LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2207731

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2207731

mardi 27 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2207731
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2022, Mme C D A, représentée par Me Burkatzki, avocat, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner au préfet de la Moselle, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer sous quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir le récépissé de sa demande de titre de séjour prévu à l'article R. 341-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, subsidiairement, sous les mêmes conditions, de lui fixer un rendez-vous pour la remise dudit récépissé ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'urgence tient à la précarité de sa situation ; son autorisation de séjour est sur le point d'expirer ;

- la délivrance d'un récépissé ne fera pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative ;

- sa demande de titre de séjour ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse ;

- l'utilité de la mesure est certaine.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- l'intéressée est entrée en France dans le cadre d'un accord qui lui faisait interdiction de présenter une autre demande de titre de séjour ;

- sa demande est très récente, ce qui lui interdit de se prévaloir d'une urgence.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord relatif au programme " vacances-travail " entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République fédérative du Brésil, signé à Brasilia le 12 décembre 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 2 décembre 2022, tenue en présence de Mme Cherif, greffière d'audience, M. B a lu son rapport.

Les parties régulièrement convoquées, n'étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit ;

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Aux termes de l'article 1er l'accord du 12 décembre 2013 susvisé : " 1. Les Parties créent un programme " vacances-travail " afin d'autoriser de jeunes ressortissants de chacun des deux Etats, dans la limite de validité du visa délivré conformément au paragraphe 2 du présent article, à séjourner sur le territoire de l'autre Etat à titre individuel, principalement à des fins touristiques, en ayant la possibilité de rechercher et d'occuper, à titre accessoire, un emploi leur permettant de compléter les moyens financiers dont ils disposent. 2. Chaque Partie délivre gratuitement aux ressortissants de l'autre Etat un visa de long séjour temporaire à entrées multiples (ci-après dénommé visa " vacances-travail ") d'une durée de validité d'un (1) an, conformément à l'article 3, paragraphe 2, du présent Accord, dès lors que ces ressortissants remplissent les conditions suivantes : a) leurs motivations répondent aux objectifs du programme tels que définis au paragraphe 1 du présent article ; b) ils n'ont pas bénéficié antérieurement de ce programme ; c) ils sont âgés de dix-huit à trente ans révolus à la date du dépôt de la demande de visa " vacances-travail" ; d) ils ne sont pas accompagnés de personnes charge ; e) ils sont titulaires d'un passeport en cours de validité ; f) ils possèdent un billet de retour valable, ou disposent des ressources suffisantes pour acheter un tel billet ; g) ils disposent des ressources financières nécessaires pour subvenir à leurs besoins au début de leur séjour sur le territoire de l'autre Etat, conformément à l'article 7, paragraphe 2, du présent Accord ; h) ils présentent un certificat médical attestant qu'ils sont en bonne santé et répondent à toute exigence médicale de l'autre Etat ; i) ils présentent un casier judiciaire vierge ; j) ils justifient d'une attestation de souscription d'un contrat d'assurance santé couvrant l'ensemble des risques liés à la maladie-maternité-invalidité et à l'hospitalisation ainsi que le rapatriement, pour la durée du séjour, sur le territoire de l'autre Etat.(). ". Aux termes de l'article 3 de cet accord : " () 2. Chaque Partie autorise les ressortissants de l'autre Etat titulaires d'un visa " vacances-travail " en cours de validité à séjourner sur son territoire pendant une durée maximale d'un (1) an, à rechercher et occuper un emploi rémunéré dans le but de compléter les moyens financiers dont ils disposent. 3. Les ressortissants de chacun des deux Etats qui séjournent sur le territoire de l'autre Etat sous couvert d'un visa " vacances-travail " ne peuvent pas prolonger leur séjour au-delà de la durée autorisée par le présent Accord, ni solliciter un titre de séjour afin de se maintenir sur le territoire de l'autre Etat. ".

3. Aux termes de l'article R. 341-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. (). ".

4. Il résulte de l'instruction que Mme D A a été admise à séjourner en France du 1er décembre 2021 au 1er décembre 2022 au titre d'un visa " vacances-travail " délivré en application des stipulations de l'accord franco-brésilien sus-cité. Les stipulations du 3. de l'article 3 de cet accord excluant explicitement les personnes intéressées de la prolongation de leur séjour sur un autre fondement, la requérante ne pouvait dès lors, en tout état de cause, être regardée comme admise à déposer une demande en ce sens entre les mains du préfet, ni par conséquent comme fondée à réclamer la délivrance d'un récépissé de cette demande par application des dispositions précitées de l'article R. 341-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles réservent la délivrance du récépissé aux seule personnes admises à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour. Ses conclusions à fins d'application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peuvent dès lors qu'être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme D A réclame au titre des frais qu'elle a exposés, non compris dans les dépens.

Sur l'amende :

6. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros. ".

7. Mme D A, qui avait été admise en France au titre d'un programme très particulier impliquant par nature que ses bénéficiaires ne prolongent pas leur séjour sur le territoire national, ne pouvait ignorer l'existence de cette contrainte spécifique. Assistée d'un conseil qualifié, elle ne pouvait sérieusement prétendre que sa demande de titre de séjour ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse. De plus, elle ne pouvait pas non plus sincèrement se prévaloir d'une urgence devant le juge des référés alors que sa demande de titre de séjour, dont elle devait nécessairement savoir qu'elle ne relevait pas d'une situation banale, avait été présentée moins de trois semaines avant l'enregistrement de sa requête.

8. La requête de Mme D A doit ainsi être regardée comme abusive. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la requérante une amende d'un montant de 100 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme D A est rejetée.

Article 2 : Mme D A est condamnée à payer une amende de 100 (cent) euros.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet de la Moselle et au directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin.

Fait à Strasbourg, le 27 décembre 2022.

Le juge des référés,

X. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions