mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2207043 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL OFFICIO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 octobre 2022, le syndicat CFDT Interco Moselle, représenté par Me Cochereau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la note d'information ADM/MET/07 du 29 août 2022 par laquelle le chef de l'unité opérationnelle de Metz du service départemental d'incendie et de secours de la Moselle (SDIS 57) a organisé la prise de service en période de grève ;
2°) d'enjoindre au SDIS 57 de prendre une nouvelle décision n'aboutissant pas, explicitement ou implicitement, à l'édiction d'une obligation de rassemblement des grévistes en début de garde ;
3°) de mettre à la charge du SDIS 57 une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2023, le service départemental d'incendie et de secours de la Moselle conclut au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et en tout état de cause à la mise à la charge du syndicat CFDT Interco Moselle de la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 14 mars 2024, le syndicat CFDT Interco Moselle demande au tribunal d'acter le non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de sa requête mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par une note d'information ME/ADM/08 du 21 novembre 2022, le chef de l'unité opérationnelle du SDIS de Metz a retiré la note MET/ADM/07 du 29 août 2022 et l'a remplacé par une note 2022-05 du 17 octobre 2022, dont il n'est pas soutenu qu'elle édicterait une obligation de rassemblement des grévistes en début de garde. Par suite, les conclusions de la requête du syndicat CFDT Interco Moselle tendant à l'annulation de la note ADM/MET/07 du 29 août 2022 et à ce qu'il soit enjoint au SDIS 57 de prendre une nouvelle décision n'aboutissant pas, explicitement ou implicitement, à l'édiction d'une obligation de rassemblement des grévistes en début de garde, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées tant par le syndicat CFDT Interco Moselle que par le SDIS 57 sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête du syndicat CFDT Interco Moselle aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Les conclusions présentées tant par le syndicat CFDT Interco Moselle que par le SDIS 57 sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat CFDT Interco Moselle et au service départemental d'incendie et de secours de la Moselle.
Fait à Strasbourg, le 10 décembre 2024.
Le président de la 6ème chambre,
A. Laubriat
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026