vendredi 7 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2302504 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CASTELLI |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire enregistrés sous le n° 2302838 le 24 avril 2023 et le 29 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Castelli, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014 et 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- aucune proposition de rectification ne lui a été notifiée dans le délai de reprise ;
- les impositions contestées n'ont pas été mises en recouvrement dans le délai de reprise.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2023, le directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Par une ordonnance du 2 décembre 2024, la clôture de l'instruction a été reportée au
10 janvier 2025.
Un mémoire présenté par le directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin a été enregistré le 14 janvier 2025, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Le directeur régional des finances publiques du Grand Est et du département du Bas-Rhin fait valoir que la réclamation de M. B et sa requête sont irrecevables ; que les moyens invoqués sont infondés.
II. Par une requête et trois mémoires enregistrés sous le n° 2302504 les 11 avril 2023, 30 septembre 2023, 1er mars 2024 et 2 septembre 2024, M. A B, représenté par
Me Castelli, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 543 399,23 euros procédant de la saisie administrative à tiers détenteur notifiée le 24 juin 2022 à des établissements bancaires pour avoir paiement de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvement sociaux dues au titre des années 2009, 2010, 2013, 2014 et 2015 et des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le montant poursuivi est erroné dès lors que l'administration n'a pas tenu compte, au titre des années 2009, 2010 et 2013 des dégrèvements qu'elle avait prononcés ;
- les sommes à recouvrer au titre des impositions dues pour les années 2014 et 2015 ne sont pas exigibles dès lors qu'il n'a pas reçu les titres exécutoires des 31 mars et 30 juin 2018 ;
- s'agissant des mêmes impositions, aucune proposition de rectification ne lui a été régulièrement notifiée dans le délai de reprise ; elles n'ont pas été mises en recouvrement avant l'expiration de ce délai ;
- l'action en recouvrement est prescrite, les actes de poursuite n'ayant pas été notifiés suivant les prescriptions de l'article 684 du code de procédure civile.
Par trois mémoires en défense enregistrés les 19 juin 2023, 29 décembre 2023 et 5 juillet 2024, le directeur départemental des finances publiques de la Moselle conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. B.
Le directeur départemental des finances publiques de la Moselle fait valoir que les moyens invoqués par M. B sont infondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention entre la France et la Suisse en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune signée le 9 septembre 1966 ;
- le code de procédure civile ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mohammed Bouzar, rapporteur,
- les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public,
- et les observations de Me Castelli, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle portant sur la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015, à l'issue duquel l'administration lui a notifié deux propositions de rectification des 19 décembre 2016 et du 26 septembre 2017. Sa réclamation du 29 décembre 2022 a été rejetée le 21 février 2023. Par la requête n° 2302838, M. B demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014 et 2015. Par la requête n° 2302504, M. B demande au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 543 399,23 euros procédant de la saisie administrative à tiers détenteur notifiée le 24 juin 2022 à des établissements bancaires pour avoir paiement de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvement sociaux dues au titre des années 2009, 2010, 2013, 2014 et 2015 et des pénalités correspondantes.
Sur la requête n° 2302838 et la fin de non-recevoir opposée par l'administration :
2. Aux termes de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts autres que les impôts directs locaux et les taxes annexes à ces impôts, doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ". Toutefois, lorsqu'il est établi que le contribuable n'a pas reçu l'avis d'imposition du fait d'une erreur de l'administration, le point de départ du délai de réclamation ne court qu'à compter de la date où il a connaissance de l'impôt.
3. Par ailleurs, il résulte des dispositions de l'article R. 421-5 du code de justice administrative et de celles des articles R. 190-1 et R. 196-1 du livre des procédures fiscales, d'une part, que l'avis d'imposition ou l'avis de mise en recouvrement par lequel l'administration porte les impositions à la connaissance du contribuable doit mentionner l'existence et le caractère obligatoire, à peine d'irrecevabilité d'un éventuel recours juridictionnel, de la réclamation prévue à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que les délais de forclusion dans lesquels le contribuable doit présenter cette réclamation et, d'autre part, que le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie est de nature à faire obstacle à ce que le délai prévu par l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales lui soit opposable.
4. Toutefois le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Dans le cas où le recours juridictionnel doit obligatoirement être précédé d'un recours administratif, celui-ci doit être exercé, comme doit l'être le recours juridictionnel, dans un délai raisonnable. Le recours administratif préalable doit être présenté dans le délai prévu par les articles R. 196-1 ou R. 196-2 du livre des procédures fiscales, prolongé, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le contribuable, d'un an. Dans cette hypothèse, le délai de réclamation court à compter de l'année au cours de laquelle il est établi que le contribuable a eu connaissance de l'existence de l'imposition.
5. Il résulte de l'instruction que si, depuis le 1er janvier 2020, M. B réside au 19 de la rue des Labours à Delémont (Suisse), il fait également état de plusieurs domiciliations différentes correspondant à diverses de ses résidences ou domiciliations professionnelles, tels que " Sur la Maille 8 ", à Alle (Suisse) depuis le 1er avril 2016, " chemin du Palastre " à Delémont depuis 2011, à Rivière Salée en Martinique à partir de la fin de l'année 2015, ainsi qu'à Folschviller et à Faulquemont (Moselle), cette dernière domiciliation étant celle de son cabinet dentaire et de ses sociétés civiles immobilières.
6. Les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles M. B a été assujetti au titre des années 2014 et 2015 ont été mises en recouvrement par voie de rôle le 31 mars 2018. Les avis d'impôt lui ont été notifiés par voie postale à Faulquemont. M. B, qui soutient que ces avis n'ont pas été notifiés à son adresse postale, ne produit aucun courrier par lequel il aurait informé l'administration d'un changement d'adresse. Au surplus, l'intéressé doit également être regardé comme ayant eu recours à des manœuvres visant à faire obstacle, par des changements d'adresse successifs, à la notification des correspondances de l'administration, de sorte que celle-ci a pu régulièrement, dès lors, notifier les documents dont s'agit à l'adresse à Faulquemont. De plus, il ressort du courriel du 16 novembre 2018 adressé par le conseil de M. B à l'administration que ce dernier a reçu notification de la mise en demeure de payer du 6 novembre 2018 et obtenu, par un courriel du 17 décembre 2018, une copie des avis d'imposition.
7. Ainsi, le délai de réclamation, qui expirait normalement le 31 décembre 2020 et auquel il convient d'ajouter le délai raisonnable d'un an, en l'absence de preuve de notification des voies et délais de recours, a expiré le 31 décembre 2021. Dès lors, la réclamation de M. B du 29 décembre 2022 était tardive et, par suite, irrecevable ainsi que, par voie de conséquence, sa requête présentée le 24 avril 2023 devant le tribunal.
8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête n° 2302838 en toutes ses conclusions.
Sur la requête n° 2302504 :
9. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / (). / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / a) Pour les créances fiscales, devant le juge de l'impôt prévu à l'article L. 199 ; / () ".
10. En premier lieu, si M. B soutient que, s'agissant des impositions à recouvrer au titre des années 2009 et 2010, l'administration n'a pas tenu compte, dans le montant des sommes à recouvrer, des dégrèvements qu'elle avait prononcés le 6 mai 2013, le moyen manque en fait.
11. En deuxième lieu, si M. B soutient que, s'agissant des impositions à recouvrer au titre de l'année 2013, l'administration n'a pas tenu compte, dans le montant des sommes à recouvrer, des dégrèvements qu'elle avait prononcés, le moyen manque également en fait, le dégrèvement prononcé correspondant simplement à l'annulation de doublons dès lors que les créances dont s'agit avaient été mises en recouvrement deux fois.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 253 du livre des procédures fiscales : " Un avis d'imposition est adressé sous pli fermé à tout contribuable inscrit au rôle des impôts directs ou, pour les redevables de l'impôt sur la fortune immobilière, au rôle de cet impôt, dans les conditions prévues aux articles 1658 à 1659 A du code général des impôts ".
13. Aux termes de l'article 1663 du code général des impôts : " 1. Les impôts directs, produits et taxes assimilés, visés par le présent code, sont exigibles trente jours après la date de la mise en recouvrement du rôle ". Ces dispositions ne sont applicables que si le contribuable a été, avant la date d'exigibilité ainsi déterminée, avisé de la mise en recouvrement du rôle contenant l'imposition à laquelle il a été assujetti. Dans le cas où il est établi que l'administration a omis d'adresser l'avis prévu par les dispositions de l'article L. 253 du livre des procédures fiscales, ou l'a notifié avec retard, l'impôt n'est exigible qu'à compter de la date où le contribuable a été informé de la mise en recouvrement du rôle.
14. Ainsi qu'exposé précédemment, les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles M. B a été assujetti au titre des années 2014 et 2015 ont été mises en recouvrement par voie de rôle le 31 mars 2018. Les avis d'impôt lui ont été notifiés par voie postale à Faulquemont sans que le requérant ne justifie avoir informé l'administration fiscale d'un changement d'adresse. Au surplus, l'intéressé doit également être regardé comme ayant eu recours à des manœuvres visant à faire obstacle, par des changements d'adresse successifs, à la notification des correspondances de l'administration de sorte que celle-ci a pu régulièrement, dès lors, notifier les documents dont s'agit à l'adresse à Faulquemont. De plus, il ressort du courriel du 16 novembre 2018 adressé par le conseil de M. B à l'administration que ce dernier a reçu notification de la mise en demeure de payer du 6 novembre 2018 et obtenu, par un courriel du 17 décembre 2018, une copie des avis d'imposition. Si ce dernier soutient qu'il n'est pas établi qu'il en a effectivement reçu la notification, il ne fait état d'aucune diligence ultérieure auprès de l'administration pour en obtenir la communication. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que les impositions à recouvrer au titre des années 2014 et 2015 ne seraient pas exigibles.
15. En quatrième lieu, si M. B soutient, au titre de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales relatif à la prescription d'assiette, qu'aucune proposition de rectification ne lui aurait été régulièrement notifiée dans le délai de reprise et qu'en tout état de cause, ces impositions n'auraient pas été mises en recouvrement avant l'expiration du même délai, il ne peut utilement invoquer, dans le cadre du contentieux de recouvrement, la prescription d'assiette.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article 2 de la convention conclue entre la France et la Suisse le 9 septembre 1966 en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune : " La présente Convention s'applique aux impôts sur le revenu et sur la fortune perçus pour le compte de chacun des Etats contractants () ". Aux termes de son article 28 bis : " 2. Un Etat peut faire procéder directement par voie postale à la notification d'un document à une personne se trouvant sur le territoire de l'autre Etat. Les notifications sont adressées par envoi recommandé avec accusé de réception. Le destinataire est réputé avoir été informé de la notification à la date de présentation du pli ".
17. Par ailleurs, aux termes de l'article 684 du code de procédure civile : " L'acte destiné à être notifié à une personne ayant sa résidence habituelle à l'étranger est remis au parquet, sauf dans les cas où un règlement européen ou un traité international autorise l'huissier de justice ou le greffe à transmettre directement cet acte à son destinataire ou à une autorité compétente de l'Etat de destination ".
18. Compte tenu des termes précités de la convention conclue entre la France et la Suisse le 9 septembre 1966, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article 684 du code de procédure civile. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que les " actes de poursuite " et notamment la mise en demeure du 6 novembre 2018 auraient dû être notifiés suivant les dispositions de l'article 684 du code de procédure civile.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête n° 2302504 doit être rejetée, y compris ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
20. Enfin, si une personne publique qui n'a pas eu recours au ministère d'avocat peut néanmoins demander au juge le bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais spécifiques exposés par elle à l'occasion de l'instance, elle ne saurait se borner à faire état d'un surcroît de travail de ses services et doit faire état précisément des frais qu'elle aurait exposés pour défendre à l'instance. Par conséquent, en ne faisant état d'aucun frais exposés pour se défendre, l'administration n'est pas fondée à obtenir la somme sollicitée de
4 000 euros dans l'instance n° 2302504.
D É C I D E :
Article 1 : Les requêtes de M. B sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par le directeur départemental des finances publiques de la Moselle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin et au directeur départemental des finances publiques de la Moselle.
Délibéré après l'audience du 27 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Julien Iggert, président,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller,
Mme Laetitia Kalt, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2025.
Le rapporteur,
M. BOUZAR
Le président,
J. IGGERT
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
2, 2302838
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026