lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2208282 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e chambre |
| Avocat requérant | SCP BOIVIN & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 12 décembre 2022, le 9 janvier 2023, le 7 avril 2023 et le 27 novembre 2023, le syndicat des fabricants d'explosifs de pyrotechnie et d'artifices, la société Pyragric Industrie, la société Ardi SA, la société Ukoba Industrie et la société Jacques Prévot Artifices, représentés par la SCP Boivin et Associés, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le préfet du Haut-Rhin a interdit l'achat, la vente, la cession, l'utilisation, le port et le transport des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques de catégories C1, F1, C2, F2, C3, F3, C4 et F4 sur l'ensemble du territoire des communes du département du Haut-Rhin du 10 décembre 2022 à minuit jusqu'au 3 janvier 2023 à 8 heures ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le préfet a méconnu le champ de sa compétence en faisant usage de ses pouvoirs de police générale alors que la mesure en litige porte sur un domaine réservé au ministre de la transition écologique ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 4 de la directive 2013/29/UE du 12 juin 2013 relative à l'harmonisation des législations des États membres concernant la mise à disposition sur le marché d'articles pyrotechniques en ce qu'elle interdit toutes les catégories d'artifices de divertissement ;
- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée au principe de la liberté du commerce et de l'industrie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2023, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Par ordonnance du 30 mai 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 14 juin 2024.
Un mémoire, présenté pour le syndicat des fabricants d'explosifs de pyrotechnie et d'artifices et autres, a été enregistré le 5 juin 2024. En application du dernier alinéa de l'article R. 611-1 du code de justice administrative, ce mémoire n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la directive 2013/29/UE du Parlement européen et du Conseil du 12 juin 2013 ;
- le code de l'environnement ;
- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;
- le décret n° 2015-799 du 1er juillet 2015 ;
- l'arrêté du ministre de l'intérieur du 17 décembre 2021 portant application des dispositions des articles L. 557-10-1 et R. 557-6-14-1 du code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gros,
- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,
- et les observations de Me Gubler, représentant le syndicat des fabricants d'explosifs de pyrotechnie et d'artifices, la société Pyragric Industrie, la société Ardi SA, la société Ukoba Industrie et la société Jacques Prévot Artifices.
Considérant ce qui suit :
Sur la légalité externe :
1. Aux termes du 1er alinéa de l'article 11 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements : " Le préfet de département a la charge de l'ordre public et de la sécurité des populations ". Il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'apprécier la nécessité de prendre des mesures de police au vu des risques de troubles à l'ordre public dont elle a connaissance et de veiller à ce que ces mesures soient proportionnées à ces risques.
2. Les articles R. 557-6-1 à R. 557-6-16 du code de l'environnement organisent une police spéciale de la mise sur le marché, la conformité et de l'utilisation des produits explosifs, confiée à l'Etat et dont l'objet est conformément au droit de l'Union européenne, d'assurer la libre circulation des articles pyrotechniques dans le marché intérieur, tout en garantissant un niveau élevé de protection de la santé humaine et de la sûreté publique, ainsi qu'un niveau élevé de protection et de sécurité des consommateurs, et en prenant en compte les aspects pertinents de la protection de l'environnement.
3. Si l'article R. 557-4-1 du code de l'environnement habilite le ministre chargé de la sécurité industrielle pour réglementer la mise sur le marché et l'utilisation de produits explosifs, cette circonstance ne fait pas obstacle à l'exercice du pouvoir de police générale que détient le préfet de département en vertu des dispositions précitées du premier alinéa de l'article 11 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements, lorsque des circonstances locales le justifient et à condition de ne pas compromettre, ce faisant, la cohérence et l'efficacité de celles pouvant être prises dans ce but par les autorités compétentes investies du pouvoir de police spéciale.
4. En l'espèce, d'une part, il n'est pas contesté que lors de la précédente nuit de la Saint-Sylvestre 2021-2022, ce ne sont pas moins de cinquante-sept véhicules et une cinquantaine de poubelles et autres mobiliers urbains qui ont été incendiés dans le département du Haut-Rhin. Si l'usage détourné des artifices et articles pyrotechniques se déroule principalement au sein des communes de Mulhouse et Colmar, des violences urbaines ont été également constatées à Saint-Louis où une cinquantaine d'individus s'en sont pris à des fonctionnaires de police et des sapeurs-pompiers. En outre, plusieurs incendies de mobiliers urbains avec prises à partie des forces de l'ordre se sont déroulés pendant Halloween à Wittenheim en zone gendarmerie. De même, dans la nuit du 12 octobre 2022 la brigade de gendarmerie Rixheim a été la cible de tirs de mortiers et les logements des familles de gendarmes ont été visés. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre 2022 à Bollwiller, également en zone gendarmerie, un jeune homme a fait usage d'un mortier d'artifice en direction des gendarmes. Il n'est pas davantage contesté que l'usage détourné des artifices et articles pyrotechniques est à l'origine d'accidents. Ainsi, ce ne sont pas moins de neuf hospitalisations à Mulhouse qui pour ce motif ont été recensées dans la nuit de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 2022. Ainsi, au regard de l'ensemble de ces éléments qui révèlent une utilisation importante mais aussi détournée d'articles pyrotechniques dans une proportion particulièrement prégnante dans le département du Haut-Rhin ainsi qu'un risque de blessures liées à l'usage d'artifices de divertissement et d'articles pyrotechniques, il existe, à la date de l'arrêté attaqué, une menace locale de troubles particuliers à l'ordre et à la sécurité publics.
5. D'autre part, contrairement à ce qui est soutenu par les requérants, qui procèdent par affirmations, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en édictant un arrêté réglementant à l'échelle du département dont il a la charge, l'achat, la vente, la cession, l'utilisation, le port et le transport des artifices de divertissement et articles pyrotechniques le préfet du Haut-Rhin aurait compromis la cohérence et l'efficacité des mesures susceptibles d'être prises dans ce but par les autorités compétentes investies du pouvoir de police spéciale.
6. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
Sur la légalité interne :
7. L'article R. 557-6-1 du code de l'environnement définit un article pyrotechnique comme " tout article contenant des substances explosives ou un mélange explosif de substances conçues pour produire de la chaleur, de la lumière, des sons, des gaz, de la fumée ou une combinaison de ces effets par une réaction chimique exothermique auto-entretenue ". Selon le même article, un artifice de divertissement est un article pyrotechnique destiné au divertissement. En vertu du 1° de l'article R. 557-6-3 du même code, les artifices de divertissement sont classés en quatre catégories, de F1 à F4, en fonction des risques de sécurité qu'ils présentent, de leur niveau sonore et de leurs conditions d'utilisation.
En ce qui concerne la méconnaissance de la directive 2013/29/UE :
S'agissant des artifices de divertissement classés dans la catégorie F1 ou C1 :
8. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 4 de la directive 2013/29/UE du 12 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil relative à l'harmonisation des législations des Etats membres concernant la mise à disposition sur le marché d'articles pyrotechniques : " Les États membres s'abstiennent d'interdire, de restreindre ou d'entraver la mise à disposition sur le marché d'articles pyrotechniques qui satisfont aux exigences de la présente directive ". Le paragraphe 2 du même article précise que : " La présente directive ne fait pas obstacle à la prise, par un État membre, de mesures qui visent, pour des motifs d'ordre public, de sûreté, de santé et de sécurité, ou de protection de l'environnement, à interdire ou à restreindre la possession, l'utilisation et/ou la vente, à des particuliers, d'artifices de divertissement des catégories F2 et F3, d'articles pyrotechniques destinés au théâtre et d'autres articles pyrotechniques. ". Il résulte de ces dispositions, telles qu'interprétées par la Cour de justice de l'Union européenne, notamment dans un arrêt n° C-137/17 du 26 septembre 2018 Van Gennip BVBA, que, sans préjudice des mesures de surveillance du marché prévues par la directive, les Etats membres ne peuvent s'opposer à la commercialisation d'articles pyrotechniques autres que ceux visés au paragraphe 2 de l'article 4. Elles font dès lors obstacle à l'adoption de telles mesures en ce qui concerne les artifices de divertissement classés, en raison du risque très faible qu'ils présentent, en catégorie F1.
9. Il résulte de ce qui est dit au point précédent que les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les exigences de la directive 2013/29/UE du 12 juin 2013 en ce qu'il porte sur les articles de catégorie F1 ou C1.
S'agissant des artifices de divertissement classés dans la catégorie F4 ou C4 :
10. Aux termes du d) du 1° de l'article R. 557-6-3 du code de l'environnement, qui transpose sur ce point les dispositions de la directive de la directive 2013/29/UE du 12 juin 2013, les artifices de divertissement classés en catégorie F4 sont ceux qui " présentent un risque élevé et qui sont destinés à être utilisés uniquement par des personnes ayant des connaissances particulières (également désignés par l'expression " artifices de divertissement à usage professionnel ") et dont le niveau sonore n'est pas dangereux pour la santé humaine. ". Il résulte également des dispositions de l'article L. 557-8 et du II de l'article R. 557-6-13 du même code que l'acquisition, la détention et l'utilisation de ces produits sont réservées aux personnes titulaires d'un certificat de formation ou d'une habilitation délivrés par un organisme agréé par le ministre chargé de la sécurité industrielle, ainsi que, en vertu de l'article 5 du décret du 31 mai 2010 relatif à l'acquisition, la détention et l'utilisation des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques destinés au théâtre, de l'agrément préfectoral prévu par le 2° de l'article 4 s'agissant des artifices de divertissement conçus pour être lancés par un mortier.
11. En l'espèce, dès lors que l'article 5 de l'arrêté attaqué soustrait les professionnels disposant des agréments et habilitations requis à l'interdiction d'acquérir, de porter, de transporter et d'utiliser les articles pyrotechniques qui résulte de l'article 1er du même arrêté, ce dernier est dépourvu d'effet en ce qui concerne les articles pyrotechniques de catégories F4 ou C4, lesquels, en application des dispositions précitées, sont réservés aux seuls professionnels. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué méconnaitrait les dispositions de la directive en tant qu'il vise les articles pyrotechniques de catégories F4 ou C4 doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la méconnaissance de la liberté de commerce et d'industrie :
12. Les mesures de police, qui peuvent limiter la liberté de commerce et d'industrie, doivent, dans cette mesure, être adaptées, nécessaires et proportionnées à l'objectif de sauvegarde de sécurité qu'elles poursuivent.
13. Il ressort des faits énoncés au point 4 du présent jugement que le risque de troubles à l'ordre et à la sécurité publics, tant en raison de risques particuliers de violences urbaines lors de la nuit de la Saint-Sylvestre que du risque de blessures liées à l'usage traditionnel d'artifices de divertissement et d'articles pyrotechniques est établi. Sous réserve de ce qui a été exposé précédemment concernant les articles de catégorie F1 ou C1, la mesure d'interdiction attaquée, ainsi justifiée par des motifs d'ordre et de santé publics, est adaptée aux objectifs recherchés.
14. À cet égard, contrairement à ce que soutiennent les requérants, les risques de troubles ne sauraient être regardés comme limités à certaines communes du Haut-Rhin, même si leur concentration est plus importante en zone urbaine. La seule interdiction de la vente aux mineurs, comme ils le soutiennent, ne permettrait pas d'atteindre l'objectif de sécurité, eu égard à l'ampleur du phénomène constaté, ainsi qu'il a été exposé au point 4. En outre, la limitation de l'interdiction aux seuls lieux publics n'est pas de nature à faire obstacle à la survenue de blessures dans la sphère privée. La circonstance qu'il soit possible d'acheter en ligne ou dans les pays frontaliers des artifices de divertissement et articles pyrotechniques est sans incidence sur le caractère adapté de la mesure contestée, dès lors qu'elle interdit, en tout état de cause, leur utilisation, leur port et leur transport dans le département du Haut-Rhin. Par ailleurs, et comme il a été exposé au point 11, l'arrêté prévoit, en son article 5, une dérogation en autorisant la vente et la mise en œuvre d'artifices de divertissement et d'articles pyrotechniques à des usages professionnels, par des personnes titulaires d'un agrément préfectoral relatif à l'acquisition, la détention et la mise en œuvre des artifices de divertissement de catégorie F4 ou C4. En outre, cette dérogation doit être regardée comme autorisant pour les personnes concernées le transport des articles visés.
15. Toutefois, outre ce qui a déjà été exposé aux points 8 et 9, il ressort des pièces du dossier que les artifices de divertissement de la catégorie F1 ou C1 sont peu bruyants et présentent de très faibles risques, de sorte que leur interdiction n'est ni nécessaire, ni proportionnée.
16. En outre, le ministre de l'intérieur a, à l'issue d'une concertation approfondie entre ses services et les professionnels du secteur de la pyrotechnie, pris un arrêté en date du 17 décembre 2021, qui précise qu'il a pour but de prévenir les atteintes à la sécurité publique en contrôlant la mise à disposition à toute personne physique ou morale des artifices de divertissement des catégories F2 et F3 qu'il énumère. Ainsi, sont inscrits sur la liste fixée par cet arrêté les artifices de divertissement de ces catégories susceptibles de faire l'objet d'un détournement à des fins de commission de violences. Eu égard au contenu détaillé de cette liste, aux critères qui ont présidé à son élaboration, à sa connaissance par l'ensemble des professionnels qui en assurent la mise en œuvre, et faute pour le préfet d'apporter en défense aucun élément justifiant du risque que présenteraient d'autres types d'articles pyrotechniques que ceux qui y sont inscrits, il ressort des pièces du dossier que la mesure d'interdiction de vente, de port et de transport prise par l'arrêté attaqué n'apparait pas justifiée en ce qu'elle porte sur les matériels autres que les dix types d'articles figurant dans la liste établie par l'arrêté du 17 décembre 2021.
17. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'interdiction générale faite par l'arrêté litigieux de vendre à des particuliers et, pour ces derniers, de porter, transporter et utiliser des artifices de divertissement relevant des catégories F2 et F3 ou C2 et C3, qui ne sont pas inscrits sur la liste fixée par l'arrêté du 17 décembre 2021 présenterait un caractère disproportionné doit être accueilli.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler l'arrêté attaqué en tant qu'il interdit l'achat, la vente, la cession, l'utilisation, le port et le transport d'une part, des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques de catégories C1 ou F1 d'autre part, des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques de catégories des catégories F2 et F3 ou C2 et C3 ne figurant pas sur la liste fixée par l'arrêté du 17 décembre 2021.
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme globale de 1 500 euros à la charge de l'État au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet du Haut-Rhin en date du 9 décembre 2022 est annulé en tant qu'il interdit l'achat, la vente, la cession, l'utilisation, le port et le transport, d'une part, des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques de catégories F1 ou C1, d'autre part, des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques de catégories des catégories F2 et F3 ou C2 et C3 ne figurant pas sur la liste fixée par l'arrêté du 17 décembre 2021.
Article 2 : L'État versera au syndicat des fabricants d'explosifs de pyrotechnie et d'artifices, à la société Pyragric Industrie, à la société Ardi SA, à la société Ukoba Industrie et à la société Jacques Prévot Artifices une somme globale de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des fabricants d'explosifs de pyrotechnie et d'artifices, à la société Pyragric industrie, à la société Ardi SA, à la société Ukoba industrie, à la société Jacques Prevot artifices et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Mulhouse.
Délibéré après l'audience du 25 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Carrier, président,
M. Gros, premier conseiller,
Mme Klipfel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2024.
Le rapporteur,
T. GROS
Le président,
C. CARRIERLe greffier,
P. HAAG
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026