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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2207028

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2207028

mardi 13 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2207028
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantAARPI L'ILL LÉGAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 octobre 2022, Mme C B, représentée par Me Thalinger, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions en date du 30 juin 2022 par lesquelles la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire de trente jours et a désigné un pays de destination ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation, sous astreinte de 155 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- il n'est pas établi que la décision litigieuse a été édictée après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ni que ces médecins étaient compétents ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour du 7 juin 2021 révélé par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 425-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme B n'est fondé.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Devys, rapporteure,

- et les observations de Me Hentz, substituant Me Thalinger, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante kosovare née le 4 mars 1969, déclare être entrée en France le 29 janvier 2017. Sa demande d'asile a été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 17 janvier 2020, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 3 juin 2020. Elle a pu bénéficier d'autorisations provisoires de séjour au titre de son état de santé du 7 juin au 6 septembre 2021, du 13 décembre 2021 au 12 mars 2022, du 14 mars au 13 juin 2022 et du 20 juin au 19 septembre 2022. Par une demande du 2 mars 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en invoquant son état de santé. Par les décisions attaquées du 30 juin 2022, la préfète du Bas-Rhin lui a refusé le séjour, lui a prescrit l'obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination en cas d'exécution forcée de la mesure.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux différentes décisions :

2. En premier lieu, la préfète du Bas-Rhin, par un arrêté du 4 mars 2022 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, a donné délégation à M. A D, directeur des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les actes administratifs établis par la direction dont il dépend, à quelques exceptions qui ne trouvent pas à s'appliquer en l'espèce. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.

3. En second lieu, dans son arrêté en date du 30 juin 2022, la préfète vise les textes dont elle fait application, rappelle les circonstances de l'entrée en France et du séjour de Mme B, et notamment précise le contenu de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Les décisions comportent ainsi toutes les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elles sont, par suite, suffisamment motivées.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ".

5. Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ".

6. En premier lieu, il ressort des documents produits par la préfète du Bas-Rhin, notamment de la décision de désignation du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 10 août 2021 et de l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 2 septembre 2021 sur la demande de titre de séjour présentée par Mme B que les moyens tenant à l'illégalité de la procédure d'édiction de la décision litigieuse, visés ci-dessus, doivent être écartés.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 425-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger mentionné à l'article L. 425-9 qui ne remplit pas la condition de résidence habituelle peut recevoir une autorisation provisoire de séjour renouvelable pendant la durée de son traitement. ".

8. Il ressort des pièces du dossier que, suite à la demande de titre de séjour présentée par Mme B le 15 septembre 2020, la préfète du Bas-Rhin lui a délivré une autorisation provisoire de séjour valable du 7 juin au 6 septembre 2021 sur le fondement des dispositions précitées. La requérante n'est dès lors pas fondée à soutenir que la préfète a ainsi refusé de lui délivrer un titre de séjour et, par suite, à se prévaloir par voie d'exception de l'illégalité de cette décision. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 425-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit par suite être écarté comme inopérant.

9. En troisième lieu, pour refuser la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé à Mme B, la préfète du Bas-Rhin s'est notamment fondée sur l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a estimé que si l'état de santé de la requérante nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, la requérante était toutefois en mesure de bénéficier d'un traitement approprié au Kosovo et de voyager sans risque vers son pays d'origine. Si Mme B, qui souffre d'hyperthyroïdie, de diabète de type II et d'anxiété, soutient qu'elle ne pourrait se faire soigner au Kosovo, les certificats médicaux qu'elle produit ne permettent pas d'infirmer l'appréciation de la préfète du Bas-Rhin sur l'offre de soins appropriés au Kosovo. Dès lors, le moyen tiré de ce que la préfète aurait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de délivrer un titre de séjour pour raisons de santé à Mme B et aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté, sans qu'il soit besoin de demander la production de l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 12 janvier 2021 sur la précédente demande de titre de séjour présentée par Mme B, des rapports médicaux établis par un médecin de l'Office et des dossiers médicaux de la requérante.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

12. La requérante fait valoir qu'elle réside en France depuis cinq ans avec son conjoint et ses enfants et bénéficie d'un suivi médical. Cependant, il ressort des pièces du dossier que Mme B n'est entrée en France que le 29 janvier 2017, à l'âge de 37 ans, soit depuis cinq ans à la date de la décision contestée. Son conjoint et ses deux enfants majeurs sont en situation irrégulière. Sa fille cadette, mineure, peut repartir avec ses parents dans leur pays d'origine dès lors que sa scolarisation en France est récente et qu'il n'est pas démontré qu'elle ne pourrait être poursuivie dans ce pays. Rien ne fait obstacle à ce que Mme B puisse reconstituer avec son conjoint et leurs enfants la cellule familiale dans son pays d'origine où elle n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales, dès lors qu'un de ses frères y réside. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, eu égard à la faible ancienneté des liens personnels et familiaux en France de Mme B à la date de la décision attaquée, le moyen tiré de ce que la décision attaquée porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par la décision et méconnaîtrait par suite les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, doit être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 juin 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité, par voie

d'exception, de la décision de refus de séjour ne peut être accueilli.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

16. Le moyen tiré de ce qu'en obligeant Mme B à quitter le territoire français, la préfète du Bas-Rhin aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté pour les mêmes raisons que celles indiquées au point 9 ci-dessus.

17. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée l'obligation de quitter le territoire français doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment.

18. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 juin 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :

19. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité, par voie

d'exception, de l'obligation de quitter le territoire ne peut être accueilli.

20. En second lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, qui s'appuie sur les mêmes éléments, doit être écarté pour les mêmes motifs que précédemment.

21. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 juin 2022 fixant à trente jours son délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :

22. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité, par voie

d'exception, de l'obligation de quitter le territoire ne peut être accueilli.

23. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

24. Si Mme B soutient qu'elle encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine, dès lors que l'accès à ses traitements n'est pas garanti, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que ce moyen doit être écarté.

25. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 juin 2022 fixant le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée d'office.

Sur le surplus des conclusions :

26. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 30 juin 2022. Sa requête doit être en conséquence rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Thalinger et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministère de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Lusset, président,

Mme Devys, première conseillère,

M. Cormier, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2022.

La rapporteure,

J. Devys

Le président,

A. Lusset

Le greffier,

P. Souhait

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

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