mardi 23 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2302747 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP GASSE-CARNEL-GASSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 avril 2023, et un mémoire, enregistré le 27 août 2024, Mme C B épouse A, représentée par Me Taesch, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 janvier 2023 par laquelle la présidente du syndicat intercommunal à vocation multiple de Pouilly-Fleury l'a admise à la retraite pour invalidité à compter du 1er février 2023 ;
2°) d'enjoindre au syndicat intercommunal à vocation multiple de Pouilly-Fleury de l'admettre à la retraite pour invalidité à compter du 20 mai 2022.
Elle soutient que le syndicat intercommunal à vocation multiple de Pouilly-Fleury n'avait aucun intérêt à retenir la date du 1er février 2023 et qu'il aurait dû retenir la date du 20 mai 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2023, le syndicat intercommunal à vocation multiple de Pouilly-Fleury conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'il a retenu la date la plus favorable à l'agent.
Par une lettre du 22 août 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation de la décision du 31 janvier 2023, qui ont perdu leur objet compte tenu de la décision du 5 septembre 2024 admettant Mme B à la retraite pour invalidité à compter du 20 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Muller, rapporteur,
- les conclusions de M. Biget, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B épouse A, adjointe technique territoriale exerçait ses fonctions au sein du syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) de Pouilly-Fleury. En 2021, elle a demandé sa mise à la retraite. Par un arrêté du 31 janvier 2023, la présidente du SIVOM de Pouilly-Fleury l'a admise à la retraite à compter du 1er février 2023. Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 31 janvier 2023 par laquelle la présidente du SIVOM de Pouilly-Fleury l'a admise à la retraite pour invalidité, en tant qu'il fixe la date de sa mise à la retraite 1er février 2023 et d'enjoindre au SIVOM de l'admettre à la retraite pour invalidité à compter du 20 mai 2022.
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 5 septembre 2024 qui " annule et remplace " l'arrêté du 31 janvier 2023, la présidente du SIVOM de Pouilly-Fleury a admis Mme B à la retraite pour invalidité à compter du 20 mai 2022. Cet arrêté du 5 septembre 2024, devenu définitif, doit être regardé comme ayant retiré l'arrêté contesté du 31 janvier 2023. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B qui a perdu son objet.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au syndicat intercommunal à vocation multiple de Pouilly-Fleury.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Haudier, présidente,
Mme Foucher, première conseillère,
M. Muller, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2025.
Le rapporteur,
O. Muller
La présidente,
G. Haudier
La greffière,
B. Delage
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026