LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2207097

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2207097

vendredi 4 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2207097
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantPIALAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2022, M. C E, représenté par Me Pialat, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 24 octobre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.

Il soutient que :

- l'arrêté contesté est entaché d'un vice d'incompétence ;

- l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- les droits de la défense ont été méconnus ;

- l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen ;

- la préfète du Bas-Rhin a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la préfète du Bas-Rhin a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. D en application des dispositions de l'article L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pouget-Vitale, magistrat désigné ;

- les observations de Me Pialat, avocat de M. E, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et soulève, en outre, le moyen tiré de l'illégalité du refus de titre de séjour, dès lors que la préfète du Bas-Rhin n'a pas sollicité la communication de pièces pour compléter son dossier. Me Pialat développe par ailleurs l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant portée par l'obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il est arrivé en France à l'âge de 14 ans, qu'il est dépourvu d'attaches au Cameroun, ainsi que le caractère disproportionné de la durée de l'interdiction de retour en France au regard de l'absence de menace pour l'ordre public et de ses conditions de vie en France ;

- les observations de M. E, qui déclare vivre en concubinage depuis huit mois, et fait état du suivi sérieux de ses études.

La préfète du Bas-Rhin régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant camerounais né en 2002, a déclaré être entré en France au cours de l'année 2017. Par un arrêté du 24 octobre 2022, dont il demande l'annulation, la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il avait sollicité en novembre 2020, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre provisoirement M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur l'étendue du litige :

3. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / () ". L'article L. 614-6, applicable aux mesures d'éloignement non assorties d'un délai de départ volontaire, prévoit qu'il est statué sur le recours " selon la procédure et dans les délais prévus, selon le fondement de la décision portant obligation de quitter le territoire français, aux articles L. 614-4 ou L. 614-5 ". Il ressort de l'article L. 614-4 du code, applicable aux décisions portant obligation de quitter le territoire français prises en application des dispositions des 3° et 5° de l'article L. 611-1 que le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine.

4. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 614-15 du même code, applicable aux étrangers détenus : " Les dispositions des articles L. 614-4 à L. 614-6 sont applicables à l'étranger détenu. / Toutefois, lorsqu'il apparaît, en cours d'instance, que l'étranger détenu est susceptible d'être libéré avant que le juge statue, l'autorité administrative en informe le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné. Il est alors statué sur le recours dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français selon la procédure prévue aux articles L. 614-9 à L. 614-11 et dans un délai de huit jours à compter de l'information du tribunal par l'autorité administrative ".

5. La préfète du Bas-Rhin a informé le tribunal que M. E, actuellement détenu à la maison d'arrêt de Strasbourg, devait être libéré le 8 novembre 2022. Par suite, il y a lieu pour le magistrat désigné statuant selon la procédure des articles L. 614-9 à L. 614-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de se prononcer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions du 24 octobre 2022 par lesquelles la préfète du Bas-Rhin a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pendant une durée de trois ans. En revanche, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du même jour lui refusant la délivrance d'un titre de séjour demeurent de la compétence de la formation collégiale du tribunal.

Sur la compétence de l'auteur de l'arrêté contesté :

6. Par un arrêté du 4 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 7 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin a donné délégation à M. A B, directeur des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer tous actes et décisions relevant des attributions dévolues à la direction des migrations et de l'intégration, à l'exception de certaines décisions au nombre desquelles ne figurent pas les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence de l'arrêté contesté doit être écarté.

Sur les autres moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :

En ce qui concerne l'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour :

7. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".

8. La préfète du Bas-Rhin a refusé de délivrer un titre de séjour au requérant après avoir relevé, au regard des bulletins scolaires et du rapport d'intégration rédigé par l'Armée du salut daté du 6 décembre 2020 concernant M. E, que l'intéressé ne justifiait pas du suivi sérieux d'une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Contrairement à ce qu'affirme le requérant, la préfète du Bas-Rhin ne s'est pas fondée sur l'absence de certitude sur sa nationalité pour refuser de l'admettre au séjour. Ainsi, et alors que l'appréciation sur le défaut de caractère sérieux d'un suivi de formation est non contestée et au demeurant exacte, à la lecture des bulletins scolaires pour les années 2019/2020 et 2020/2021 et du rapport de l'Armée du salut, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Bas-Rhin aurait dû lui demander de communiquer des pièces complémentaires à l'appui de sa demande, notamment concernant sa nationalité. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit ainsi être écarté.

En ce qui concerne les moyens exposés par voie d'action :

9. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; ".

10. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et est par suite suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit donc être écarté.

11. En deuxième lieu, les moyens tirés du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'erreur de droit sont dépourvus des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, et doivent par suite être écartés.

12. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la préfète du Bas-Rhin a sollicité le 14 octobre 2022 les observations du requérant sur une éventuelle mesure d'obligation de quitter le territoire français. Ainsi, et alors au surplus que cette mesure d'éloignement intervient après une décision de refus de titre de séjour, le moyen tiré de la violation des droits de la défense ne peut qu'être écarté.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

14. M. E se prévaut de la durée de son séjour sur le territoire français, de la relation qu'il entretient depuis huit mois avec une ressortissante française, du fait qu'il a séjourné en France en qualité de mineur non accompagné et de son absence d'attaches personnelles au Cameroun. Toutefois, le requérant n'apporte aucune pièce permettant d'apprécier la réalité et l'intensité des liens personnels et familiaux qu'il prétend avoir noués sur le territoire français, tandis que les pièces du dossier mentionnées au point 8 illustrent son absence d'intégration sur le plan scolaire et professionnel. Par ailleurs, s'il n'est pas contesté que M. E, aujourd'hui âgé de bientôt 20 ans, a séjourné en tant que mineur non accompagné en France, il n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 14 ans au moins. Ainsi, au regard des conditions de son séjour en France, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, la préfète du Bas-Rhin aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de mener une vie privée et familiale normale, par rapport aux buts poursuivis. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.

Sur les autres moyens dirigés contre l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :

15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.

Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

16. En premier lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et est par suite suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit donc être écarté.

17. En deuxième lieu, les moyens tirés du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'erreur de droit sont dépourvus des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, et doivent par suite être écartés.

18. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la préfète du Bas-Rhin a sollicité le 14 octobre 2022 les observations du requérant sur une éventuelle mesure d'interdiction du territoire français. Ainsi, le moyen tiré de la violation des droits de la défense ne peut qu'être écarté.

19. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. E, outre qu'il ne justifie pas d'un suivi sérieux de sa formation et de liens familiaux ou personnels en France, a été condamné à deux reprises en mars 2022 par le tribunal correctionnel de Strasbourg à des peines de quatre et deux mois d'emprisonnement, pour des faits de vol aggravé par deux circonstances, et ce en état de récidive légale. Si le requérant soutient que son comportement ne saurait caractériser une menace pour l'ordre public actuelle et sérieuse, la nature et le quantum des peines prononcées à son encontre, ainsi que leur caractère récent, la nature des infractions reprochées et l'état de récidive légale dans lequel il se trouve, illustre au contraire que la présence du requérant sur le territoire français constitue une menace pour l'ordre public. Ainsi, au regard de ses conditions de séjour en France, ainsi que du fait qu'il a passé la majeure partie de sa vie au Cameroun, la préfète du Bas-Rhin a légalement pu prononcer une interdiction de retour en France à l'encontre de M. E, et, pour les mêmes motifs, n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant cette interdiction de retour à une durée de trois ans.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et interdiction de retour en France pour une durée de trois ans doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1 : M. E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Les conclusions de M. E tendant à l'annulation de la décision du 24 octobre 2022, par laquelle la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C E, à Me Pialat et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2022.

Le magistrat désigné,

V. DLa greffière,

G. Trinité

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

G. Trinité

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions