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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2302353

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2302353

jeudi 21 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2302353
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantZIND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 avril 2023, l'association Alsace nature, représentée par Me Zind, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 octobre 2022 par lequel le maire de Staffelfelden a accordé à la société Foncière Hugues Aurèle un permis d'aménager en vue de créer un lotissement mixte dénommé " Les jardins du château ",à` destination de commerces, d'activités tertiaires, de services, et de logements pour une surface de plancher de 50 000 m² sur un terrain sis lieudit Der Acker sur le territoire de la commune, ainsi que le rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Staffelfelden une somme de 3 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'étude d'impact est insuffisante en ce qu'elle ne comporte pas une description des solutions de substitution raisonnables et ne détaille pas de manière suffisamment précise le calendrier sous lequel la phase 6 du projet d'aménagement sera réalisée ;

- le projet d'aménagement est incompatible avec le document d'orientations et d'objectifs (DOO) du schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la région de Mulhouse dès lors que l'OAP du plan local d'urbanisme de Staffelfelden surestime les objectifs en logement pour le secteur, et que la densité des constructions projetées et la consommation des espaces en extension outrepassent les objectifs du SCOT ;

- les mesures prévues au titre de la séquence " Eviter, Réduire, Compenser " sont insuffisantes.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2023, la commune de Staffelfelden, représentée par Me Primus, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2023, la société Foncière Hugues Aurèle, représentée par la Selarl Soler-Couteaux et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lusset, rapporteur ;

- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Zind, avocat de l'association Alsace Nature,

- les observations de Me Primus, avocat de la commune de Staffelfelden,

- les observations de Me Vienne, avocat de la société foncière Hughes Aurèle.

Considérant ce qui suit :

1. Par une demande déposée le 25 mars 2022, la société Foncière Hugues Aurèle a sollicité la délivrance d'un permis d'aménager en vue de créer un lotissement à usage mixte composé de commerces, d'activités tertiaires et d'environ 350 logements d'habitation pour une surface de plancher totale autorisée de 50 000 m². Par un arrêté du 24 octobre 2022, que la société demande au tribunal d'annuler, le maire de Staffelfelden a délivré ce permis d'aménager.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'insuffisance de l'étude d'impact :

2. Aux termes de l'article R. 122-5 du code de l'environnement : " I.- Le contenu de l'étude d'impact est proportionné à la sensibilité environnementale de la zone susceptible d'être affectée par le projet, à l'importance et la nature des travaux, installations, ouvrages, ou autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage projetés et à leurs incidences prévisibles sur l'environnement ou la santé humaine. / II.- En application du 2° du II de l'article L. 122-3, l'étude d'impact comporte les éléments suivants, en fonction des caractéristiques spécifiques du projet et du type d'incidences sur l'environnement qu'il est susceptible de produire : () / 7° Une description des solutions de substitution raisonnables qui ont été examinées par le maître d'ouvrage, en fonction du projet proposé et de ses caractéristiques spécifiques, et une indication des principales raisons du choix effectué, notamment une comparaison des incidences sur l'environnement et la santé humaine () ".

3. Les inexactitudes, omissions ou insuffisances d'une étude d'impact ne sont susceptibles de vicier la procédure et donc d'entraîner l'illégalité de la décision prise au vu de cette étude que si elles ont pu avoir pour effet de nuire à l'information complète de la population ou si elles ont été de nature à exercer une influence sur la décision de l'autorité administrative.

4. En premier lieu, il résulte du 7° de l'article R. 122-5 cité au point 2 du présent jugement qu'une étude d'impact peut légalement s'abstenir de présenter des solutions qui ont été écartées en amont et qui n'ont, par conséquent, pas été envisagées par le maître d'ouvrage.

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et des termes mêmes de l'étude d'impact, que l'aménageur n'a jamais envisagé de solution de substitution tendant à chercher un autre site d'implantation du projet. Ainsi, l'étude d'impact n'avait pas à présenter de telles solutions de substitution, et le moyen soulevé en ce sens par l'association requérante doit être écarté.

6. En second lieu, l'association Alsace nature fait grief au pétitionnaire de ne pas détailler de manière suffisamment précise le calendrier sous lequel la phase n° 6 du projet d'aménagement sera réalisée, alors que cette phase est située au plus proche du centre de la commune de Staffelfelden et doit permettre de relier le futur quartier avec le cœur de ville. Toutefois, il ressort de la réponse du maître d'ouvrage du 18 juillet 2022 à la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) que, si le projet d'aménagement ne porte en tant que tel que sur les cinq premières phases, et ce pour une question de maîtrise foncière du terrain concerné par la phase n° 6, cette dernière phase a cependant bien été prise en compte pour évaluer les incidences sur l'environnement du projet, notamment en matière d'émission des gaz à effet de serre liés à l'accroissement du trafic automobile induit par le projet. Cet élément, non contesté par la requérante en réplique, et étayée par les pièces versées au dossier, notamment les plans fournis, atteste que le projet d'aménagement litigieux a bien été appréhendé dans son ensemble dans l'étude d'impact. Au surplus, l'association ne démontre pas que l'insuffisance alléguée de l'étude d'impact sur ce point aurait eu pour effet de nuire à l'information complète de la population ou aurait été de nature à exercer une influence sur la décision de l'autorité administrative.

7. Il s'ensuit que le moyen invoqué contre l'autorisation d'urbanisme pris en ses deux branches, tiré de l'insuffisance de l'étude d'impact, doit en tout état de cause dans cette mesure, être écarté.

En ce qui concerne l'incompatibilité du projet d'aménagement avec le document d'orientations et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale :

8. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'urbanisme : " Sont compatibles avec le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale : / () 7° Les opérations foncières et les opérations d'aménagement définies par décret en Conseil d'Etat " et aux termes de l'article R. 142-1 du même code : " Les opérations foncières et les opérations d'aménagement mentionnées au 7° de l'article L. 142-1 sont : / () 3° Les lotissements, les remembrements réalisés par des associations foncières urbaines et les constructions soumises à autorisations, lorsque ces opérations ou constructions portent sur une surface de plancher de plus de 5 000 mètres carrés ".

9. Il résulte de ces dispositions qu'à l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les opérations de construction citées à l'article R. 142-1 sont soumises à une simple obligation de comptabilité avec ces orientations et objectifs. Pour apprécier la compatibilité d'un tel projet d'aménagement avec un schéma de cohérence territoriale, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le projet ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du projet à chaque disposition ou objectif particulier

10. En premier lieu, si l'association requérante fait valoir que l'orientation d'aménagement et d'orientation (OAP) concernant le secteur de la rue du château où le projet doit s'implanter prévoit un nombre de logements qui dépasse l'objectif fixé par le document d'orientations et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale, un tel argument, qui vise à apprécier la compatibilité d'une OAP avec le document d'urbanisme supérieur, est inopérant à l'égard du projet d'aménagement en tant que tel, et de la question de sa compatibilité avec les objectifs et orientations du schéma de cohérence territoriale.

11. En deuxième lieu, il résulte des termes mêmes des dispositions de l'article L. 142-1 du code de l'urbanisme que le rapport de compatibilité entre une opération d'aménagement et le schéma de cohérence territoriale doit s'analyser au regard de la seule opération projetée, et non, contrairement à ce qui est soutenu par l'association requérante, à l'échelle du territoire de la commune. Il est constant que le projet litigieux prévoit une densité de 37,8 logements par hectare, alors que le schéma fixe un objectif de 30 logements par hectare. Ainsi, le projet d'aménagement respecte, et même dépasse, à son échelle, l'objectif fixé par le document d'orientations et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale.

12. En troisième et dernier lieu, l'association requérante soutient que le projet d'aménagement n'est pas compatible avec les orientations du schéma de cohérence territoriale en matière de consommation des espaces en extension.

13. A cet égard, elle fait valoir, d'une part, que l'urbanisation antérieure de 2,4 hectares du secteur Ouest de la zone UA dans le cadre de la création du lotissement " L'Orée du bois " aurait dû être soustraite de l'enveloppe de consommation foncière par extension attribuéeà` la commune de Staffelfelden par le schéma de cohérence territoriale. Toutefois, il est constant que cette urbanisation a été autorisée en 2018, alors que le schéma a été approuvé postérieurement, le 25 mars 2019, de sorte que ses auteurs ont nécessairement tenu compte du lotissement " L'orée du bois " pour fixer l'enveloppe de consommation foncière par extension octroyée à la commune.

14. D'autre part, l'association Alsace nature soutient que la surface affectée au parcéco-paysagerr et aux espaces verts prévus par l'aménageur auraitdû^ être intégrée dans le calcul des surfaces en extension. Il ressort toutefois des pièces du dossier que ces parcs ne seront pas bâtis, et constituent une coulée verte au cœur du projet d'une superficie de 4,39 hectares. En outre, le schéma de cohérence territoriale de la Région de Mulhouse a prévu la possibilité pour les communes d'exclure de l'enveloppe " T0 " les espaces verts qui feront l'objet d'une réaffectation afin d'être classés en zone N inconstructible. Or, le pétitionnaire et la commune font valoir en défense, et en justifient par des courriers en ce sens, et sans être ultérieurement contestés, que les surfaces en question au sein du lotissement seront reclassées en zone N dans le cadre de l'élaboration en cours du plan local d'urbanisme intercommunal de Mulhouse Alsace Agglomération. Dans ces conditions, l'association n'est pas fondée à soutenir que les 4,39 ha d'espaces éco-paysagers inclus dans le projet d'aménagement litigieux auraient dû être pris en compte au titre de l'artificialisation des sols.

15. Enfin, il ressort du document d'orientations et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale que si la commune de Staffelfelden dispose en principe de 7 hectares à ouvrir à l'urbanisation, les auteurs du schéma ont toutefois prévu la possibilité pour les communes de bénéficier d'un " bonus renaturation ", permettant d'obtenir des surfaces d'extension supplémentaires si certaines opérations sont menées, et notamment des opérations de renaturation, ce bonus ne pouvant excéder les deux tiers de l'enveloppe foncière initiale. En l'espèce, la commune de Staffelfelden se prévaut de l'octroi de 4,6 hectares au titre du bonus restauration, lié à la renaturation du terril Marie Louise, portant ainsi la superficie maximum à urbaniser pour la commune à 11,6 hectares. Si l'association requérante soutient que la commune ne peut bénéficier de ce bonus restauration de 4,6 hectares d'extension supplémentaires dès lors que le terril Marie Louise était déjà classé depuis 2010 en zone N, soit avant l'adoption du schéma de cohérence territoriale, les auteurs de ce document ont toutefois également prévu la possibilité d'un tel bonus dans l'hypothèse d'une renaturation d'un site, et ce alors même qu'un classement en zone N aurait déjà été effectué. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la commune a entrepris une végétalisation et un reboisement du terril Marie-Louise, en maintenant la biodiversité existante via une désalinisation totale du site. Contrairement à ce que fait valoir l'association, une telle renaturation n'a pas nécessairement à s'accompagner d'une exploitation sylvicole ou agricole. Par ailleurs, si la requérante conteste la pertinence scientifique de cette renaturation, cette dernière est cependant démontrée par le fait que le site est couvert par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I. Ainsi, et alors qu'il ressort au demeurant des pièces du dossier, et notamment d'un courrier du 23 mai 2023, que le président du syndicat mixte du schéma de cohérence territoriale a également estimé pour ces mêmes motifs que cette opération de renaturation permettait à la société pétitionnaire de bénéficier de ce bonus restauration de 4,6 hectares, l'association Alsace nature n'établit pas que ce bonus restauration ne pourrait pas bénéficier au projet attaqué.

16. Il résulte de ce qui précède que le si le projet d'aménagement en litige, qui prévoit une extension de l'urbanisation sur 12,51 hectares, implique donc un dépassement de l'enveloppe de consommation foncière par extension octroyée à la commune dans le cadre du schéma de cohérence territoriale, ce dépassement se réalise toutefois dans des proportions compatibles avec les orientations générales du SCoT, compte tenu notamment des autres orientations fixées sur la commune de Staffelfelden, visant notamment à assurer une densité suffisante des projets. Par suite, le moyen tiré de l'incompatibilité du projet d'aménagement avec le document d'orientations et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale doit être écarté.

Sur l'insuffisance des mesures prévues au titre de la séquence " Eviter, Réduire, Compenser " :

17. Il résulte de l'article L. 424-4 du code de l'urbanisme, d'une part, et des articles L. 122-1, R. 122-2 et R. 122-14 du code de l'environnement, d'autre part, que, lorsque le projet autorisé par le permis de construire est soumis à une étude d'impact en application du tableau annexé à l'article R. 122-2 du code de l'environnement, le permis de construire doit, à peine d'illégalité, être assorti, le cas échéant, des prescriptions spéciales imposant au demandeur, en plus de celles déjà prévues par la demande, d'une part, les mesures appropriées et suffisantes pour assurer le respect du principe de prévention, destinées à éviter, réduire et, lorsque c'est possible, compenser les effets négatifs notables du projet de construction ou d'aménagement sur l'environnement ou la santé humaine (mesures dites "ERC") et, d'autre part, les mesures de suivi, tant des effets du projet sur l'environnement que des mesures destinées à éviter, réduire et, lorsque c'est possible, compenser ces effets.

18. L'association requérante, qui au demeurant n'invoque aucun fondement juridique, soutient que le projet d'aménagement ne prévoit pas de mesures d'évitement, notamment en ce qui concerne la partie Nord de la rue du château, qui accueille des espèces protégées d'oiseaux. Toutefois, d'une part, il ressort des pièces du dossier que l'espace à enjeu majeur et enjeu fort, situé au nord-ouest de la rue du château, n'est plus impacté par le projet, du fait de l'exclusion des parcelles correspondantes du terrain d'assiette à la suite d'une redéfinition du périmètre du projet. D'autre part, par un arrêté du 15 novembre 2022, et donc antérieur au projet d'aménagement en litige, le préfet du Haut-Rhin a autorisé le pétitionnaire à déroger à la stricte préservation des espèces d'oiseaux dont Alsace Nature se prévaut, de sorte qu'il n'avait pas à prévoir de mesures d'évitement les concernant dans le cadre de l'autorisation contestée. Enfin, il est constant que le projet a reçu le 4 mai 2022 un avis favorable sous conditions du Conseil National de la Protection de la Nature. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le moyen tiré de l'insuffisance des mesures de la séquence " Eviter, Réduire, Compenser " doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que l'association Alsace nature n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 24 octobre 2022 par lequel le maire de Staffelfelden a accordé à la société Foncière Hugues Aurèle un permis d'aménager en vue de créer un lotissement mixte dénommé " Les jardins du château ".

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Staffelfelden et de la société Foncière Hugues Aurèle la somme demandée par l'association requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

21. En revanche, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'association requérante le paiement d'une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Staffelfelden et une somme de 1 500 euros à verser à la société Foncière Hugues Aurèle au titre de ces frais.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de l'association Alsace nature est rejetée.

Article 2 : L'association Alsace nature versera la somme de 1 500 euros à la commune de Staffelfelden et la somme de 1 500 euros à la société Foncière Hugues Aurèle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Alsace nature, à la commune de Staffelfelden et à la société Foncière Hugues Aurèle.

Délibéré après l'audience du 22 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Richard, président,

M. Lusset, premier conseiller,

Mme Anne-Lise Eymaron, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 mars 2024.

Le rapporteur,

A. LUSSET

Le président,

M. RICHARD

La greffière,

J. BROSÉ

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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