mercredi 14 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2302529 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BERRY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 avril 2023, M. A B, représenté par Me Berry, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 notifié le 13 avril 2023 par lequel la préfète de Bas-Rhin l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; subsidiairement d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de réexaminer sa situation et de lui délivrer, durant cet examen, une autorisation provisoire de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
- la décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a pas été entendu avant son édiction, en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation individuelle ;
- la préfète a commis une erreur de droit en se fondant sur les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la mesure d'éloignement dont il faisait l'objet a été implicitement abrogée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au non-lieu à statuer.
Elle fait valoir qu'elle a procédé au retrait de la décision en litige par un arrêté du 13 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Merri, magistrate désignée,
- et les observations de Me Berry, représentant M. B, qui maintient à l'audience ses conclusions relatives aux frais de l'instance.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant géorgien né en 1961, est entré en France le 25 novembre 2021 aux fins d'y solliciter l'asile. Sa demande a été définitivement rejetée le 6 mars 2023. Le 15 mars 2022, l'intéressé a présenté une demande de titre de séjour en raison de son état de santé. Par un arrêté du 27 janvier 2023, la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours. Toutefois, le 6 mars 2023, M. B s'est vu remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Par un arrêté du 11 avril suivant, notifié le 13 avril, la préfète du Bas-Rhin a assigné M. B à résidence pour une durée de 45 jours. Par arrêté du 13 avril 2023, la préfète du Bas-Rhin a retiré l'assignation à résidence.
Sur l'exception de non lieu à statuer :
2. Par un arrêté du 13 avril 2023, la préfète du Bas-Rhin a retiré l'arrêté du 11 avril 2023 dont M. B a demandé l'annulation. Ce retrait, que ni l'intéressé ni aucun autre tiers n'a intérêt à attaquer, doit être regardé comme étant définitif. Par suite, les conclusions présentées par M. B à fin d'annulation de l'arrêté du 11 avril 2023 sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
3. Il n'y a pas lieu d'admettre M. B à l'aide juridictionnelle provisoire, sa demande d'aide juridictionnelle n'ayant pu être déposée. Par suite, il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement à M. B de la somme de 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et injonction de M. B.
Article 2 : L'État versera la somme de 500 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2023.
La magistrate désignée,
D. Merri
La greffière,
L. Cherif
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
L. Cherif
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026