LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2205056

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2205056

jeudi 21 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2205056
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantFRITSCH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 août 2022 et 9 juin 2023, Mme E A F et son fils M. B A C, représentés par Me Fritsch, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision d'exclusion définitive de M. A C du lycée Marie Curie, à Strasbourg, prise par le conseil de discipline de l'établissement le 29 avril 2022, ensemble la décision du 2 juin 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Strasbourg a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé contre cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les décisions contestées sont irrégulières dès lors qu'elles se réfèrent à des faits autres que ceux visés dans la convocation du requérant devant le conseil de discipline ;

- elles sont irrégulières faute pour le requérant d'avoir eu accès aux témoignages mentionnés lors de la séance du conseil de discipline ;

- elles sont insuffisamment motivées ;

- elles sont entachées d'inexactitude matérielle s'agissant d'un unique visionnage de film pornographique, préalablement téléchargé, et non multiples consultations de sites pornographiques ;

- la sanction d'exclusion définitive est disproportionnée ;

- la décision du conseil de discipline n'a pas été régulièrement notifiée ;

- elle est irrégulière dès lors que deux des membres du conseil de discipline n'étaient pas impartiaux.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 septembre 2022 et 7 juillet 2023, le recteur de l'académie de Strasbourg conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les moyens tirés de l'irrégularité de la décision du 29 avril 2022 sont inopérants ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 10 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 31 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dobry,

- les conclusions de Mme Merri, rapporteure publique,

- et les observations de M. D, représentant le recteur de l'académie de Strasbourg.

Mme A F et M. A C n'étaient ni présents ni représentés.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, fils de Mme A F, né le 28 avril 2005, était scolarisé en classe de seconde pour l'année scolaire 2021/2022 au lycée Marie Curie à Strasbourg. Le conseil de discipline de l'établissement s'est réuni le 29 avril 2022 et a décidé de prononcer à l'encontre de l'élève la sanction d'exclusion définitive de l'établissement scolaire. Les requérants ont formé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision, qui a été rejeté par décision du recteur de l'académie de Strasbourg du 2 juin 2022.

2. La décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire se substituant à la décision initiale de sanction, les conclusions des requérants, dirigées contre ces deux décisions, doivent être regardées comme dirigées contre la seule décision du recteur du 2 juin 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Il ressort des pièces du dossier que la convocation adressée à M. A C et sa mère en vue de la tenue d'un conseil de discipline vise les faits suivants : " consultations de sites pornographiques " et " insultes à plusieurs reprises les assistant(e)s d'éducation ". La notification de la décision du conseil de discipline adressée au requérant, dont il n'est pas établi qu'elle aurait été accompagnée d'une copie du procès-verbal de la séance contenant la motivation in extenso de la décision, vise les faits suivants : " consultations de sites pornographiques " et " falsifie la signature d'un enseignant ". La décision contestée du recteur de l'académie de Strasbourg se fonde quant à elle sur les circonstances que le requérant a visionné en classe un film pornographique, qu'il s'est masturbé pendant un cours en présence de ses camarades, et qu'il a imité la signature d'un de ses professeurs. La sanction a ainsi été prononcée puis confirmée au regard de faits en partie différents de ceux mentionnés dans la convocation de M. A C. Ce dernier n'a ainsi pas été mis en mesure d'appréhender la nature des faits pour lesquels il faisait l'objet de poursuites disciplinaires ni d'exercer pleinement ses droits de la défense lors de la préparation du conseil de discipline, puis de la procédure d'appel. Le requérant a, de ce fait, été privé, en l'espèce, d'une garantie, et il est fondé à soutenir que la décision de sanction prise à son encontre est irrégulière.

4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision du recteur de l'académie de Strasbourg du 2 juin 2022 doit être annulée.

Sur les frais d'instance :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement aux requérants de la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du recteur de l'académie de Strasbourg du 2 juin 2022 est annulée.

Article 2 : L'État versera à M. A C et Mme A F la somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A F, à M. B A C et à la ministre de l'éducation nationale. Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Strasbourg.

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Rees, président,

Mme Dobry, conseillère,

Mme Poittevin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.

La rapporteure,

S. DOBRY

Le président,

P. REES La greffière,

V. IMMELÉ

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions