mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2303328 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GHARZOULI |
Vu les procédures suivantes :
Par deux ordonnances des 15 et 16 mai 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nancy a transmis au tribunal les requêtes de Mme B.
I. Par deux requêtes enregistrées les 11 et 12 mai 2023 et un mémoire enregistré le 21 mai 2023, sous le n° 2303371 Mme F B, représentée par Me Gharzouli, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 mai 2023 par lequel le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation administrative et, dans l'attente de ce réexamen, de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à rester sur le territoire français dans les délais de, respectivement, un mois et quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de suspendre l'exécution de la décision l'obligeant à quitter le territoire français jusqu'à la lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, le cas échéant, jusqu'à la date de la notification d'une ordonnance de ladite Cour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- faute pour le préfet de justifier d'une délégation de signature régulière, la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée du vice d'incompétence ;
- la décision attaquée est entachée de défaut de motivation ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen préalable de sa situation particulière ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'est pas établi que la Cour nationale du droit d'asile a rejeté son recours et que cette décision ne lui a pas été notifiée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- la décision fixant le délai de départ volontaire sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée du vice d'incompétence ;
- elle est entachée de défaut de motivation ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen préalable de sa situation particulière ;
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- la décision attaquée ne présente pas de risque de fuite ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée est entachée du vice d'incompétence ;
- elle est entachée de défaut de motivation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée du vice d'incompétence ;
- elle est entachée de défaut de motivation ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires dont il justifie et quant à sa durée ;
En ce qui concerne la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français :
- le droit à un recours effectif lui permet de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile statue sur sa situation.
II. par une requête enregistrée le 14 mai 2023, sous le n° 2303328, Mme F B, représentée par Me Gharzouli, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 mai 2023 par lequel le préfet de la Moselle l'a assignée à résidence ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- faute pour le préfet de justifier d'une délégation de signature régulière, la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée du vice d'incompétence ;
- la décision attaquée est entachée de défaut de motivation ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen préalable de sa situation particulière ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Les requêtes ont été régulièrement communiquées au préfet de la Moselle qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Guth en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Guth, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties régulièrement convoquées n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
1. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français, la décision refusant un délai de départ volontaire, celle fixant le pays de destination et l'interdiction de retour sur le territoire français, signées par M. C E, adjoint à la cheffe du bureau de l'admission au séjour à qui le préfet de la Moselle a donné délégation par un arrêté du 21 octobre 2022 ne sont pas entachées du vice d'incompétence. Le moyen doit être écarté.
2. En second lieu, l'assignation à résidence, signée par Mme D A, agent de permanence, à qui le préfet de la Moselle a donné délégation par un arrêté du 21 octobre 2022 n'est pas entachée du vice d'incompétence. Le moyen doit être écarté.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision attaquée comporte l'exposé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Moselle n'aurait pas procédé à un examen réel de la situation personnelle de l'intéressée.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment du relevé Telemofpra produit par le préfet que la requérante s'est vu notifier la décision de la Cour nationale du droit d'asile le 14 avril 2023. Ces mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, qui n'est pas rapportée en l'espèce. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. En se bornant à soutenir que la décision attaquée porte atteinte à sa vie privée et familiale, la requérante n'assortit pas son moyen des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
8. En dernier lieu, en se bornant à faire valoir qu'elle a été victime d'agressions sexuelles au Congo et qu'elle ne constitue pas une menace à l'ordre public, Mme B n'établit pas que la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision refusant le délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision refusant un délai de départ volontaire devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
10. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte l'exposé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.
11. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Moselle n'aurait pas procédé à un examen réel de la situation personnelle de l'intéressée.
12. En quatrième lieu, d'une part, la requérante ne peut utilement soutenir qu'elle ne représente pas une menace pour l'ordre public, dès lors que la décision refusant le délai de départ volontaire est fondée sur le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'autre part, si elle soutient présenter des garanties de représentations suffisantes, elle n'assortit pas son moyen des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, la décision attaquée comporte l'exposé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.
15. En second lieu, en se bornant à soutenir que la décision attaquée méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, Mme B n'assortit pas ses moyens des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Les moyens doivent être écartés.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que l'interdiction de retour sur le territoire français devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
17. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte l'exposé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.
18. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Moselle n'aurait pas procédé à un examen réel de la situation personnelle de l'intéressée.
19. En dernier lieu, d'une part, en se bornant à faire valoir qu'elle a été victime d'agressions sexuelles au Congo, sans en justifier aucunement, et qu'elle ne constitue pas une menace à l'ordre public, Mme B ne caractérise pas l'existence de circonstances humanitaires justifiant qu'une interdiction de retour sur le territoire français ne soit pas prononcée à son encontre. D'autre part, elle n'établit pas que la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Le moyen doit être écarté.
Sur la demande de suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français :
20. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut () demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 752-11 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné () fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
21. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la décision de la Cour nationale du droit d'asile a été notifiée à la requérante le 14 avril 2023. D'autre part, et au surplus, elle ne se prévaut d'aucun élément sérieux de nature à justifier son maintien sur le territoire. Sa demande de suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être rejetée.
Sur la légalité de la décision portant assignation à résidence :
22. En premier lieu, la décision attaquée comporte l'exposé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.
23. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Moselle n'aurait pas procédé à un examen réel de la situation personnelle de l'intéressée.
24. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ". Aux termes des dispositions de l'article L. 733-1 de ce code : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. / Il se présente également, lorsque l'autorité administrative le lui demande, aux autorités consulaires, en vue de la délivrance d'un document de voyage ".
25. D'abord, la circonstance que l'obligation de quitter le territoire français est l'objet d'un recours en annulation devant le tribunal est sans incidence sur la légalité de la décision contestée. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
26. Ensuite, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision d'assigner la requérante à résidence, mesure moins contraignante que le placement en rétention, serait disproportionnée. Le moyen doit être écarté.
27. Enfin, il ressort des pièces du dossier que la décision en litige demande à la requérante de se présenter une fois par semaine les mercredis, entre 15 heures et 17 heures auprès des services de police situés 36 boulevard Foch à Thionville. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les mesures de contrôle dont ont été assorties l'assignation à résidence prononcée à son encontre porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces modalités de contrôle, qui se limitent à une présentation hebdomadaire, seraient disproportionnées par rapport au but en vue duquel elles lui ont été imposées ou entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et les moyens correspondants doivent être écartés.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
28. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
29. En l'espèce, la requête de Mme B est exclusivement fondée sur des moyens grossièrement mal fondés. Par suite, il n'y a pas lieu de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
30. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des arrêtés des 10 et 13 mai 2023 ni la suspension de la mesure d'éloignement. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées
D E C I D E :
Article 1 : Mme B n'est pas admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme F B, à Me Gharzouli et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Strasbourg.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
Le magistrat désigné,
L. Guth,La greffière,
G. Trinité Premier conseiller
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Nos 2303371, 2303328
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026