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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2207265

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2207265

mardi 10 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2207265
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantDIALLO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 31 octobre 2022, 23 février 2023 et 2 août 2023, M. B A, représenté par Me Diallo, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 octobre 2022, par lequel la préfète du Bas-Rhin l'a expulsé du territoire français et lui a retiré son certificat de résidence algérien ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui restituer son certificat de résidence dans un délai de sept jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité ne bénéficiant pas d'une délégation de signature ;

- il est entaché d'un défaut de motivation ;

- il est entaché d'un vice de procédure au regard des articles L. 632-1 et L. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la préfète a commis une erreur de droit et d'appréciation au regard des exceptions prévues à l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la préfète a commis une erreur d'appréciation au regard des exceptions prévues à l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la préfète a commis une erreur d'appréciation au regard de la menace grave pour l'ordre public ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- la préfète a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Klipfel,

- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né le 3 décembre 1987, est entré en France le 4 juin 2003 au titre du regroupement familial. Il est actuellement incarcéré au centre de détention d'Oermingen et est libérable le 28 août 2024. Par un arrêté du 28 octobre 2022, dont le requérant sollicite l'annulation, la préfète du Bas-Rhin a prononcé son expulsion du territoire français et lui a retiré son certificat de résidence algérien.

2. En premier lieu, par un arrêté du 21 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin le 28 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin a donné délégation à M. Mathieu Duhamel, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer tous les actes et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception de certaines catégories d'actes au nombre desquelles ne figurent pas les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, les décisions attaquées comportent les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et sont, par conséquent, suffisamment motivées. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'expulsion ne peut être édictée que dans les conditions suivantes : /1° L'étranger est préalablement avisé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ; /2° L'étranger est convoqué pour être entendu par une commission qui se réunit à la demande de l'autorité administrative et qui est composée : /a) du président du tribunal judiciaire du chef-lieu du département, ou d'un juge délégué par lui, président ; /b) d'un magistrat désigné par l'assemblée générale du tribunal judiciaire du chef-lieu du département ; /c) d'un conseiller de tribunal administratif. /Le présent article ne s'applique pas en cas d'urgence absolue. ". Aux termes des dispositions de l'article L. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La convocation mentionnée au 2° de l'article L. 632-1 est remise à l'étranger quinze jours au moins avant la réunion de la commission. Elle précise que l'intéressé a le droit d'être assisté d'un conseil ou de toute personne de son choix et d'être entendu avec un interprète. /L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle dans les conditions prévues par la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Cette faculté est indiquée dans la convocation. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par le président de la commission. /Les débats de la commission sont publics. Le président veille à l'ordre de la séance. Tout ce qu'il ordonne pour l'assurer est immédiatement exécuté. Devant la commission, l'étranger peut faire valoir toutes les raisons qui militent contre son expulsion. Un procès-verbal enregistrant les explications de l'étranger est transmis, avec l'avis motivé de la commission, à l'autorité administrative compétente pour statuer. L'avis de la commission est également communiqué à l'intéressé. /La commission rend son avis dans le délai d'un mois à compter de la remise à l'étranger de la convocation mentionnée au premier alinéa. Toutefois, lorsque l'étranger demande le renvoi pour un motif légitime, la commission prolonge ce délai, dans la limite d'un mois maximum à compter de la décision accordant ce renvoi. A l'issue du délai d'un mois ou, si la commission l'a prolongé, du délai supplémentaire qu'elle a fixé, les formalités de consultation de la commission sont réputées remplies. ".

5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du bulletin de notification d'engagement d'une procédure d'expulsion produit par la préfète, que M. A s'est vu notifier le 11 mai 2022, par remise en main propre, sa convocation pour la réunion de la commission départementale d'expulsion du 30 mai 2022, soit quinze jours au moins avant la date de la séance. Il ressort également des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal de la réunion de la commission d'expulsion du 30 mai 2022, que cette séance, présidée par la présidente suppléante de la commission, et représentante du président du tribunal judiciaire de Strasbourg, s'est déroulée en présence de la membre suppléante de la commission et représentante de l'assemblée générale du tribunal judiciaire de Strasbourg et du membre suppléant de la commission premier conseiller au tribunal administratif de Strasbourg, tous trois régulièrement désignés par l'arrêté préfectoral du 4 avril 2022 portant composition de la commission. Il ressort enfin des pièces du dossier que l'avis de la commission départementale d'expulsion fait état de l'ancienneté et des conditions du séjour en France de M. A et de sa situation familiale, rappelle les multiples condamnations pénales prononcées à son encontre, dont la peine d'emprisonnement de six ans pour des faits de vol avec violence ayant entraîné une incapacité totale de travail n'excédant pas huit jours, aggravé par une autre circonstance car commis en réunion, séquestration suivie de libération volontaire avant le septième jour commise à l'égard de plusieurs victimes, escroqueries, tentatives d'escroqueries, le tout en récidive et conclut à ce que la présence en France de M. A constitue une menace grave pour l'ordre public. Par conséquent, le moyen tiré d'un vice de procédure au regard des articles L. 632-1 et L. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas fondé et doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion que si elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique et sous réserve que l'article L. 631-3 n'y fasse pas obstacle : /1° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; /2° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; /3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été pendant toute cette période titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; /4° L'étranger titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle servie par un organisme français et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20 %. /Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application de l'article L. 631-1 s'il a été condamné définitivement à une peine d'emprisonnement ferme au moins égale à cinq ans. /Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion s'il vit en France en état de polygamie. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une condamnation définitive de six ans d'emprisonnement, confirmée par la chambre criminelle de la Cour de cassation le 22 juin 2021 pour les faits précédemment exposés. Ainsi, eu égard à cette condamnation et aux dispositions du dernier alinéa de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, M. A n'est pas fondé à se prévaloir des cas prévus par ledit article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans lesquels un ressortissant étranger ne peut faire l'objet d'une mesure d'expulsion.

8. En cinquième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : / 1° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; / 2° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de vingt ans ; / 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui est marié depuis au moins quatre ans soit avec un ressortissant français ayant conservé la nationalité française, soit avec un ressortissant étranger relevant du 1°, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessée depuis le mariage ; / 4° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; / 5° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. /Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 5° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion s'il vit en France en état de polygamie. / Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 3° et 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application des articles L. 631-1 ou L. 631-2 lorsque les faits à l'origine de la décision d'expulsion ont été commis à l'encontre de son conjoint ou de ses enfants ou de tout enfant sur lequel il exerce l'autorité parentale. /La circonstance qu'un étranger mentionné aux 1° à 5° a été condamné définitivement à une peine d'emprisonnement ferme au moins égale à cinq ans ne fait pas obstacle à ce qu'il bénéficie des dispositions du présent article. ".

9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet de treize condamnations pénales entre mai 2006 et janvier 2021, à savoir quatre mois d'emprisonnement pour violence aggravée par deux circonstances suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours et dégradation ou détérioration grave d'un bien appartenant à autrui le 22 mai 2006, trois mois d'emprisonnement pour vol en réunion le 19 février 2007, quatre mois d'emprisonnement pour violence commise en réunion sans incapacité, en récidive le 13 mars 2007, huit mois d'emprisonnement pour vol aggravé par deux circonstances, en récidive, et vol en réunion, en récidive, le 8 octobre 2007,un an d'emprisonnement pour vol aggravé par deux circonstances, en récidive le 6 mai 2009, six mois d'emprisonnement pour vol en réunion, en récidive, le 26 avril 2010, un an d'emprisonnement pour vol, en récidive, le 8 novembre 2010, deux ans d'emprisonnement pour vol, en récidive, tentative de vol avec destruction ou dégradation, vol en réunion, en récidive, vol commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs, en récidive, usage illicite de stupéfiants le 22 octobre 2012, deux ans d'emprisonnement pour vol, en récidive, refus par le conducteur d'un véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, conduite de véhicule sous l'empire d'un état alcoolique, conduite d'un véhicule sans permis, le 20 avril 2015, trois mois d'emprisonnement pour violence aggravée par deux circonstances suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, avec usage ou menace d'une arme et en état d'ivresse, le 7 mai 2018, cent jours amende et annulation du permis de conduire avec interdiction de conduire un véhicule sans dispositif d'anti-démarrage par éthylotest électronique pendant quatre mois pour récidive de conduite d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique, le 20 août 2020, six ans d'emprisonnement pour vol avec violence ayant entraîné une incapacité n'excédant pas huit jours aggravé par une autre circonstance car commis en réunion, séquestration suivie de libération volontaire avant le septième jour commise à l'égard de plusieurs victimes, escroqueries, tentatives d'escroqueries, le tout en récidive, le 23 janvier 2021, huit mois d'emprisonnement pour vol en réunion, en récidive, le 25 février 2022, sans mentionner les condamnations antérieures commises lorsqu'il était mineur. Ainsi, eu égard à la multiplicité des infractions commises par M. A et à leur gravité, caractérisant un comportement de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État, M. A pouvait faire l'objet d'une mesure d'expulsion. Par conséquent, les moyens tirés de ce que la préfète a commis une erreur de droit et d'appréciation au regard des exceptions prévues à l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartée.

10. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent du présent jugement, M. A n'est pas davantage fondé à soutenir que la préfète a commis une erreur d'appréciation en estimant qu'au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il représentait une menace grave pour l'ordre public.

11. En septième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.

12. En huitième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

13. En l'espèce, le requérant se prévaut de la durée de son séjour sur le territoire français, de la présence en France de sa compagne, de nationalité française, et de leurs deux enfants, également de nationalité française, ainsi que de ses parents, de son frère et de ses deux sœurs, tous en situation régulière. Néanmoins, il n'établit pas, par les pièces produites, avoir des liens avec ces derniers. En outre, compte tenu des très nombreuses incarcérations dont il a fait l'objet, le requérant n'a pu partager la vie de sa compagne et de ses enfants que de manière discontinue. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet entre 2006 et la date de l'arrêté contesté, de treize condamnations pénales, sans mentionner les condamnations dont il a fait l'objet lorsqu'il était mineur, à des peines d'emprisonnement pour des faits de gravité croissante. Dès, lors, dans les circonstances de l'espèce, eu égard à la gravité des faits commis par M. A, sanctionnés pénalement, le comportement de M. A constitue une menace grave pour l'ordre public. Il résulte de ce qui précède qu'en prononçant la mesure d'expulsion du territoire français, la préfète n'a pas porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport à la nécessité de préserver l'ordre public et de prévenir les infractions pénales. Elle n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans les circonstances susrappelées, la préfète n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation personnelle du requérant.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête présentée par M. A ne peuvent qu'être rejetées y compris les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Diallo et à la préfète du Bas-Rhin.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Carrier, président,

M. Gros, premier conseiller,

Mme Klipfel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2023.

La rapporteure,

V. KLIPFEL

Le président,

C. CARRIER

Le greffier,

P. HAAG

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°2207265

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