jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2205329 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | TCHAMENI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 et 23 août 2022 et le 15 juin 2023, Mme A C, représentée par Me Tchaméni, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision de la commission d'harmonisation des notes du baccalauréat et celle du jury du baccalauréat de la session 2022 de lui attribuer la note de 0/20 pour l'enseignement optionnel de musique ;
2°) d'enjoindre au jury du baccalauréat de la session 2022 ou au recteur de l'académie de Strasbourg de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le professeur de l'option musique a été absent toute l'année et non remplacé, d'où l'absence de notation des élèves, sanctionnée illégalement par la note de 0/20 ;
- la décision contestée est entachée d'inexactitude matérielle dès lors que la note attribuée ne résulte d'aucune évaluation ;
- elle est entachée d'erreur de droit en ce que la note vient sanctionner un enseignement qui n'a pas été dispensé ;
- elle est entachée d'erreur de droit au regard des articles D. 334-2 et suivants du code de l'éducation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 mai et 26 juin 2023, le recteur de l'académie de Strasbourg conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée au lycée Jean Mermoz à Saint-Louis (Haut-Rhin), qui a présenté des observations enregistrées le 15 septembre 2022.
Par ordonnance du 30 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 6 juillet 2023.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la note attribuée à un candidat au baccalauréat à l'issue d'une des épreuves n'est pas détachable de la décision prise par le jury au vu des résultats des diverses épreuves passées par les candidats et ne peut être contestée indépendamment du résultat global obtenu au diplôme du baccalauréat, les conclusions tendant à l'annulation de cette seule note étant dès lors irrecevables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dobry,
- les conclusions de M. Boutot, rapporteur public,
- et les observations de M. B, représentant le recteur de l'académie de Strasbourg.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, candidate à la session 2022 du baccalauréat, s'est vu attribuer une note de 0/20 pour l'enseignement optionnel " art - musique ", qu'elle conteste par la présente requête. Toutefois, la note attribuée à un candidat au baccalauréat à l'issue d'une des épreuves n'étant pas détachable de la décision prise par le jury au vu des résultats des diverses épreuves passées par le candidat, elle ne peut être contestée indépendamment du résultat global obtenu aux épreuves du baccalauréat. Par suite, la requête de Mme C tendant à l'annulation de cette seule note est irrecevable.
2. Les conclusions à fin d'annulation doivent dès lors être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Strasbourg et au lycée Jean Mermoz.
Délibéré après l'audience du 11 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Merri, première conseillère,
Mme Dobry, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
La rapporteure,
S. DOBRY
Le président,
P. REES La greffière,
V. IMMELE
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026