mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2208598 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BENOIT - LALLIARD - ROUANET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 décembre 2022, la société CMI France, représentée par Me Rouanet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 avril 2022 par laquelle l'inspectrice du travail a refusé d'autoriser le licenciement de Mme B A ;
2°) d'annuler la décision implicite de la ministre du travail et de l'emploi rejetant le recours hiérarchique formé par la société contre la décision de l'inspectrice du travail ;
3°) d'enjoindre à l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la demande d'autorisation de licenciement dans ce même délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L.2411-1 du code du travail, la salariée ne bénéficiant d'aucune protection contre le licenciement dans la mesure où ce n'est qu'après avoir réceptionné la lettre de convocation à un entretien préalable à un licenciement qu'elle a fait état d'un mandat extérieur à l'entreprise et que sa désignation pour ce mandat revêt un caractère frauduleux ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il est justifié des difficultés économiques.
Par un mémoire enregistré le 9 mars 2023, Mme A, représentée par Me Mouret, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société CMI France au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 1er décembre 2023, la ministre du travail et de l'emploi conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Muller, rapporteur ;
- les conclusions de M. Biget, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société CMI France a sollicité le 25 février 2022 l'autorisation de procéder au licenciement pour motif économique de Mme B A, employée en qualité de juriste en droit social et responsable de ressources humaines, protégée au titre de sa candidature au mandat de délégué au conseil d'administration de la caisse d'allocations familiales du Vaucluse. Par une décision du 29 avril 2022, l'inspectrice du travail a refusé d'autoriser le licenciement de Mme A considérant que les difficultés économiques n'étaient pas matériellement établies. Le 28 juin 2022, la société a formé un recours hiérarchique, réceptionné le 4 juillet, contre cette décision. Du silence de la ministre, une décision implicite de rejet est née le 4 novembre 2022. Par une décision du 22 février 2023, la ministre du travail et de l'emploi a retiré la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et confirmé le refus d'autoriser le licenciement de Mme A. La société CMI France demande au tribunal d'annuler la décision du 29 avril 2022 de l'inspectrice du travail et la décision implicite de la ministre du travail et de l'emploi.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article R. 2422-1 du code du travail : " Le ministre chargé du travail peut annuler ou réformer la décision de l'inspecteur du travail sur le recours de l'employeur, du salarié ou du syndicat que ce salarié représente ou auquel il a donné mandat à cet effet. Ce recours est introduit dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de l'inspecteur. Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur ce recours vaut décision de rejet. "
3. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
4. En l'espèce, par une décision du 22 février 2023, la ministre du travail et de l'emploi a retiré la décision implicite de rejet née le 4 novembre 2022 et a confirmé la décision de refus de l'inspectrice du travail du 29 avril 2022.
5. Par suite, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision implicite du 4 novembre 2022 doivent être redirigées contre la décision du 22 février 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le bénéfice d'une protection :
6. Aux termes de l'article L. 2411-1 du code du travail : " Bénéficie de la protection contre le licenciement prévue par le présent chapitre, y compris lors d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, le salarié investi de l'un des mandats suivants : () / " 13° Membre du conseil ou administrateur d'une caisse de sécurité sociale mentionné à l'article L. 231-11 du code de la sécurité sociale () ". Aux termes de l'article L. 2411-18 du même code : " Conformément à l'article L. 231-11 du code de la sécurité sociale, la procédure d'autorisation de licenciement et les périodes et durées de protection du salarié membre du conseil ou administrateur d'une caisse de sécurité sociale sont celles applicables au délégué syndical, prévues par l'article L. 2411-3 () ". Aux termes de l'article L. 2411-3 du même code : " Le licenciement d'un délégué syndical ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail. () ".
7. Pour opérer les contrôles auxquels elle est tenue de procéder lorsqu'elle statue sur une demande d'autorisation de licenciement, l'autorité administrative doit prendre en compte chacune des fonctions représentatives du salarié. Lorsque la protection assurée au salarié par les dispositions précitées découle de l'exercice d'un mandat extérieur à l'entreprise, les dispositions du code du travail, conformément à la réserve d'interprétation énoncée par la décision n° 2012-242 QPC du Conseil constitutionnel du 14 mai 2012, sans porter une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle, ne sauraient permettre au salarié protégé de se prévaloir d'une telle protection s'il n'en a pas informé son employeur au plus tard lors de l'entretien préalable au licenciement.
8. D'une part, si la société CMI France fait valoir qu'elle n'avait pas été informée du fait que sa salariée était adhérente à la confédération des petites et moyennes entreprises du Vaucluse, cet élément est sans incidence, la requérante n'établissant pas le fondement d'une telle obligation. D'autre part, si la société fait valoir que la protection assurée par l'article L. 2411-1 du code du travail ne concernerait que les salariés investis d'un mandat, il convient de combiner ces dispositions du code du travail avec celles de l'article L. 231-11 du code de la sécurité sociale qui accordent la même protection aux candidats aux mandats de membre du conseil ou d'administrateur des caisses de sécurité sociale " dès la publication des candidatures et pendant une durée de trois mois ". Or, il ressort des pièces du dossier que par lettre du 6 janvier 2022, Mme A a informé son employeur du fait qu'elle s'était portée candidate au mandat de délégué suppléant au conseil d'administration de la caisse d'allocations familiales du Vaucluse, candidature qui avait été déposée sur la plateforme informatique dédiée dès le 7 décembre 2021. Il est constant que l'entretien préalable au licenciement de Mme A ne s'est tenu que le 10 février 2022. Il s'ensuit qu'au 25 février 2022, date de la demande d'autorisation de licenciement, Mme A bénéficiait de la protection prévue par l'article L. 2411-1 du code du travail. C'est donc sans erreur de droit que l'inspectrice du travail s'est estimée compétente ainsi d'ailleurs que la société l'y avait elle-même invitée en la saisissant de la situation de sa salariée. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la salariée, qui atteste avoir envisagé sa candidature dès le mois de juin 2021, ait eu l'intention délibérée de tromper l'administration afin d'obtenir une protection indue.
En ce qui concerne la réalité du motif économique :
9. Aux termes de l'article L. 1233-3 du code du travail : " Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment : / 1° A des difficultés économiques caractérisées soit par l'évolution significative d'au moins un indicateur économique tel qu'une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation, soit par tout autre élément de nature à justifier de ces difficultés. / Une baisse significative des commandes ou du chiffre d'affaires est constituée dès lors que la durée de cette baisse est, en comparaison avec la même période de l'année précédente, au moins égale à : / () b) Deux trimestres consécutifs pour une entreprise d'au moins onze salariés et de moins de cinquante salariés ; () / 3° A une réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité ; () / La matérialité de la suppression, de la transformation d'emploi ou de la modification d'un élément essentiel du contrat de travail s'apprécie au niveau de l'entreprise. / Les difficultés économiques, les mutations technologiques ou la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l'entreprise s'apprécient au niveau de cette entreprise si elle n'appartient pas à un groupe et, dans le cas contraire, au niveau du secteur d'activité commun à cette entreprise et aux entreprises du groupe auquel elle appartient, établies sur le territoire national, sauf fraude. / Pour l'application du présent article, la notion de groupe désigne le groupe formé par une entreprise appelée entreprise dominante et les entreprises qu'elle contrôle dans les conditions définies à l'article L. 233-1, aux I et II de l'article L. 233-3 et à l'article L. 233-16 du code de commerce. / Le secteur d'activité permettant d'apprécier la cause économique du licenciement est caractérisé, notamment, par la nature des produits biens ou services délivrés, la clientèle ciblée, ainsi que les réseaux et modes de distribution, se rapportant à un même marché (). "
10. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est fondée sur un motif de caractère économique, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si la situation de l'entreprise justifie le licenciement du salarié, en tenant compte notamment de la nécessité des réductions envisagées d'effectifs et de la possibilité d'assurer le reclassement du salarié dans l'entreprise ou au sein du groupe auquel appartient cette dernière. Pour apprécier la réalité des motifs économiques allégués à l'appui d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé présentée par une société qui fait partie d'un groupe, l'autorité administrative est tenue de faire porter son examen sur la situation économique de l'ensemble des sociétés du groupe intervenant dans le même secteur d'activité que la société en cause.
11. Il est constant que la société CMI France, composée de 25 salariés, appartient au groupe John Cokerill et qu'elle se présente comme la holding animatrice des filiales du groupe relevant des secteurs Energy, Industry, Defense, Corporate et Environment qui rassemblent 350 salariés et leur fournit une activité de prestation de services supports en matière administrative, financière et en gestion des ressources humaines. Afin de faire face aux difficultés économiques qu'elle rencontrait, la société a souhaité mettre en place une mesure de restructuration consistant à regrouper en un seul département d'une part le service en charge des ressources humaines en son sein et, d'autre part, le service en charge des autres filiales du groupe relevant du secteur Services, lesquelles rassemblent 1 500 collaborateurs. L'objectif affiché de cette mesure était principalement de réduire sensiblement les frais généraux pour un montant escompté de 375 000 euros annuels.
12. La société requérante soutient qu'en estimant que la réalité du motif économique tiré des difficultés économiques n'est pas établie, l'inspectrice du travail a commis une erreur d'appréciation. Elle fait valoir avoir subi d'importantes difficultés économiques lors de l'exercice 2020. Elle met en avant la baisse conséquente de son chiffre d'affaires passé de 3,86 millions à 2,92 millions entre 2019 et 2020. Elle combine ce chiffre avec celui du résultat net atteignant - 49,8 millions en 2020. Elle fait également état du résultat d'exploitation passé de - 533 525 euros en 2020 à - 828 369 euros en 2021 et qui apparaît négatif depuis au moins quatre exercices budgétaires. Elle expose également, bien que ce point ne soit pas évoqué par l'inspectrice du travail dans la décision en litige, qu'il existe un lien direct entre le projet de restructuration et la suppression de l'emploi de Mme A et qu'au moins une proposition de reclassement lui a été faite.
13. En l'espèce, pour apprécier la réalité des difficultés économiques alléguées dans la demande d'autorisation de licenciement de la société, il convient, si les éléments figurant au dossier le permettent, d'examiner la baisse significative d'au moins un des indicateurs mentionnés à l'article L. 1233-3 du code du travail en comparant leurs niveaux au cours de la période contemporaine de la date de la décision de l'inspectrice du travail, à savoir les deux trimestres antérieurs au 29 avril 2022, à la même période de l'année précédente.
14. Il ressort des pièces du dossier que l'inspectrice du travail et la ministre du travail et de l'emploi ont interrogé la société à plusieurs reprises afin d'obtenir des précisions sur le système de refacturation des prestations de services qu'elle rendait au bénéfice des filiales du groupe. Il n'est pas contesté que ces demandes sont demeurées pour partie sans réponse ou que les éléments transmis n'ont pas été considérés comme suffisamment clairs ou complets par l'administration alors même qu'elles avaient pour objet de clarifier les conditions dans lesquelles est établi le chiffre d'affaires de la société. Par ailleurs, la société ne produit aucun rapport exposant l'origine de ses difficultés économiques ni les moyens envisagés pour les résoudre en dehors de la mesure de restructuration des services de ressources humaines. Elle ne fait état d'aucune difficulté de trésorerie ni d'autres licenciements.
15. En outre, il ressort des pièces du dossier que le chiffre d'affaires pour l'année 2021 est remonté à 3,35 millions soit une augmentation de 480 000 euros par rapport à l'année 2020 et atteignait ainsi une valeur voisine de celles des années 2019 et 2018. Le résultat net pour l'année 2021 est très considérablement remonté par rapport à l'année précédente pour atteindre + 46,93 millions. La société soutient que ce résultat positif procède d'une simple opération financière ayant permis une augmentation des produits financiers, elle-même liée à des reprises sur provisions et transferts de charges pour 58 millions correspondant à la reprise des dépréciations des titres des filiales cédées le 31 décembre 2021 (sociétés françaises du secteur Services) à la société John Cokerill Services International. Elle en déduit que ce chiffre n'est pas révélateur de la santé réelle de l'entreprise. Toutefois, outre que la société fournit peu de documents étayant cette analyse, ce chiffre, à le supposer même purement exceptionnel, ne permet pas de caractériser une baisse durable et sérieuse de cet indicateur. Par ailleurs, s'agissant du résultat d'exploitation, quoique négatif, il ne ressort pas des pièces du dossier, faute de détail sur ce point, qu'il ait baissé lors de la période de référence précitée ni que sa variation d'ensemble entre 2020 et 2021, équivalente à 295 000 euros, soit significative de difficultés alors même qu'il est constant que ce résultat est régulièrement négatif depuis quatre ans et qu'il était même, en 2017, très nettement supérieur atteignant alors -1,24 millions d'euros.
16. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que l'inspectrice du travail a considéré que le motif économique de licenciement invoqué par l'employeur n'était pas caractérisé à la date de sa décision par l'existence avérée de difficultés économiques.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la société CMI France n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 29 avril 2022 ni, par voie de conséquence, de celle du 22 février 2023.
Sur les frais liés au litige :
18. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de société CMI France une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
19. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par la société CMI France et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société CMI France est rejetée.
Article 2 : La société CMI France versera à Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société CMI France, à la ministre du travail et de l'emploi et à Mme B A.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laubriat, président,
Mme Weisse-Marchal, première conseillère.
M. Muller, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
Le rapporteur,
O. Muller
Le président,
A. Laubriat
La greffière,
B. Delage
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026