vendredi 26 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2205178 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BAZIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 9, 22 et 25 août 2022, M. B C, représenté par Me Bazin, avocate, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 9 mars 2022 du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports l'affectant au Lycée de Hayange, en Moselle, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'affecter au lycée Jean-Moulin de Revin dans un délai de 10 jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, subsidiairement de procéder à un nouvel examen de sa demande d'affectation ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le signataire de la décision n'avait pas compétence pour ce faire ;
- la mesure n'est pas conforme à l'intérêt du service ;
- la décision porte une atteinte excessive à son droit à une vie privée et familiale ;
- sa requête est effectivement recevable ;
- l'administration n'était pas fondée à faire une distinction de principe entre les agents mutés et ceux affectés pour la première fois ;
- un poste était vacant au lycée de Revin.
Par un mémoire en défense et des mémoires complémentaires, enregistrés les 19, 23 et 25 août 2022, le Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- M. C doit être regardé comme concluant à l'annulation et la suspension de l'arrêté collectif du 30 mars 2022 prononçant son affectation dans l'académie de Metz-Nancy ;
- sa requête n'est pas recevable dès lors que la mesure contestée lui est favorable ;
- l'urgence ne pourra pas être retenue dès lors que la situation de M. C est conforme au déroulement de carrière qu'il a choisi ;
- l'auteur de la décision contestée est identifié ;
- la délégation de signature est régulière ;
- le poste que briguait M. C a été attribué à l'un de ses collègues, dont la situation personnelle méritait une attention soutenue ; qu'aucun autre poste de mêmes caractéristiques n'était vacant.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 9 août 2022 sous le numéro 2205177 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 22 août 2022 tenue en présence de Mme Tho, greffière d'audience, M. D a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Bazin, représentant M. C, présent à l'audience.
- les observations de M. E pour le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
La clôture de l'instruction a été prononcée le 25 août à 18 heures.
Considérant ce qui suit, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ".
2. M. C doit être regardé comme concluant à titre principal à la suspension de l'exécution de l'arrêté collectif du 30 mars 2022 du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports l'affectant dans l'académie de Nancy-Metz.
3. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la ladite décision, ainsi que celles à fins d'injonction, doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Ces dispositions font obstacle aux conclusions de M. C dirigées contre le Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
Fait à Strasbourg, le 26 août 2022.
Le juge des référés,
X. D
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
M. A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026