que le risque de destruction de spécimens n'ont pas été pris en compte en raison de la pollution générée par le site et alors même qu'il est prévu une circulation supplémentaire de
100 véhicules " poids lourd " par jour. Toutefois, concernant la pollution, il résulte de l'instruction que le crapaud vert, qui fréquente les anciens sites miniers, est familier de l'environnement anthropique, de sorte que le risque de destruction du fait d'une pollution accrue n'est pas établi. Concernant le risque d'écrasement du fait de la circulation, il résulte de l'instruction que la seule présence avérée du crapaud vert se situe sur le terril lui-même et que, ainsi qu'il ressort d'une note technique du 12 novembre 2021 de la société CITIVIA, une coulée verte, faisant fonction de corridor écologique, a été aménagée en pied de terril, séparant ainsi le terril de la voie routière. L'ensemble de la documentation relative au crapaud vert, versée au dossier, permet ainsi de tenir pour établi que le seul risque de destruction est lié au chantier lui-même, en raison de la formation d'ornières et de flaques d'eau appréciées par le crapaud vert, risque qui a été pris en compte ainsi qu'il a été dit au point précédent. Dans ces conditions, le risque de destruction, tant en phase travaux qu'en phase exploitation, est insuffisamment caractérisé.
11. En troisième lieu, Alsace Nature se prévaut de chantiers comparables dans lesquels le porteur de projet avait dû solliciter une dérogation au titre de l'article L. 411-2 du code de l'environnement. Toutefois, compte tenu des circonstances particulières à chaque site, ces éléments sont sans incidence et ne permettent pas d'établir, sur le site considéré, un risque caractérisé d'atteinte au crapaud vert.
12. En quatrième lieu, si Alsace Nature invoque d'autres espèces protégées d'oiseaux qui seraient concernées par les travaux de la société GSE, elle se borne à des éléments généraux non circonstanciés. Il en va de même de l'atteinte portée à la laineuse du prunelier ou au crapaud calamite, qui n'est pas précisée. En l'absence d'autres éléments, aucun risque suffisamment caractérisé pour les espèces mentionnées n'est établi et, en l'absence de précisions complémentaires, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 2 en ce qui concerne ces espèces ne peut qu'être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Alsace Nature doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction.
Sur les frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par l'association Alsace Nature au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'association Alsace Nature le versement d'une somme de 1 000 euros à payer à la société GSE au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de l'association Alsace Nature est rejetée.
Article 2 : L'association Alsace Nature versera une somme de 1 000 (mille) euros à la société GSE au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Alsace Nature, à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques et à la société GSE. Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin.
Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Richard, président,
M. Boutot, premier conseiller,
Mme Jordan-Selva, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 décembre 2024.
Le rapporteur,
L. Boutot
Le président,
M. Richard
La greffière,
P. Kieffer
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026