lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2205897 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ZIMMERMANN |
Vu la procédure suivante :
I°) Par une requête n°2205897, enregistrée le 9 septembre 2022, Mme B F, représentée par Me Zimmermann, demande au tribunal :
1°)de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°)d'annuler l'arrêté du 30 août 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités suisses ;
3°)d'annuler l'arrêté du 30 août 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a prononcé son assignation à résidence ;
4°)d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de la convoquer aux fins d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°)de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur la légalité de la décision de transfert :
- la décision de transfert est entachée d'incompétence de son signataire ;
- l'information prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ne lui a pas été donnée ;
- il n'a pas bénéficié d'un entretien individuel conforme aux dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- la préfète du Bas-Rhin n'apporte pas de preuve de la saisine des autorités suisses et de l'acceptation de celles-ci de le reprendre en charge ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 17, paragraphe 1, du règlement n° 604/201 et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision portant assignation à résidence :
- la décision portant assignation à résidence sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert ;
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée de défaut de motivation et d'examen réel et sérieux ;
- elle est disproportionnée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme F ne sont pas fondés.
II°) Par une requête n°2205898, enregistrée le 9 septembre 2022, M. D G, représenté par Me Zimmermann, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités suisses ;
3°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a prononcé son assignation à résidence ;
4°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de le convoquer aux fins d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la légalité de la décision de transfert :
- la décision de transfert est entachée d'incompétence de son signataire ;
- l'information prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ne lui a pas été donnée ;
- il n'a pas bénéficié d'un entretien individuel conforme aux dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- la préfète du Bas-Rhin n'apporte pas de preuve de la saisine des autorités suisses et de l'acceptation de celles-ci de le reprendre en charge ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 17, paragraphe 1, du règlement n° 604/201 et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision portant assignation à résidence :
- la décision portant assignation à résidence sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert ;
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée de défaut de motivation et d'examen réel et sérieux ;
- elle est disproportionnée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. G ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le traité sur l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Michel Richard, magistrat désigné ;
- les observations de Me Zimmermann, avocate de Mme F et de M. G, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et soutient en outre que la demande d'asile des requérants a été rejetée en Suisse et qu'ils souhaitent faire une nouvelle demande d'asile en France afin de faire valoir les problèmes politiques que M. G a rencontré en Arménie ;
- les observations de M. G et de Mme F, assistés de Mme H, interprète en langue arménienne.
La préfète du Bas-Rhin, régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré a été produite pour la préfète du Bas-Rhin le 13 septembre 2022 dans la requête n°2205897.
Une note en délibéré a été produite pour la préfète du Bas-Rhin le 13 septembre 2022 dans la requête n°2205898.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes 2205897 et 2205898 présentent à juger la situation de membres d'une même famille et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les demandes d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. G et Mme F au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés de transfert :
3. La préfète du Bas-Rhin a, par un arrêté du 4 mars 2022, donné délégation à M. A C à l'effet de signer ou de viser tous actes, décisions et pièces relevant des attributions du directeur des migrations et de l'intégration. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué, signé par M. A C, serait entaché du vice d'incompétence doit être écarté.
4. Il résulte des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 que les autorités compétentes pour l'enregistrement d'une demande de protection internationale doivent informer le demandeur de l'application du règlement selon des modalités qu'elles précisent.
5. En l'espèce, il ressort des éléments versés au dossier que M. G et Mme F ont bénéficié d'une information par écrit complète sur l'application de ce règlement, ceux-ci ne contestant pas la teneur des documents produits par la préfète du Bas-Rhin. Il ressort des pièces du dossier qu'ils se sont également vus remettre, le même jour, le guide Eurodac et le guide du demandeur d'asile. Par suite, M. G et Mme F ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée est intervenue en méconnaissance des droits qu'ils tirent des dispositions citées au point 4.
6. Aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () / 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. G et Mme F ont bénéficié d'un entretien individuel le 1er août 2022, dans les locaux de la préfecture de police de Paris, dont ils ont signé le résumé. Les requérants ne font état d'aucun élément qui conduirait à penser que cet entretien ne s'est pas déroulé dans les conditions prévues par les dispositions de cet article. la circonstance que l'identité et la qualification de l'agent qui a mené cet entretien n'apparaissent pas sur le résumé des entretiens individuels menés avec M. G et Mme F est sans incidence sur la régularité de la procédure suivie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.
8. En quatrième lieu, il ressort des pièces produites par la préfète du Bas-Rhin que les diligences ont été accomplies auprès des autorités suisses qui ont donné leur accord exprès, le 18 août 2022, pour reprendre en charge les requérants. Le moyen tel qu'il est articulé dans les écritures sans critique complémentaire des éléments versés par la préfète du Bas-Rhin, tiré de ce que cette dernière n'aurait pas accompli les diligences auprès des autorités suisses doit dès lors être écarté.
9. Aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () ". Aux termes du troisième alinéa de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'Etat d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat ". La faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 précité, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
10. M. G et Mme F indiquent redouter un renvoi vers l'Arménie en cas de remise aux autorités suisses. Toutefois, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la circonstance que les autorités suisses ont précédemment rejeté leur demande d'asile ferait obstacle à ce que les requérants puissent demander un nouvel examen de leur situation au regard du droit à l'asile, l'intéressés n'établissant ni que les autorités de cet Etat feraient structurellement ou systématiquement obstacle à l'enregistrement et au traitement d'une nouvelle demande d'asile, ni qu'une telle demande ne serait pas examinée par ces mêmes autorités dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que les autorités suisses, qui ont d'ailleurs accepté la reprise en charge des requérants et de leur enfant sur le fondement des dispositions du d) du I de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013, n'évalueront pas, avant de procéder à leur éventuel éloignement, les risques auxquels ils seraient exposés en cas de retour dans le pays dont ils ont la nationalité. Par ailleurs, la seule circonstance que Mme G souffrirait des pathologies dont elle justifie par les éléments versés au dossier et précisés à l'audience ne suffit pas à justifier son maintien sur le territoire français en vue d'un nouvel examen de sa demande d'asile par la France, alors au demeurant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que son état de santé ne lui permettrait pas de se rendre en Suisse ni que ses pathologies ne pourraient pas être prises en charge par cet Etat, dès lors qu'elle a fait l'objet d'un suivi médical en Suisse pour ces mêmes pathologies avant son arrivée en France en 2022. Par suite, doivent être écartés les moyens tirés de ce qu'en décidant de ne pas faire usage de la faculté dérogatoire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, la préfète du Bas-Rhin aurait commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence :
11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert vers les autorités suisses ne peut qu'être écarté.
12. La préfète du Bas-Rhin a, par un arrêté du 4 mars 2022, donné délégation à M. A C à l'effet de signer ou de viser tous actes, décisions et pièces relevant des attributions du directeur des migrations et de l'intégration. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué, signé par M. A C, serait entaché du vice d'incompétence doit être écarté.
13. Aux termes des premier et quatrième alinéas de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge peut être assigné à résidence par l'autorité administrative pour le temps strictement nécessaire à la détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile. / () / L'étranger faisant l'objet d'une décision de transfert peut également être assigné à résidence en application du présent article, même s'il n'était pas assigné à résidence lorsque la décision de transfert lui a été notifiée ". Aux termes des dispositions de l'article L. 732-1 du même code, applicables en vertu de l'article L. 751-4 : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".
14. Il ressort des termes mêmes des décisions attaquées qu'elles comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et que la préfète du Bas-Rhin a procédé à l'examen de la situation des requérants avant de prononcer à leur encontre une assignation à résidence sur le fondement de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les requérants ne puissent utilement faire grief à la préfète de ne pas avoir démontré qu'il existe une perspective raisonnable à leur éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen personnel de leur situation doivent être écartés.
15. M. G et Mme F ne sauraient sérieusement reprocher à la préfète du Bas-Rhin d'avoir estimé que leurs garanties de représentation rendaient possible le prononcé d'une assignation à résidence au lieu d'une mesure plus coercitive. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions attaquées, eu égard à leur durée et aux obligations qu'elles imposent, seraient disproportionnées par rapport aux buts en vue desquels elles ont été prises. Enfin, la circonstance que d'autres demandeurs d'asile faisant l'objet de transferts ne seraient pas assignés à résidence est sans incidence sur la légalité des décisions attaquées. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions attaquées sont disproportionnées ou même seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. G et Mme F doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : M. G et Mme F sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D G, à Mme B F, à Me Zimmermann et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
M. E,
Le greffier,
L. Cherif,
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
L. Cherif
N°2205897, 2205898
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026