mercredi 28 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2302983 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUKARA |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n° 2302983 et un mémoire, enregistrés le 28 avril 2023 et le 1er juin 2023, M. B A, représenté par Me Boukara, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer une carte de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale " ou à défaut la mention " salarié ", dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, ou de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer sans délai un récépissé valant autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros hors taxe soit 1 800 euros toutes taxes comprises au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'agissant de la possibilité de délivrance, à titre exceptionnel, d'un titre de séjour " vie privée et familiale " ou d'un titre de séjour " salarié " ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article 6-1 de la décision n° 1/80 du 19 septembre 1980 du conseil d'association entre la communauté économique européenne et la Turquie ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et professionnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête n° 2302984 et un mémoire, enregistrés le 28 avril 2023 et le 1er juin 2023, Mme C D épouse A, représentée par Me Boukara, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer sans délai un récépissé de demande de titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros hors taxe soit 1 800 euros toutes taxes comprises au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à défaut la même somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision de refus de titre de séjour opposée à son époux ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision d'obligation de quitter le territoire opposée à son époux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dobry,
- et les observations de Me Boukara, représentant M. A et Mme D, présents à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D et son époux M. A, ressortissants turcs nés, respectivement, le 2 novembre 1987 et le 20 décembre 1992, sont entrés en France le 13 septembre 2019 sous couvert d'un visa court séjour, accompagnés de leurs trois enfants nés, pour les deux premières, le 20 janvier 2014 et, pour le dernier, le 3 janvier 2019. Leurs demandes d'asile ont été rejetées en dernier lieu par décisions de la cour nationale du droit d'asile rendues le 7 juin 2022. Ils ont sollicité le 9 juin 2022 la délivrance d'un titre de séjour. Par arrêtés du 30 mars 2023, la préfète du Bas-Rhin a refusé de leur délivrer les titres demandés, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. et Mme A demandent l'annulation de ces arrêtés, par deux requêtes qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les décisions portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, les arrêtés contestés exposent de manière développée la situation personnelle et familiale des requérants ainsi que les circonstances ayant amené M. A à exercer en France une activité professionnelle, avant de constater qu'ils ne justifient pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels de nature à permettre leur admission au séjour. Dans ces conditions, les décisions de refus de titre de séjour comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en particulier au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il découle de ce qui précède que les décisions contestées ne sont pas entachées d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle des requérants.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. Les époux A sont entrés en France en 2019 avec leurs trois enfants. Ils font valoir que leurs filles aînées sont scolarisées en France pour la quatrième année et qu'elles parlent désormais français et sont bien intégrées, et que leur fils a lui aussi entamé sa scolarité en France. Il se prévalent également de l'intégration professionnelle de M. A et de l'intégration personnelle de Mme D dans la société française à travers le suivi de cours de français. Toutefois, de tels éléments ne sont pas suffisants à établir que la famille aurait désormais en France le centre de ses intérêts privés et familiaux, alors que M. et Mme A ont leurs parents et leurs frères et sœurs dans leur pays d'origine et qu'ils ne démontrent pas qu'ils auraient noué en France des liens intenses et stables. Par conséquent, ils ne sont pas fondés à soutenir que, par les décisions contestées, la préfète du Bas-Rhin aurait porté à leur droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle les a prises, ni qu'elle aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat ".
7. Les circonstances que M. A ait pu exercer une activité professionnelle le temps de l'examen de sa demande d'asile, qu'il justifie d'un contrat à durée indéterminée comme cuisinier au sein d'un restaurant, et que leurs enfants soient scolarisés en France et aient appris le français, sont insuffisantes à caractériser à l'endroit des requérants un motif exceptionnel ou une considération humanitaire. Les époux A ne sont dès lors pas fondés à soutenir que la préfète du Bas-Rhin aurait entaché ses décisions d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées.
8. En cinquième lieu, l'article 3 1° de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
9. Les filles aînées des requérants ont suivi en France leur scolarité à partir de la grande section de l'école maternelle et étaient à la date de la décision contestée en classe de cours élémentaire 2ème année (CE2). Le fils des requérants a quant à lui intégré pour l'année scolaire 2022-2023 une classe de petite section d'école maternelle. Les époux A ayant tous deux vu leurs demandes d'asile rejetées et n'ayant pas de droit au séjour sur le territoire français, rien ne s'oppose à ce qu'ils puissent retourner dans leur pays d'origine où les enfants pourront poursuivre leur scolarité. La circonstance que les enfants aient appris le français ne suffit pas à considérer qu'une poursuite de leur scolarisation en Turquie porterait atteinte à leurs intérêts. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions contestées méconnaîtraient les stipulations précitées.
10. En sixième lieu, l'article 6-1 de la décision n° 1/80 du 19 septembre 1980 relative au développement entre la communauté économique européenne et la Turquie, qui est d'effet direct, stipule que : " Sous réserve des dispositions de l'article 7 relatif au libre accès à l'emploi des membres de sa famille, le travailleur turc, appartenant au marché régulier de l'emploi d'un État membre : / a droit, dans cet État membre, après un an d'emploi régulier, au renouvellement de son permis de travail auprès du même employeur, s'il dispose d'un emploi ; () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. A a travaillé du 7 août 2020 au 26 novembre 2020, puis à partir du 14 décembre 2020, sous couvert d'autorisations de travail délivrées le temps de l'examen de sa demande d'asile. Cette dernière a été rejetée en dernier lieu par un arrêt de la cour nationale du droit d'asile qui lui a été notifié le 11 juin 2021. A cette date, M. A a cessé d'exercer un emploi régulier, et il ne justifie ainsi pas d'une année d'emploi régulier en France. Il n'est dès lors pas fondé à soutenir que la préfète du Bas-Rhin aurait, par la décision de refus de titre de séjour le concernant, méconnu les stipulations susvisées.
12. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5, 7 et 9, M. et Mme A ne sont pas fondés à soutenir que les décisions contestées seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation de leur situation personnelle et professionnelle.
13. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de titre de séjour la concernant serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour concernant son époux.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que l'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 2, les décisions de refus de séjour sont régulièrement motivées. Dès lors, le moyen tiré de ce que les décisions d'obligation de quitter le territoire seraient insuffisamment motivées doit être écarté.
15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que M. et Mme A ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant obligation de quitter le territoire seraient illégales par voie de conséquence de l'illégalité des décisions de refus de titre de séjour prises à leur encontre.
16. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5, 7 et 9, M. et Mme A ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant obligation de quitter le territoire français méconnaîtraient les stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni qu'elles seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur leur situation personnelle.
17. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à soutenir que la décision d'obligation de quitter le territoire la concernant serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire concernant son époux.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du 30 mars 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 :Les requêtes de M. A et Mme D sont rejetées.
Article 2 :Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme C D épouse A et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Merri, première conseillère,
Mme Dobry, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2023.
La rapporteure,
S. DOBRY
Le président,
P. REES La greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2302984
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026