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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2300548

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2300548

jeudi 11 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2300548
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantELSAESSER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 janvier et 18 septembre 2023, Mme A B, représentée par Me Elsaesser, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du 12 novembre 2022 par laquelle la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros hors taxes à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle à lui verser directement en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée de défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- l'irrégularité de sa situation administrative suite à la décision implicite de rejet a entraîné pour elle des difficultés financières, dès lors notamment qu'elle n'a pas pu bénéficier de sa bourse.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient que le titre demandé a été délivré à la requérante le 27 mars 2023.

Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dobry,

- et les observations de Me Elsaesser, représentant Mme A B.

Considérant ce qui suit :

1. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors la disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.

2. Mme B a demandé le 11 juillet 2022 la délivrance d'un titre de séjour. Une décision implicite de refus, qu'elle conteste par la présente requête, est née le 12 novembre 2022. Il ressort des pièces du dossier que la préfète du Bas-Rhin a délivré à la requérante un titre de séjour le 27 mars 2023, par une décision devenue définitive, et qu'elle a ainsi procédé au retrait de la décision implicite de refus en litige. Ce retrait emportant disparition rétroactive de la décision contestée, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à son annulation ni sur les conclusions présentées à fin d'injonction et d'astreinte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat les sommes demandées par la requérante et son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction et d'astreinte présentées par Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la préfète du Bas-Rhin et à Me Elsaesser. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Rees, président,

Mme Merri, première conseillère,

Mme Dobry, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2024.

La rapporteure,

S. DOBRY

Le président,

P. REES Le greffier,

P. HAAG

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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