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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2301289

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2301289

jeudi 16 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2301289
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 23 février 2023 et 7 août 2023, la SCCV Jasmin, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et Associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2023 par lequel le maire de la commune d'Illkirch-Graffenstaden a refusé de lui accorder un permis de construire portant sur la construction d'un ensemble collectif de 55 logements sur un terrain situé 23 avenue de Strasbourg ;

2°) d'enjoindre au maire d'Illkirch-Graffenstaden de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden le versement d'une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le projet n'est pas incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation " Baggersee " ;

- le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article 11.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg ;

- le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article 7UCB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg ;

- c'est à tort que le maire d'Illkirch-Graffenstaden a estimé que l'escalier et la rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite ne pourront pas être réalisés en aménagement paysager.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2023, la commune d'Illkirch-Graffenstaden, représentée par la SELARL Leonem, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SCCV Jasmin en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 10 octobre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint de délivrer le permis de construire sollicité dès lors que, suite à un jugement du 30 mai 2023 du tribunal administratif de Strasbourg annulant l'arrêté du 20 avril 2022 par lequel la commune d'Illkirch-Graffenstaden avait procédé au retrait du permis de construire tacite dont était bénéficiaire la société SCCV Jasmin, cette dernière s'est trouvée bénéficiaire d'une autorisation d'urbanisme tacite portant sur un projet identique à celui contesté dans le cadre de la présente instance.

Par un courrier du 11 octobre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que l'arrêté du 6 octobre 2022 refusant de délivrer à la SCCV Jasmin un permis de construire portant sur le même projet que celui objet de la présente instance ayant été annulé par un jugement du tribunal du 30 mai 2023 devenu définitif, l'autorité de la chose jugée fait obstacle, en l'absence de changement dans les circonstances de fait ou de droit, à ce qu'un nouveau refus fondé sur des motifs identiques soit opposé à la société pétitionnaire.

Des mémoires en réponse à ces moyens relevés d'office ont été présentés par la commune d'Illkirch-Graffenstaden et la SCCV Jasmin, les 13 octobre 2023 et leur ont été communiqués.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Anne-Lise Eymaron,

- les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Arab, avocat de la SCCV Jasmin,

- les observations de la commune d' Illkirch-Graffenstaden.

Considérant ce qui suit :

1. Par une demande déposée le 21 novembre 2022, la SCCV Jasmin a demandé la délivrance d'un permis de construire portant sur la construction d'un ensemble collectif de 55 logements, pour une surface de plancher de 2 914 mètres carrés, sur un terrain situé 23 avenue de Strasbourg, à Illkirch-Graffenstaden. Par un arrêté du 15 février 2023, le maire d'Illkirch-Graffenstaden a refusé d'accorder le permis de construire sollicité. Par la présente requête, la SCCV Jasmin demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité de l'arrêté du 15 février 2023 :

2. Pour refuser le permis de construire en litige, la commune d'Illkirch-Graffenstaden s'est fondée sur les motifs tirés de ce le projet est incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation " Baggersee ", qu'il méconnaît les dispositions des articles 11 et 7 UCB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg et qu'il n'est pas garanti que l'escalier et la rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite pourront être réalisés en aménagements paysagers.

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ".

4. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du formulaire Cerfa joint à la demande de permis de construire, que le terrain d'assiette du projet en litige est constitué des parcelles cadastrées section 26 n° 187 et 572, dont il n'est pas contesté qu'elles ne sont pas comprises dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation sectorielle relative au quartier du Baggersee. Alors qu'il est constant que le terrain d'assiette en cause, tel que déclaré dans la demande de permis de construire, n'inclut pas la parcelle cadastrée section 26 n° 523, la commune ne peut utilement se prévaloir ni de ce que celle-ci figurait dans le certificat d'urbanisme présentée par la pétitionnaire en prévision de son projet ni de ce qu'elle fait l'objet, avec les deux autres parcelles en litige, d'une décision de préemption. Dans ces conditions, le projet en litige n'a pas à respecter les principes d'aménagement spécifiques à l'orientation d'aménagement et de programmation, dès lors que, bien que situé à proximité, il n'est pas inclus dans son périmètre. Par suite, le maire ne pouvait légalement s'opposer au projet au motif qu'il n'est pas compatible avec ceux-ci.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 UCB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " La distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite séparative qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L=H/2 minimum 3 mètres) ".

6. Le maire-adjoint a considéré que cette règle était méconnue en limite séparative sud, dès lors que le bâtiment, d'une hauteur de 8,80 mètres n'est distant que de 3,04 mètres de la limite. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse et des plans de coupe joints à la demande de permis de construire, que la façade est du bâtiment est constituée d'étages et balcons en escaliers. Le plan de coupe BB joint au dossier fait ainsi état de ce que la hauteur du balcon du premier étage, mesurée en son point le plus haut et non, comme cela est soutenu en défense, au niveau de son plancher, s'établit à la cote 147,72 NGF. A cet endroit, le niveau du terrain naturel, au point de la limite séparative qui en est le plus rapprochée, est coté à 142,21 NGF, de sorte que la différence d'altitude visée à l'article 7 UCB précité est de 5,51 mètres et non de 8,80 mètres. Le bâtiment, qui est implanté, en ce point, à 3,04 mètres de la limite, ne méconnaît pas la règle d'implantation. Contrairement à ce que fait valoir la commune, et ainsi que cela ressort du plan de masse joint au dossier, la cote 150,42 NGF correspond non à la hauteur du balcon du premier étage mais à celle de celui du deuxième étage, distant, quant à lui, de 5,15 mètres de la limite séparative. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le maire ne pouvait refuser son projet en se fondant sur la méconnaissance de l'article 7 UCB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 11 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, applicables à toutes les zones, reprenant celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".

8. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une telle atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

9. Il ressort des pièces du dossier, notamment des plans et vues versés aux débats, que le projet a vocation à s'implanter sur un terrain actuellement bâti, situé le long de l'avenue de Strasbourg, par laquelle passe une ligne de tramway et qui le sépare d'un hypermarché et de son vaste parking, dans le prolongement de l'avenue de Colmar qui est marquée par la présence de nombreux immeubles commerciaux et collectifs d'habitation. A proximité immédiate de ce terrain se trouve également le parking-relais de la station Baggersee du tramway, ainsi que plusieurs bâtiments collectifs, de hauteurs différentes et qui ne présentent aucune unité architecturale. Si le quartier situé au nord du terrain d'assiette, au-delà de la rue de Cannes, comporte, quant à lui, des habitations essentiellement pavillonnaires, il ne ressort pas des pièces du dossier que celles-ci bénéficieraient d'une protection dans le cadre du document d'urbanisme ou se caractériseraient par une harmonie ou une unité architecturale particulières à laquelle le projet en litige serait susceptible de porter atteinte. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le maire ne pouvait s'opposer au projet au motif qu'il portait atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 11 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal.

10. En dernier lieu, si le maire d'Illkirch-Graffenstaden a estimé ne pouvoir autoriser le projet en cause, au motif que l'escalier et la rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite ne pourront pas être réalisés en aménagements paysagers, il n'indique pas quelle règle d'urbanisme serait méconnue, alors en tout état de cause que la pétitionnaire a déclaré dans sa demande de permis de construire, dont l'exécution conforme pourra être contrôlée et, le cas échéant, sanctionnée, que ces éléments comporteront des aménagements paysagers.

11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la SCCV Jasmin est fondée à solliciter l'annulation de l'arrêté du 15 février 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative: " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution/ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ". Lorsque l'exécution d'un jugement ou d'un arrêt implique normalement, eu égard aux motifs de ce jugement ou de cet arrêt, une mesure dans un sens déterminé, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision. Si, au vu de cette situation de droit et de fait, il apparaît toujours que l'exécution du jugement ou de l'arrêt implique nécessairement une mesure d'exécution, il incombe au juge de la prescrire à l'autorité compétente.

13. Aux termes l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. () ". Aux termes de l'article L. 424-3 du même code : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. ". Par ailleurs, aux termes de l'article de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision.

14. Il résulte de ce qui précède que, lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction ou s'il s'en saisit d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

15. Il résulte de ce qui précède que l'ensemble des motifs de refus de délivrance du permis en cause est illégal. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions applicables à la date de la décision s'opposeraient à la délivrance du permis ou qu'un changement de la situation de fait existant à la date du jugement y fasse obstacle. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre à la commune d'Illkirch-Graffenstaden de délivrer le permis de construire sollicité par la SCCV Jasmin, dans un délai maximal de deux mois à compter de la notification de la présente décision.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la SCCV Jasmin qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que la commune d'Illkirch-Graffenstaden demande au titre des frais liés au litige.

17. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden le paiement, à la SCCV Jasmin, d'une somme de 1 500 euros.

D E C I D E :

Article 1 : L'arrêté du 15 février 2023 portant refus de permis de construire est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la commune d'Illkirch-Graffenstaden de délivrer à la SCCV Jasmin le permis de construire sollicité, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision.

Article 3 : La commune d'Illkirch-Graffenstaden versera à la SCCV Jasmin une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Jasmin et à la commune d'Illkirch-Graffenstaden.

Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Richard, président,

Mme Malgras, première conseillère,

Mme Eymaron, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2023.

La rapporteure,

A.-L. EYMARON

Le président,

M. RICHARD

La greffière,

J. BROSÉ

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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