lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2300125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MANLA AHMAD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2023, Mme A B, représentée par Me Manla Ahmad, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2022 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros hors taxes en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle ou, à défaut d'admission audit bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État cette même somme à son profit au titre des seules dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet de la Moselle n'a pas procédé au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement lui en faisant injonction ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet de la Moselle n'a pas usé de son pouvoir discrétionnaire en se bornant à reprendre l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'il ne pouvait lui être fait obligation de quitter le territoire alors qu'elle justifie remplir les conditions de délivrance de plein droit d'un titre de séjour en raison de sa vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme B n'est fondé.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Julien Iggert, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante algérienne née le 1er août 1976 à Bordj Menaiel (Algérie), est entrée en France le 14 mars 2015 munie d'un visa de court séjour valable du 16 novembre 2014 au 14 mai 2015. L'intéressée a présenté une demande d'asile le 16 février 2018, laquelle a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) puis par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 15 octobre 2018, confirmé par le tribunal administratif de Strasbourg et par la cour administrative d'appel de Nancy, le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme B ayant introduit le 10 octobre 2018 une demande de titre de séjour en raison de son état de santé, le préfet de la Moselle a, par un deuxième arrêté du 22 mars 2019, rejeté cette demande et confirmé l'obligation de quitter le territoire français prononcée le 15 octobre 2018. Par un jugement du 6 novembre 2020, confirmé le 5 octobre 2021 par la cour administrative d'appel de Nancy, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 22 mars 2019 et enjoint au préfet de la Moselle de réexaminer la situation de Mme B. Par un nouvel arrêté du 30 août 2022, pris pour l'exécution de cette décision, le préfet de la Moselle a rejeté la demande de titre de séjour présentée par l'intéressée en raison de son état de santé, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
2. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " () Le certificat d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux ressortissants algériens pour la mise en œuvre des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration./ L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ". Aux termes de l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège () L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. ". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure () ".
3. En premier lieu, la décision contestée mentionne notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dont le préfet de la Moselle a fait application et indique, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles ce dernier s'est fondé pour prendre les décisions en litige. En tout état de cause, le préfet de la Moselle n'était pas tenu de faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de la requérante dont il avait connaissance mais seulement des faits qu'il jugeait pertinents pour justifier le sens de sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet de la Moselle n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante.
4. En deuxième lieu, Mme B soutient que la décision contestée est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet de la Moselle n'a pas procédé au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement lui en faisant injonction. Il est constant, d'une part, que par un jugement du 6 novembre 2020, confirmé le 5 octobre 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a enjoint au préfet de la Moselle de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois à compter de la notification dudit jugement et, d'autre part, que le préfet n'a rejeté sa demande de titre de séjour que par un arrêté du 30 août 2022. Toutefois, si l'inexécution de cette décision dans le délai imparti peut justifier la saisine du juge de l'exécution en application des procédures définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du code de justice administrative, un tel retard dans l'édiction de mesures d'exécution d'une décision juridictionnelle est sans incidence sur la légalité de la décision prise pour son exécution. Dans ces conditions, Mme B ne peut utilement s'en prévaloir au soutien de ses conclusions à fins d'annulation de la décision contestée.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait cru tenu d'édicter la décision contestée. Il n'a ainsi pas entaché sa décision d'une erreur de droit.
6. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
7. Mme B soutient que le rejet de sa demande de titre de séjour méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que garanti par les stipulations rappelées au point précédent, eu égard à la nécessité de sa présence aux côtés de son époux, à la circonstance selon laquelle elle ne constitue pas une menace à l'ordre public ainsi qu'en raison de la durée et de ses conditions de séjour en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, qui a au demeurant sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé et non de sa vie privée et familiale, est entrée régulièrement sur le territoire le 14 mars 2015 après avoir résidé dans son pays d'origine pendant 38 ans et s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire à l'expiration de son visa de court séjour le 14 mai 2015. Si l'intéressée a présenté une demande d'asile le 16 février 2018, celle-ci a été rejetée par l'OFPRA puis par la CNDA. De plus, si la requérante fait valoir qu'elle s'est mariée avec un ressortissant français, le 10 septembre 2022, et que celui-ci nécessite sa présence en raison de son placement sous curatelle renforcée, il ressort des pièces du dossier, d'une part, que ledit mariage est intervenu postérieurement à la décision contestée, alors au demeurant que l'intéressée n'établit pas avoir entretenu cette relation avant le 30 août 2022 et, d'autre part, que Mme B n'établit pas que sa présence soit nécessaire aux côtés de son époux, lequel a été placé sous la curatelle de l'UDAF de Moselle par un jugement du 25 novembre 2022 du tribunal judiciaire de Metz. En outre, Mme B ne justifie pas, ni même n'allègue, exercer une activité professionnelle sur le territoire. Enfin, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'est pas dépourvue de tout lien dans son pays d'origine, alors que ses six frères et sœur y résident encore. Dans ces conditions, les liens personnels et familiaux en France de la requérante, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, de ses conditions d'existence et de son insertion dans la société française, ne sont pas suffisamment intenses pour justifier la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles précités. Par suite, le préfet de la Moselle n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention précitée, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Ces moyens seront, dès lors, écartés.
8. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 août 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; ()5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
10. En premier lieu, Mme B soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit en ce qu'il ne pouvait lui être fait obligation de quitter le territoire alors qu'elle justifiait remplir les conditions de délivrance de plein droit d'un titre de séjour en raison de sa vie privée et familiale. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment, l'intéressée, qui n'a au demeurant présenté sa demande de titre de séjour qu'en application du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien au titre de son état de santé, n'a épousé un ressortissant français que le 10 septembre 2022. Dans ces conditions, elle ne peut utilement se prévaloir de cette circonstance à l'encontre de la décision litigieuse du 30 août 2022 dès lors que, à la date de ladite décision, elle ne justifiait pas remplir les conditions de délivrance de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement du 2) de ce même article de l'accord franco-algérien. En outre, et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7, la requérante n'établit pas entretenir en France des liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour justifier la délivrance de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement du 5) de l'article 6 de l'accord précité. Enfin, il est constant que Mme B s'est vu refuser la délivrance du titre de séjour sollicité en raison de son état de santé, alors, au demeurant, qu'elle ne soutient pas remplir les conditions de délivrance de plein droit d'un tel titre dans le cadre du présent recours. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à faire valoir qu'il ne pouvait lui être fait obligation de quitter le territoire français en ce qu'elle justifiait remplir les conditions de délivrance de plein droit d'un titre de séjour. Ce moyen sera, dès lors, écarté.
11. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée l'obligation de quitter le territoire français doivent, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à cette obligation, être écartés pour les mêmes raisons que précédemment s'agissant du refus de titre de séjour.
12. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 août 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Manla Ahmad et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Julien Iggert, président,
M. Christophe Michel, premier conseiller,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2023.
Le président-rapporteur,
J. IGGERT
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
C. MICHEL
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026