vendredi 14 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2206258 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELAS OLSZAK & LEVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2022, Mme C J, Mme E J, M. I J, M. G J, M. B J, M. H J, M. D J et M. A J, représentés par Me Gabour, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 7 septembre 2022 par laquelle la directrice générale du centre hospitalier régional de Metz-Thionville a interdit à titre conservatoire les visites à Mme C J, patiente de l'établissement hospitalier ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier régional de Metz-Thionville la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner le centre hospitalier régional de Metz-Thionville aux entiers frais et dépens.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que l'état de santé de Mme C J est très précaire ;
- plusieurs moyens sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige et sont tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du caractère collectif et non nominatif de la décision, du défaut de motivation, du caractère non fondé des faits reprochés, du caractère disproportionné de la décision, du caractère irrégulier de la procédure en l'absence de procédure contradictoire,
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, le centre hospitalier régional de Metz-Thionville conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, et à ce que soit mise à la charge des consorts J la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-41 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- à titre principal, il n'y a plus lieu à statuer sur la requête dès lors que la décision en litige a été abrogée, les consorts J pouvant à nouveau rendre visite à Mme C J ;
- à titre subsidiaire, les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas remplies en l'absence d'urgence et en l'absence de doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Par un mémoire, enregistré le 12 octobre 2022, les consorts J déclarent se désister de la présente instance.
Par un mémoire, enregistré le 12 octobre 2022, le centre hospitalier régional de Metz-Thionville déclare accepter purement et simplement le désistement d'instance des requérants et demande que chaque partie conserve à sa charge ses frais irrépétibles.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 22 septembre 2022 sous le n° 2206257 par laquelle les consorts demandent l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Claude Carrier, vice-président, en qualité de juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. F a lu son rapport au cours de l'audience publique tenue le 12 octobre 2022 en présence de M. Haag, greffier d'audience.
Les parties, régulièrement convoquées, n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 12 octobre 2022, les consorts J déclarent se désister de la présente instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Par un mémoire enregistré le 12 octobre 2022, le centre hospitalier régional de Metz-Thionville déclare accepter purement et simplement le désistement d'instance des requérants et demande chaque partie conserve à sa charge ses frais irrépétibles. Il doit, ce faisant, être regardé comme se désistant de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête des consorts J.
Article 2 : Il est donné acte au centre hospitalier régional de Metz-Thionville du désistement de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. I J en application du dernier alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et au centre hospitalier régional de Metz-Thionville.
Fait à Strasbourg, le 14 octobre 2022.
Le juge des référés,
C. F
La République mande et ordonne au ministre de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026