mardi 21 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2301372 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, transmise par le tribunal administratif de Nancy et enregistrée le 23 février 2023, et un mémoire complémentaire enregistré le 8 mars 2023, Mme C E, représentée par Me Ichim-Muller, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 février 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme E soutient que :
En ce qui concerne toutes les décisions :
- elles sont insuffisamment motivées ;
- la compétence de leur signataire n'est pas établie ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît par suite les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle ne présente pas de risque de fuite ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de cette convention ;
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité affectant l'obligation de quitter le territoire français sans délai ;
- elle justifie de considérations humanitaires faisant à obstacle à cette mesure ;
- elle méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
La préfète fait valoir que les moyens invoqués par Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouzar, magistrat désigné ;
- et les observations de Me Ichim-Muller, avocate de Mme E, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La préfète du Bas-Rhin, régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante arménienne née en 1985, est entrée irrégulièrement en France le 12 janvier 2018. Sa demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la cour nationale du droit d'asile le 17 septembre 2021. Elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 7 décembre 2021 à laquelle elle n'a pas déféré. Elle a été interpellée et placée en garde à vue le 22 février 2023 pour des faits de vol en réunion. Le même jour, la préfète du Bas-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et l'a placée en rétention administrative pendant quarante-huit heures. Par une ordonnance du 25 février 2023, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Metz a ordonné la remise en liberté de Mme E. Par un arrêté du même jour, la préfète du Bas-Rhin a assigné à résidence Mme E dans le département du Bas-Rhin pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, Mme E demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 février 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu d'admettre Mme E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les moyens communs à l'ensemble des arrêtés contestés :
3. En premier lieu, par un arrêté du 4 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin du 7 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de M. D, directeur des migrations et de l'intégration, à M. B, chef du bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer tous actes et décisions relevant des attributions dévolues à cette direction, à l'exception de certaines catégories d'actes au nombre desquelles ne figurent pas les décisions contestées. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D n'aurait pas été absent ou empêché à la date des arrêtés attaqués. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des arrêtés attaqués doit être écarté.
4. En deuxième lieu, contrairement à ce qui est soutenu, les décisions contestées comportent les considérations de droit et de fait qui les fondent et sont suffisamment motivées.
5. En dernier lieu, l'arrêté contesté a été notifié à Mme E lorsqu'elle était assistée d'un interprète. Dès lors, en tout état de cause, elle n'est pas fondée à soutenir que les décisions contestées sont illégales au motif qu'elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Il ressort des pièces du dossier que Mme E, bien que séjournant en France depuis 2018, n'a jamais été titulaire d'un titre de séjour et n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement adoptée en 2021. Si elle se prévaut de sa vie familiale en France, de ce que sa fille née en 2013 est régulièrement scolarisée depuis son arrivée en France, ou encore qu'elle est engagée dans la vie associative, qu'elle apprend le français et bénéficie de deux promesses d'embauche, il ressort cependant des pièces du dossier que son époux séjourne également en France sans être muni d'un titre de séjour. Au regard de ces éléments, alors qu'elle a vécu la plus grande partie de sa vie en Arménie et que rien ne fait obstacle à ce que son époux et sa fille l'accompagnent dans le pays d'origine, elle n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qu'elle conteste a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette mesure a été prise. Par suite, son moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté ainsi que, en tout état de cause, celui tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de cette même convention.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; / () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; ". A supposer même que, comme la requérante le soutient, son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il ressort de l'arrêté contesté que l'obligation de quitter le territoire français a été prise également aux motifs que l'intéressée, qui ne peut justifier être entrée régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenue sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Il ressort des pièces du dossier que la préfète aurait pu prendre la même décision uniquement pour ces derniers motifs.
8. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Bas-Rhin aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Enfin, aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
10. Il ressort de l'arrêté contesté que pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à Mme E, la préfète du Bas-Rhin a retenu comme seul motif qu'il existait un risque que l'intéressée se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont elle fait l'objet dès lors qu'elle ne présentait pas de garanties de représentation suffisante. Cependant, il ressort des pièces du dossier que lors de son audition par les services de police, Mme E a indiqué, outre le fait qu'elle séjournait en France avec son époux et leur enfant, l'adresse de sa résidence effective ainsi que le nom de l'association qui l'hébergeait. Dès lors, sans qu'il y ait lieu d'examiner l'autre moyen articulé contre cette décision, elle est fondée à soutenir qu'elle ne présentait pas un risque de fuite et à obtenir, pour ce motif, l'annulation de la décision contestée.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, pour les motifs exposés au point 6, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
12. En second lieu, si Mme E soutient que cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de cette convention, aux termes duquel " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ", elle n'assortit cependant son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Sur la légalité de la décision prononçant une interdiction de retour pour une durée d'un an et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués contre cette décision :
13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".
14. Compte tenu de l'illégalité affectant la décision refusant d'accorder à Mme E un délai de départ volontaire, celle-ci est fondée à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre est par conséquent illégale.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E est seulement fondée à obtenir l'annulation de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
16. Eu égard à l'annulation partielle prononcée, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de l'intéressée.
17. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à ses conclusions tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat la somme qu'elle demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1 : Mme E est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 22 février 2023 est annulé uniquement en ce qu'il refuse d'accorder à Mme E un délai de départ volontaire et en ce qu'il prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E, à Me Ichim-Muller et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à la procureur de la République près le tribunal judiciaire de Strasbourg.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2023.
Le magistrat désigné,
M. A
La greffière,
G. Trinité
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026