jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2300311 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AARPI L'ILL LÉGAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 et 18 janvier 2023, M. E G, représenté par Me Thalinger, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités autrichiennes ;
3°) d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a prononcé son assignation à résidence ;
4°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin d'enregistrer sa demande d'asile sous astreinte de 155 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, à défaut de lui verser directement cette somme en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'arrêté de transfert :
- la décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
- l'information prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ne lui a pas été donnée en temps utile ;
- il n'a pas bénéficié d'un entretien individuel conforme aux dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'assignation à résidence :
- elle est entachée d'un vice d'incompétence ;
- la décision portant assignation à résidence sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. G ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application des dispositions de l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boutot, magistrat désigné ;
- les observations de Me Thalinger, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ; il développe le moyen tiré de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, en faisant valoir qu'aucun élément ne permet d'identifié l'agent ayant mené l'entretien ; il soulève, en outre, un moyen tiré de la méconnaissance des articles 9 et 11 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- les observations de M. G, assisté de Mme D, interprète en langue kurde.
La préfète du Bas-Rhin, régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre provisoirement M. G au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté de transfert :
2. En premier lieu, par un arrêté du 4 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin du 7 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de M. C, chef du bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, à Mme A F à l'effet de signer les arrêtés de transfert et d'assignation à résidence pris en application de la procédure Dublin. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C n'aurait pas été absent ou empêché à la date de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est vu remettre, le 21 novembre 2022 la brochure d'information A intitulée " J'ai demandé l'asile dans l'Union Européenne - quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande ' " et la brochure d'information B intitulée " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ", en langue turque. La remise de ces deux brochures, qui constituent la brochure commune prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, permet aux demandeurs d'asile de bénéficier d'une information complète sur l'application de ce règlement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. G a bénéficié d'un entretien individuel le 21 novembre 2022, qui s'est déroulé avec le concours d'un interprète en langue turque et dont il a signé le résumé. Si le requérant soutient qu'il n'est pas établi que cet entretien a été réalisé après que les brochures d'informations lui ont été remises, au motif que lesdites brochures ne comportent pas l'heure de leur remise, toutefois, et d'une part, aucune disposition législative ou réglementaire ne prévoit cette formalité, d'autre part, le résumé de l'entretien indique que " l'information sur les règlements communautaires [lui] a été remise ". Par ailleurs, si le requérant soutient qu'il n'est pas établi que l'agent ayant mené cet entretien aurait été qualifié à cet effet, l'absence - de même au demeurant que la présence - d'initiales sur le résumé de l'entretien, formalité qui n'est prévue par aucun texte, est en soi sans rapport avec la qualification de l'agent. Le résumé de l'entretien indique que celui-ci a été conduit " par un agent qualifié de la préfecture du Haut-Rhin " et, en l'absence de preuve contraire, laquelle n'est pas rapportée en l'espèce, cette mention fait foi. Le moyen doit être écarté.
5. En quatrième lieu, M. G soutient que la décision contestée serait entachée d'un défaut d'examen, en faisant valoir qu'en raison de problèmes d'interprétariat lors de l'entretien individuel, la préfète du Bas-Rhin a indiqué qu'il n'avait aucune famille en France, alors que plusieurs membres de sa famille, dont son frère et deux oncles, résident régulièrement en France et ont obtenu la qualité de réfugié. Toutefois, les incompréhensions alléguées lors de l'entretien individuel ne sont établies par aucun élément objectif, et il ressort des mentions du procès-verbal de l'entretien, au cours duquel le requérant a indiqué ne pas avoir de membres de sa famille vivant dans l'Union européenne, que M. G a certifié l'exactitude des renseignements ainsi transmis. En outre, il ressort des pièces du dossier que, lors de la notification de l'arrêté contesté, le requérant a alors indiqué avoir beaucoup de famille en France mais refuser de coopérer. Dans ces conditions, s'il ressort des pièces du dossier que M. G dispose en effet de liens familiaux en France et que la préfète du Bas-Rhin n'en a pas fait état dans sa décision, toutefois, compte tenu notamment des déclarations contradictoires de M. G et de son refus exprès de coopérer avec l'administration, le défaut d'examen n'est pas établi. Le moyen doit être écarté.
6. En cinquième lieu, M. G, célibataire et sans enfants, ne saurait utilement se prévaloir des stipulations de l'article 9 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, applicables aux " membres de la famille ", qui désignent, aux termes de l'article 2.g du même règlement, le conjoint et les enfants mineurs. Le moyen doit être écarté.
7. En sixième lieu, aux termes de l'article 11 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Lorsque plusieurs membres d'une famille et/ou des frères ou sœurs mineurs non mariés introduisent une demande de protection internationale dans un même État membre simultanément, ou à des dates suffisamment rapprochées pour que les procédures de détermination de l'État membre responsable puissent être conduites conjointement, et que l'application des critères énoncés dans le présent règlement conduirait à les séparer, la détermination de l'État membre responsable se fonde sur les dispositions suivantes : / a) est responsable de l'examen des demandes de protection internationale de l'ensemble des membres de la famille et/ou des frères et sœurs mineurs non mariés, l'État membre que les critères désignent comme responsable de la prise en charge du plus grand nombre d'entre eux ; / b) à défaut, est responsable l'État membre que les critères désignent comme responsable de l'examen de la demande du plus âgé d'entre eux ". A supposer que M. G, qui se prévaut de la qualité de réfugié de son frère et expose que ce dernier a obtenu l'asile pour les mêmes raisons que celles qui l'ont poussé à fuir son pays, ait entendu se prévaloir de ces stipulations, toutefois, compte tenu de la durée écoulée, de plus de deux ans, entre le dépôt de la demande d'asile de son frère, et la sienne propre, ces demandes de protection internationale ne peuvent être regardées comme ayant été introduites à des dates suffisamment rapprochées au sens de cet article. Le moyen doit être écarté.
8. En septième lieu, M. G invoque la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Il se prévaut de la présence en France de nombreux membres de sa famille ayant obtenu le statut de réfugié, dont notamment son frère, il expose avoir gardé des liens constants avec ces derniers lorsqu'il se trouvait en Turquie, qu'il est pris en charge par son frère, et qu'il existe des liens directs entre la persécution dont il soutient être victime, et celles subies par son frère.
9. La faculté laissée à chaque État membre de déroger aux principes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande d'asile, pour un motif prévu par l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile. En l'espèce, il y a lieu de tenir compte de la durée de séparation entre M. G et les autres membres de sa famille, ses oncles étant entrés en France dans les années 1990, et son frère au mois de juin 2019, et, au vu des pièces du dossier, il ne peut être tenu pour établi, sur la base d'un échange de SMS non traduits, que le requérant serait à l'égard de son frère dans un tel état de dépendance que la préfète du Bas-Rhin aurait, à cet égard, commis une erreur manifeste d'appréciation. S'il soutient que son frère serait à même de le prendre en charge intégralement, cette affirmation demeure sujette à caution compte tenu des moyens matériels limités dont celui-ci dispose, et il n'est d'ailleurs pas soutenu que les autorités autrichiennes ne seraient pas à même d'offrir au requérant des conditions matérielles d'accueil conformes. Le fait que le requérant ne souhaitait pas déposer une demande d'asile en Autriche et avait l'intention de rejoindre la France pour y déposer sa demande est, en soi, sans incidence sur la détermination de l'Etat membre responsable, laquelle doit résulter de l'application de critères objectifs. Enfin, la circonstance que le frère de M. G a obtenu l'asile est également sans incidence sur la légalité de l'arrêté de transfert, dès lors qu'il ne peut être préjugé, dans le cadre de la présente instance, du sort réservé à la demande d'asile du requérant. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, M. G ne justifie pas d'une circonstance exceptionnelle ou humanitaire au sens de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et la décision de le transférer en Autriche, pour une durée au demeurant nécessairement temporaire, ne caractérise pas une erreur manifeste d'appréciation par rapport aux buts poursuivis. Le moyen doit être écarté.
10. En huitième lieu, M. G soutient que la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, le requérant est présent en France depuis le mois de novembre 2022 et s'il invoque la séparation d'avec son frère, induite par son transfert en Autriche, pour les mêmes motifs qu'au point précédent, le moyen doit être écarté.
11. En dernier lieu, le requérant invoque la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en faisant valoir qu'il est exposé à un renvoi dans son pays d'origine en cas de retour en Autriche. Toutefois, par cette seule déclaration générale aucunement circonstanciée, le requérant, qui ne soutient d'ailleurs pas qu'il ferait l'objet en Autriche d'une mesure d'éloignement, n'établit pas que l'Autriche, pays membre de l'union européenne et partie à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ne réexaminerait pas sa demande d'asile avec toutes les garanties requises. Le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
12. Aux termes de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge peut être assigné à résidence par l'autorité administrative pour le temps strictement nécessaire à la détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile ". Aux termes de l'article L. 751-4 du même code : " En cas d'assignation à résidence en application de l'article L. 751-2, les dispositions des articles L. 572-7, L. 732-1, L. 732-3, L. 732-7, L. 733-1 à L. 733-4 et L. 733-8 à L. 733-12 sont applicables ". Aux termes de l'article L. 732-1 du même code : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours ".
13. En premier lieu, le moyen tiré du vice d'incompétence de l'auteur de la décision contestée doit être écarté pour les mêmes motifs qu'au point 2.
14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert, ne peut qu'être écarté.
15. En dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'est assorti d'aucun élément circonstancié et il n'est pas établi qu'en l'obligeant à se présenter une fois par semaine dans les locaux de la police aux frontières à Mulhouse, la préfète du Bas-Rhin aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit d'aller et venir.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. G à fin d'annulation doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'astreinte et celles au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1 : M. G est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E G, à Me Thalinger et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.
Le magistrat désigné,
L. BLa greffière,
L. Cherif
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026