jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2302804 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | HEBRARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 avril 2023, Mme G C, représentée par Me Hebrard, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 mars 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités italiennes ;
3°) d'annuler l'arrêté du 10 mars 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a prononcé son assignation à résidence ;
4°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de l'admettre au séjour au titre de l'asile et de lui remettre une attestation de demande d'asile en procédure normale et le formulaire OFPRA dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, subsidiairement de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros hors taxes au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, subsidiairement en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros à verser à Mme C.
Elle soutient que :
- l'arrêté de transfert est entaché d'incompétence ;
- l'information prévue par l'article 4 du règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013 ne lui a pas été donnée ;
- la décision de transfert est entachée de défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 du règlement UE n° 604/2013 ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement UE n° 604/2013 ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'arrêté d'assignation à résidence est entaché d'incompétence ;
- il est illégal par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'absence de perspective raisonnable de transfert.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le traité sur l'Union européenne ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement UE n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application des dispositions de l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dobry, magistrate désignée ;
- les observations de Me Hebrard, avocate de Mme C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- les observations de Mme C ;
- les observations de Mme A, représentant la préfète du Bas-Rhin, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense, par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Vu la note en délibéré produite pour Mme C le 27 avril 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante ivoirienne née le 6 octobre 1998, a sollicité l'asile le 2 janvier 2023. Par arrêtés du 10 mars 2023 notifiés le 20 avril 2023, la préfète du Bas-Rhin a décidé de son transfert vers l'Italie et l'a assignée à résidence.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la légalité de l'arrêté de transfert :
4. En premier lieu, par un arrêté du 4 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin du 7 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de M. E, chef du bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, à Mme D F à l'effet de signer les arrêtés de transfert pris en application de la procédure Dublin. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E n'aurait pas été absent ou empêché à la date de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement UE n° 604/2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement et notamment :/ a) des objectifs du présent règlement et des conséquences de la présentation d'une autre demande dans un État membre différent ainsi que des conséquences du passage d'un État membre à un autre pendant les phases au cours desquelles l'État membre responsable en vertu du présent règlement est déterminé et la demande de protection internationale est examinée ;/ b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un État membre peut mener à la désignation de cet État membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères ;/ c) de l'entretien individuel en vertu de l'article 5 et de la possibilité de fournir des informations sur la présence de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent dans les États membres, y compris des moyens par lesquels le demandeur peut fournir ces informations ;/ d) de la possibilité de contester une décision de transfert et, le cas échéant, de demander une suspension du transfert ;/ e) du fait que les autorités compétentes des États membres peuvent échanger des données le concernant aux seules fins d'exécuter leurs obligations découlant du présent règlement ;/ f) de l'existence du droit d'accès aux données le concernant et du droit de demander que ces données soient rectifiées si elles sont inexactes ou supprimées si elles ont fait l'objet d'un traitement illicite, ainsi que des procédures à suivre pour exercer ces droits, y compris des coordonnées des autorités visées à l'article 35 et des autorités nationales chargées de la protection des données qui sont compétentes pour examiner les réclamations relatives à la protection des données à caractère personnel. []./ 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3./ Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5./ 3. La commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune ainsi qu'une brochure spécifique pour les mineurs non accompagnés, contenant au minimum les informations visées au paragraphe 1 du présent article. Cette brochure commune comprend également des informations relatives à l'application du règlement (UE) n° 603/2013 et, en particulier, à la finalité pour laquelle les données relatives à un demandeur peuvent être traitées dans Eurodac. [] ".
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme C s'est vu remettre, le 2 janvier 2023, deux brochures d'information ainsi qu'un guide du demandeur d'asile, contenant les éléments visés par les dispositions précitées, en langue française. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que les informations prévues à l'article 4 du règlement n° 604/2013 ne lui auraient pas été communiquées.
7. En troisième lieu, le résumé de l'entretien individuel qui s'est tenu le 2 janvier 2023 entre la requérante et un agent qualifié de la préfecture de la Moselle, signé par la requérante, mentionne que celle-ci déclare être en bonne santé, et il n'y est pas fait état de sa maladie. Par conséquent, Mme C n'est pas fondée à soutenir que l'absence de motivation de l'arrêté contesté au regard de sa maladie caractériserait un défaut d'examen de sa situation personnelle, faute pour la préfète du Bas-Rhin d'avoir été informée de cette maladie. Par ailleurs, l'arrêté contesté mentionne notamment que la requérante est mère célibataire d'un enfant dont la date de naissance est précisée, de sorte qu'il n'est pas non plus, sur ce point, entaché de défaut d'examen de sa situation personnelle.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement UE n° 604/2013 : " 1. Les Etats membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux []. La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable./ 2. []/ Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillance systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'Etat membre procédant à la détermination de l'Etat membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre Etat membre peut être désigné comme responsable [] ".
9. L'Italie est un Etat partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il doit être présumé que le traitement réservé aux demandeurs d'asile dans cet Etat membre est conforme aux exigences de la convention de Genève ainsi qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette présomption n'est toutefois pas irréfragable, lorsqu'il y a lieu de craindre qu'il existe des défaillances systémiques de la procédure d'asile et des conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans l'Etat membre responsable, et que ceux-ci se trouveraient exposés à des traitements inhumains ou dégradants. Il appartient à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier traité par les autorités italiennes répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile.
10. En l'espèce, Mme C est atteinte du VIH. Un traitement lui a été prescrit en France, et elle soutient qu'elle ne pourrait bénéficier d'un suivi médical effectif en Italie. Les seuls éléments relatifs à sa situation médicale produits à l'appui de sa requête sont toutefois postérieurs à son arrivée en France et ne permettent pas de déterminer quel était l'état de santé de la requérante lors de son séjour en Italie, et ses déclarations relatives au refus de soins qui lui aurait été opposé en Italie sont trop peu circonstanciées, de sorte qu'elle ne démontre pas que ses conditions d'accueil en Italie n'auraient pas répondu à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. Dès lors, la seule production de documents généraux relatifs à l'accueil des migrants en Italie ne saurait suffire à établir en l'espèce que Mme C ne pourrait avoir accès à un suivi médical en Italie et le moyen tiré de la violation de l'article 3 du règlement UE n° 604/2013 doit être écarté.
11. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, Mme C n'est pas fondée à soutenir que, par la décision contestée, la préfète du Bas-Rhin aurait méconnu les stipulations susvisées.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 17 du règlement UE n° 604/2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. [] La faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement 604/2013 précité, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
13. Ainsi qu'il a été exposé au point 10, Mme C n'établit pas que les autorités italiennes ne seraient pas en mesure de garantir son accès aux soins. En outre, dès lors que son traitement consiste en un médicament qui peut lui être prescrit pour plusieurs mois, il ne ressort pas des pièces du dossier que son transfert vers l'Italie entraînerait une rupture de soins de nature à entraîner un risque réel et avéré d'une détérioration significative et irrémédiable de son état de santé, à condition toutefois que les autorités françaises s'assurent de la bonne information des autorités italiennes sur ce point lors de l'exécution du transfert. Enfin, Mme C n'établit pas que les autorités italiennes ne seraient pas en mesure de prendre également en charge son enfant de deux ans, dont la prise en charge a été expressément accordée par lesdites autorités. Dès lors, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées.
Sur la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence :
14. En premier lieu, l'arrêté du 4 octobre 2022 visé au point 4 donne délégation à Mme F, dans les mêmes conditions que s'agissant des décisions de transfert, pour signer les décisions portant assignation à résidence, de sorte que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté doit être écarté.
15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert, ne peut qu'être écarté.
16. En troisième lieu, aux termes du 3ème alinéa de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En cas de notification d'une décision de transfert, l'assignation à résidence peut se poursuivre si l'étranger ne peut quitter immédiatement le territoire français mais que l'exécution de la décision de transfert demeure une perspective raisonnable. " Eu égard à ce qui a été exposé au point 13, aucune autre circonstance que le suivi des soins de la requérante n'étant invoquée pour justifier que son transfert ne pourrait être exécuté dans un temps raisonnable au sens des dispositions précitées, Mme C n'est pas fondée à soutenir que l'exécution de la décision de transfert ne demeurerait pas une perspective raisonnable.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme C aux fins d'annulation des arrêtés du 10 mars 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Mme C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de Mme C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme G C, à la préfète du Bas-Rhin et à Me Hebrard. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.
La magistrate désignée,
S. B
La greffière,
S. Soltani
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
S. Soltani
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026