mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2206241 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | LANG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 septembre 2022 et 10 mars 2023, Mme B I, M. E I, M. G J, Mme C A, Mme F H, Mme K D et l'association pour un urbanisme raisonné à Grendelbruch, représentés par Me Lang, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 avril 2022 par lequel le maire de Grendelbruch a accordé à la société Nexity Foncier Conseil un permis d'aménager un lotissement de trente-cinq lots, ainsi que la décision du 21 juillet 2022 par laquelle le maire a rejeté leur recours gracieux du 21 juin 2022 ;
2°) de mettre à la charge de la société Nexity Foncier Conseil et la commune de Grendelbruch, chacune, une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est recevable ;
- l'arrêté méconnait les dispositions des articles 2 AU et 3 IAU du règlement du plan local d'urbanisme de Grendelbruch, et celles des articles R. 111-2 et R. 441-1 du code de l'urbanisme ;
- le plan local d'urbanisme a été modifié par une délibération du 8 décembre 2021 pour satisfaire les intérêts privés du lotisseur de sorte que l'arrêté est entaché d'un détournement de pouvoir ;
- la modification du plan local d'urbanisme est intervenue en incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables qui pose le principe d'un développement cohérent et mesuré de l'urbanisation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 janvier 2023, la commune de Grendelbruch, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que, d'une part, les requérants n'ont pas d'intérêt pour agir et, d'autre part, le président de l'association pour un urbanisme raisonné à Grendelbruch n'a pas été autorisé par l'assemblée générale à saisir le tribunal ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à la société Nexity Foncier Conseil qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un mémoire, enregistré le 28 avril 2023, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête.
Par un mémoire, enregistré le 28 avril 2023, la commune de Grendelbruch a déclaré accepter le désistement et renoncer à ses prétentions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Kalt,
- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,
- les observations de Me Gillig, avocat de la commune de Grendelbruch.
Considérant ce qui suit :
1. Le 3 décembre 2021, la société Nexity Foncier Conseil a déposé une demande de permis d'aménager un lotissement de trente-cinq lots à Grendelbruch. Par un arrêté du 22 avril 2022, le maire de Grendelbruch lui a délivré le permis sollicité. Il a été saisi d'un recours gracieux formé contre cet arrêté le 21 juin 2022, qu'il a rejeté par une décision du 21 juillet 2022. Par la présente requête, il est demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 avril 2021 et la décision de rejet du recours gracieux.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire, enregistré le 28 avril 2023, les requérants ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1 : Il est donné acte du désistement de Mme I et autres de leur requête.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B I, représentante désignée pour l'ensemble des requérants pour l'application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la société Nexity Foncier Conseil et à la commune de Grendelbruch.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Richard, président,
Mme Kalt, première conseillère,
Mme Anne-Lise Eymaron, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 30 mai 2023.
La rapporteure,
L. KALT
Le président,
M. RICHARD
La greffière,
J. BROSÉ
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026