lundi 24 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2304832 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | KONÉ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 8 juillet 2023 et le 11 juillet 2023, M. C A, représenté par Me Kone, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour d'un an, sous astreinte, ou de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur de droit ;
En ce qui concerne le refus de lui accorder un délai de départ volontaire :
- il est entaché d'une erreur de droit ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet de la Moselle, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bouzar pour statuer sur les litiges relevant des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Bouzar, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties, régulièrement convoquées, n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant malien, a été admis au centre départemental de l'enfance par ordonnance de placement provisoire du 6 novembre 2018, à l'âge déclaré de 15 ans et 11 mois. Son placement a été prorogé jusqu'à son 18e anniversaire présumé. Le 30 octobre 2019, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 7 juillet 2023, le préfet de la Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. A, qui a également été assigné à résidence le même jour, demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 7 juillet 2023.
Sur l'étendue du litige :
2. Il appartient au magistrat désigné de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français, et des conclusions accessoires dont elles sont assorties. En revanche, il ne lui appartient pas de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour, fondée sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni sur les conclusions accessoires, dont elles sont assorties. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a été assigné à résidence le 7 juillet 2023. Ses conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal. Il en va de même des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte qui en sont l'accessoire. Dès lors, il n'y a lieu de statuer, dans la présente instance, que sur les conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour sur le territoire français, ainsi que sur les conclusions accessoires y afférentes.
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
3. Par un arrêté du 30 mai 2023, régulièrement publié le 31 mai 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Moselle, le préfet de la Moselle a donné délégation à Monsieur B D, directeur de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer l'ensemble des actes se rapportant aux matières relevant de cette direction, à l'exception de certaines catégories d'actes auxquelles n'appartiennent pas les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de ce que la compétence du signataire de ces décisions n'est pas établie doit être écarté.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ". Aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".
5. La décision refusant à M. A un titre de séjour, dont la motivation se confond en l'espèce avec celle de l'obligation de quitter le territoire français, comporte de manière suffisante les considérations de droit et de fait qui la fondent. Le moyen, qui manque en fait, doit par suite être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort de la décision contestée que, contrairement à ce que soutient M. A, le préfet de la Moselle a tenu compte de sa situation personnelle, en rappelant qu'il séjourne en France depuis 2018, qu'il a suivi une formation de boulanger et qu'il peut se prévaloir d'un contrat à durée indéterminée. Dès lors, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Moselle n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation avant d'adopter à son encontre l'obligation de quitter le territoire français contestée.
7. En troisième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ".
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
9. M. A doit être regardé comme excipant de l'illégalité de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour. Pour adopter cette décision, le préfet de la Moselle a rappelé que le requérant a présenté à l'appui de sa demande un passeport malien en cours de validité, une carte d'identité consulaire, un extrait de jugement supplétif, une copie intégrale d'acte de naissance, un extrait d'acte de naissance ainsi qu'un certificat de nationalité malienne. Le préfet a relevé que, dans un rapport du 13 juin 2023, le correspondant fraude de la préfecture de la Moselle a indiqué que l'extrait de jugement supplétif produit était démuni de valeur probante, et que plusieurs incohérences avaient été relevées sur l'acte de naissance produit et sur l'extrait d'acte de naissance. Le préfet a également mentionné que, pour cette raison, l'intégralité des documents produits par M. A ont été transmis aux services de la police aux frontières et que, selon un rapport d'examen technique établi le 19 juin 2023 par ces services, le jugement supplétif était dépourvu de force probante, l'acte de naissance et son extrait étaient des faux et que le passeport et la carte d'identité consulaires obtenus sur la base de ces documents l'avaient été de manière indue. Le préfet a enfin relevé que, dans le cadre de la garde à vue de M. A, le bilan radiographique osseux réalisé le 6 juillet 2023 permettait d'établir que l'intéressé était désormais âgé d'au moins 26 ans et que, lors de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance en 2018, il avait atteint au moins l'âge de 21 ans.
10. Pour contester ces faits, M. A se prévaut de la grosse du jugement supplétif, qui permettrait selon lui d'attester de l'authenticité du jugement supplétif remis en cause par le préfet, ainsi que, par voie de conséquence, de l'authenticité de l'acte de naissance et de l'extrait de l'acte de naissance. Il soutient également de manière générale que si l'apposition d'un numéro " NINA " sur les actes de naissance maliens est exigée par une loi de 2006, cette loi n'est pas encore appliquée au Mali. Cependant, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'exposé précédemment, que le bilan radiographique osseux réalisé le 6 juillet 2023 a permis d'établir que l'intéressé était désormais âgé d'au moins 26 ans et que, lors de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance en 2018, il avait atteint au moins l'âge de 21 ans. De plus, M. A ne conteste pas l'arrêté en ce qu'il mentionne également la sonorisation d'enregistrements téléphoniques qui accréditent le motif tiré de ce qu'il a produit des faux à l'appui de sa demande de titre de séjour. A cet égard, il ressort des pièces du dossier et en particulier de son audition de garde à vue que des interceptions téléphoniques réalisées en 2022 mises en place dans le but de surveiller une autre personne mise en cause pour les mêmes faits, ont permis de constater que le requérant, qui a reconnu sa voix, sollicitait de cette personne des informations pour savoir comment corriger une fiche NINA sur un site informatique. Enfin, M. A ne conteste pas les autres irrégularités relevées qui tiennent également aux faits que l'acte de naissance communiqué comporte une date d'établissement écrite en chiffres alors qu'elle devrait figurer en toutes lettres, que la mention du jugement supplétif y est apposée dans la mauvaise rubrique ou encore que le signataire de ce document n'est pas habilité. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le préfet a considéré que les actes d'état civil dont il se prévalait étaient falsifiés et que la décision qu'il conteste est entachée d'une erreur de fait ou d'une erreur de droit.
Sur la légalité de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, cette décision comporte de manière suffisante les considérations de droit et de fait qui la fondent.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ".
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que ses documents d'état civil sont valides et qu'il ne pouvait pas, pour ce motif, être regardé comme présentant un risque de fuite. Par ailleurs, les circonstances qu'il a l'intention de quitter le territoire français ou qu'il peut justifier d'une adresse ne faisaient pas obstacle à ce que le préfet de la Moselle refuse de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que cette décision est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur d'appréciation.
Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, cette décision comporte de manière suffisante les considérations de droit et de fait qui la fondent.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".
16. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire à l'encontre de la décision contestée. Par ailleurs, s'il soutient qu'il n'a jamais fait l'objet préalablement d'une procédure d'éloignement, ce que le préfet a d'ailleurs rappelé dans sa décision, cette circonstance ne faisait pas obstacle à l'adoption de cette décision. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que cette décision est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur d'appréciation.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A à l'encontre de l'arrêté du 7 juillet 2023 du préfet de la Moselle, en tant qu'il lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : Les conclusions de la requête de M. A dirigées contre le refus de titre de séjour du 7 juillet 2023 et les conclusions accessoires à celles-ci sont renvoyées en formation collégiale.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
M. BouzarLe greffier,
C. Bohn
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026